Depuis le 1er octobre 2026, l’Assurance Maladie a fait entrer en vigueur plusieurs changements qui touchent directement le porte-monnaie et le parcours de soins des assurés. Entre la hausse du plafond des franchises médicales, l’arrivée des kinésithérapeutes dans le dispositif Mon bilan prévention et la généralisation du tiers payant pour Mon soutien psy, ces mesures se cumulent et méritent d’être détaillées poste par poste.
Des franchises médicales qui pèsent davantage
Le plafond annuel cumulé des franchises médicales et des participations forfaitaires passe de 100 à 140 euros par assuré. Concrètement, chaque catégorie voit son propre sous-plafond grimper de 50 à 70 euros par an : 1 euro par boîte de médicament, 1 euro par acte paramédical, 2 euros par consultation médicale. Le forfait de 4 euros par transport sanitaire reste inclus dans ce plafond global. Pour un foyer qui consulte régulièrement, la différence se ressent surtout en fin d’année, au moment où le plafond précédent était déjà atteint.
Mon bilan prévention s’ouvre aux kinésithérapeutes
Jusqu’ici réservé aux médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens, le dispositif Mon bilan prévention s’élargit aux masseurs-kinésithérapeutes. Cette consultation dédiée, prise en charge à 100 % sans avance de frais, s’adresse aux assurés de 18 à 25 ans, 45 à 50 ans, 60 à 65 ans et 70 à 75 ans. Elle vise à repérer tôt les facteurs de risque (sédentarité, chutes, douleurs chroniques) plutôt qu’à soigner une pathologie déjà installée, avec une attention particulière portée aux seniors via les tranches d’âge 60-65 et 70-75 ans. L’élargissement aux kinés répond aussi à une réalité de terrain : dans les zones où les déserts médicaux compliquent l’accès à un généraliste, ces professionnels sont souvent plus disponibles.
Mon soutien psy : plus besoin d’avancer les frais
Le dispositif qui permet de consulter un psychologue conventionné change également de régime. Les patients bénéficient désormais du tiers payant généralisé : sur une séance plafonnée à 50 euros, la part de 30 euros prise en charge par l’Assurance Maladie n’est plus à avancer. Reste à la charge de l’assuré, ou de sa complémentaire, les 20 euros restants — un point qui remet en lumière le rôle des mutuelles santé dans la couverture de ce type de soins, alors que les cotisations des mutuelles ont déjà tendance à augmenter chaque année.
Protections menstruelles réutilisables et médicaments en ALD
- Les protections menstruelles réutilisables (coupes, culottes) sont prises en charge pour les personnes menstruées de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, dans la limite de deux produits par an.
- Les médicaments à service médical rendu (SMR) faible ne sont plus remboursés à 100 % au seul titre d’une affection de longue durée (ALD), sauf exceptions prévues par les textes réglementaires.
Ces deux mesures, moins commentées que la hausse des franchises, modifient pourtant le reste à charge de millions d’assurés, en particulier les patients suivis sur la durée pour une maladie chronique.
Ce que cela change concrètement
Pris isolément, chaque ajustement semble modeste. Additionnés, ils redessinent l’équilibre entre ce que rembourse l’Assurance Maladie et ce que couvrent les complémentaires santé. D’un côté, l’accès à la prévention et au soutien psychologique s’améliore nettement ; de l’autre, le coût des soins courants augmente légèrement pour les gros consommateurs de soins. Un rappel utile : prendre soin de sa santé passe aussi par des gestes simples et gratuits, comme le rappelle cet article sur les bénéfices de monter les escaliers pour le cœur.
Par ailleurs, la question du reste à charge reste sensible pour les personnes en arrêt de travail prolongé, un sujet traité en détail dans notre article sur le nouveau plafonnement des arrêts maladie.
Questions fréquentes
Le plafond de 140 euros s’applique-t-il à chaque membre de la famille ?
Oui, il s’agit d’un plafond par assuré et non par foyer : chaque membre de la famille couvert par l’Assurance Maladie dispose de son propre plafond annuel de 140 euros.
Faut-il une ordonnance pour bénéficier de Mon bilan prévention chez un kiné ?
Non, cette consultation de prévention est accessible directement, sans prescription médicale préalable, aux assurés des tranches d’âge concernées.
Mon soutien psy est-il accessible sans passer par un médecin ?
Un accès direct au psychologue conventionné est possible pour les plus de 18 ans ; en dessous, une orientation par un médecin reste nécessaire selon les parcours en vigueur.
Sources
- Magnolia.fr — Remboursement santé : quels changements en octobre 2026 ?
- Medadom — 1er octobre 2026 : kiné, psy, franchises, ce qui change
- MCCI — Remboursement santé : ce qui change automne 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale























