Encore une mauvaise nouvelle pour le portefeuille des ménages : selon les projections des cabinets d’actuaires spécialisés, la hausse de l’assurance auto et habitation va se poursuivre en 2027, avec des augmentations qui dépassent largement l’inflation. Après plusieurs années déjà marquées par des cotisations en forte progression, les assurés vont devoir composer avec une nouvelle facture alourdie, et des écarts parfois spectaculaires selon les régions.
Des hausses qui creusent l’écart avec l’inflation
Les cabinets Facts & Figures et Addactis, qui publient chaque année leurs prévisions tarifaires à destination des assureurs, tablent sur une progression moyenne comprise entre 5 % et 7,5 % pour l’assurance multirisque habitation en 2027, et entre 3 % et 4,5 % pour l’assurance automobile. Concrètement, cela représente entre 20 et 25 euros hors taxes de plus par an pour un contrat habitation classique. Un rythme largement supérieur à l’inflation, mesurée à 2,4 % sur un an en France, et qui s’ajoute à des hausses déjà encaissées en 2025 et 2026.
Pour beaucoup de foyers, cette dérive tarifaire s’ajoute à d’autres postes de dépense contraints. Les cotisations de complémentaire santé suivent d’ailleurs une trajectoire comparable, comme le montre la hausse continue des cotisations de mutuelle santé observée ces dernières années, malgré les tentatives d’encadrement du législateur.
Pourquoi les assureurs relèvent leurs tarifs
Interrogée sur ces annonces, la présidente de France Assureurs, Florence Lustman, justifie ces relèvements par « la montée et l’évolution des risques » : les sinistres seraient à la fois plus fréquents, plus sévères, et plus coûteux à indemniser, notamment sous l’effet de la hausse du prix des matériaux et des prestations de réparation. La fédération professionnelle chiffre à 5,1 milliards d’euros le coût des événements naturels supportés par les assureurs sur la seule année 2025, et anticipe une charge cumulée de 143 milliards d’euros liée à ces événements entre 2020 et 2050.
- Multiplication des épisodes de sécheresse et du retrait-gonflement des argiles, qui fragilise les fondations
- Fréquence accrue des tempêtes et des épisodes de grêle
- Hausse du coût des pièces détachées et de la main-d’œuvre dans le bâtiment et la réparation automobile
- Vol et dégradations en légère progression dans plusieurs bassins urbains
Des écarts très marqués selon les régions
Toutes les zones du territoire ne seront pas logées à la même enseigne. Dans les secteurs les plus exposés au retrait-gonflement des argiles ou aux tempêtes, les hausses de cotisation pourraient atteindre jusqu’à 18 % selon Facts & Figures, contre 5 à 6 % en moyenne nationale. Cette géographie du risque climatique se superposera à d’autres facteurs locaux, comme le coût de reconstruction ou la sinistralité automobile propre à chaque département, renforçant les inégalités déjà visibles sur d’autres postes du budget logement, à l’image des écarts de prix observés lors d’un déménagement selon les villes.
Comment limiter la facture
Face à cette trajectoire, plusieurs leviers restent à la disposition des assurés pour amortir le choc :
- Comparer les offres chaque année grâce à la loi Hamon, qui permet de résilier un contrat auto ou habitation à tout moment après un an d’engagement
- Revoir le niveau de franchise choisi, parfois trop bas au regard du risque réel
- Vérifier les garanties redondantes avec d’autres contrats (carte bancaire, assurance des emprunteurs, garanties liées au logement)
- Anticiper les travaux de prévention (diagnostic, renforcement) qui peuvent être valorisés par l’assureur, un sujet proche des critères examinés pour le diagnostic de performance énergétique des logements
Ces arbitrages sur les contrats d’assurance s’inscrivent plus largement dans une gestion serrée du budget des ménages, au même titre que le suivi de l’épargne réglementée et de son rendement, dans un contexte où chaque poste de dépense compte.
Questions fréquentes
Pourquoi l’assurance habitation augmente-t-elle plus vite que l’assurance auto ?
Parce que les sinistres climatiques (sécheresse, tempêtes, inondations) pèsent proportionnellement plus lourd sur les contrats habitation que sur les contrats auto, dont la sinistralité dépend davantage du trafic et du coût des pièces détachées.
Peut-on résilier son contrat pour éviter la hausse ?
Oui, la loi Hamon autorise la résiliation à tout moment après la première année de contrat, sans frais ni pénalité, ce qui permet de comparer les offres et de changer d’assureur si une hausse est jugée excessive.
Toutes les régions sont-elles concernées de la même façon ?
Non, les zones les plus exposées au retrait-gonflement des argiles ou aux tempêtes peuvent connaître des hausses allant jusqu’à 18 %, contre 5 à 6 % en moyenne nationale pour l’habitation.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


















