À compter du 1er août 2026, le rendement de votre épargne de précaution évolue. Le taux du Livret A passe de 1,5 % à 1,70 %, une revalorisation qui concerne près de 57 millions de détenteurs en France. Derrière ce chiffre en apparence modeste se cache un mouvement d’ensemble sur toute l’épargne réglementée. Voici, concrètement, ce que cette hausse change pour votre portefeuille et comment en tirer parti.
Livret A à 1,70 % : ce qui bouge vraiment le 1er août
Le nouveau taux du Livret A s’établit à 1,70 % net, soit une progression de 0,20 point. Le LDDS (Livret de développement durable et solidaire), toujours calé sur le Livret A, affiche le même rendement. Ces deux produits restent totalement défiscalisés : aucun impôt ni prélèvement social ne s’applique sur les intérêts versés, ce qui reste leur atout majeur face aux livrets bancaires classiques.
Cette revalorisation n’est pas un « coup de pouce » politique. Les pouvoirs publics et la Banque de France ont choisi d’appliquer strictement la formule légale, fondée sur l’inflation et les taux interbancaires à court terme. Le relèvement s’explique surtout par le retour de l’inflation au premier semestre 2026, en moyenne à 1,52 %, contre 0,88 % au second semestre 2025.
Les autres livrets aussi revalorisés
La hausse ne se limite pas au Livret A. Plusieurs produits suivent le mouvement, chacun selon sa propre logique :
- LEP (Livret d’épargne populaire) : maintenu à 2,50 %, alors que la formule aboutissait à 2,20 %. Réservé aux revenus modestes, il reste le placement sans risque le mieux rémunéré.
- CEL (Compte épargne logement) : relevé de 1 % à 1,25 %.
- Livret Jeune : les banques qui l’alignent sur le Livret A doivent le porter à au moins 1,70 %.
- LDDS : identique au Livret A, soit 1,70 %.
Le LEP mérite une attention particulière : l’écart avec le Livret A se réduit à 0,80 point, mais son rendement supérieur et sa défiscalisation en font un réflexe à privilégier pour les foyers éligibles. Un point utile à intégrer dans votre gestion du budget au quotidien.
Combien cela rapporte concrètement ?
Prenons un exemple simple. Sur un Livret A garni de 10 000 euros, le passage de 1,5 % à 1,70 % représente environ 20 euros d’intérêts supplémentaires sur une année pleine, soit 170 euros au total contre 150 auparavant. Le gain reste limité, mais il s’ajoute à un placement liquide, garanti et sans frais. Pour une épargne de précaution, ce trio disponibilité-sécurité-défiscalisation demeure difficile à battre.
Attention toutefois : avec une inflation autour de 1,5 %, le rendement réel du Livret A frôle l’équilibre. Il protège votre pouvoir d’achat sans réellement l’accroître. Pour une épargne de long terme, d’autres pistes comme l’assurance-vie ou l’investissement immobilier gardent leur intérêt, au prix d’un risque ou d’une immobilisation plus élevés.
Faut-il agir avant ou après le 1er août ?
Bonne nouvelle : aucune démarche n’est nécessaire. Le nouveau taux s’applique automatiquement à tous les livrets existants, sans intervention de votre part. Si vous hésitez à ouvrir un LEP et que vous y êtes éligible (selon votre revenu fiscal de référence), c’est le moment d’en profiter : c’est la meilleure rémunération sans risque du marché. Les épargnants proches de la retraite, souvent attachés à la sécurité, ont tout intérêt à vérifier leur éligibilité au LEP auprès de leur banque.
Questions fréquentes
Quel est le nouveau taux du Livret A au 1er août 2026 ?
Le Livret A passe de 1,5 % à 1,70 % net, un taux identique à celui du LDDS. La revalorisation s’applique automatiquement, sans démarche de la part des épargnants.
Pourquoi le LEP reste-t-il à 2,50 % ?
La formule de calcul donnait 2,20 %, mais la Banque de France a proposé de maintenir le LEP à 2,50 % pour préserver le pouvoir d’achat des ménages modestes. Il demeure le placement réglementé le mieux rémunéré.
Le rendement du Livret A dépasse-t-il l’inflation ?
Avec une inflation autour de 1,5 % au premier semestre 2026 et un taux à 1,70 %, le rendement réel est légèrement positif. Le Livret A protège votre épargne sans l’augmenter fortement : il reste avant tout un outil de précaution.














