Depuis le 1er juillet 2026, le paysage des plateformes d’échange de cryptomonnaies en France a profondément changé. Le régime transitoire qui permettait aux prestataires enregistrés sous l’ancien statut PSAN d’exercer sans agrément européen a pris fin, obligeant chaque acteur à obtenir une autorisation MiCA (Markets in Crypto-Assets) pour continuer à opérer légalement dans l’Union européenne. Résultat : près d’un tiers des plateformes présentes sur le marché français ont disparu ou cessé leur activité faute d’agrément.
Un tri sévère parmi les plateformes
Selon les chiffres relayés par le média spécialisé Journal du Coin, la France comptait 117 prestataires enregistrés sous l’ancien statut PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques). Seuls 83 d’entre eux ont obtenu l’agrément MiCA délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF), le nouveau standard européen unique pour les prestataires de services sur crypto-actifs, désormais appelés CASP (Crypto-Asset Service Provider). Environ 30 % des acteurs historiques du marché français ont donc disparu du paysage réglementé.
L’AMF elle-même a rappelé, dans une communication officielle, que la période transitoire permettant aux prestataires de continuer à fournir des services de crypto-actifs sans autorisation MiCA s’est achevée le 1er juillet 2026. Les plateformes n’ayant pas obtenu leur agrément doivent désormais cesser leur activité ou présenter à leurs clients un plan de cessation ordonnée.
Ce que cela change concrètement pour les détenteurs de cryptos
Pour un particulier détenant des actifs numériques, la vigilance est de mise. Une plateforme qui a perdu son statut ne peut plus légalement proposer ses services aux résidents européens, ce qui peut compliquer l’accès aux fonds ou aux transactions en cours. Le média MoneyVox recommande ainsi de vérifier, avant toute opération, que sa plateforme figure bien sur la liste des prestataires agréés publiée par l’AMF.
- Vérifier le statut CASP/MiCA de sa plateforme sur le registre de l’AMF avant tout nouveau dépôt.
- Anticiper un éventuel transfert de fonds si le prestataire utilisé a perdu son agrément.
- Conserver les preuves de transactions, utiles en cas de litige ou de procédure de cessation d’activité.
Un cadre fiscal également renforcé
Ce grand tri réglementaire s’accompagne d’un autre changement entré en vigueur en janvier 2026 : le dispositif DAC8, qui impose désormais aux plateformes crypto agréées de déclarer automatiquement les transactions de leurs clients à l’administration fiscale. Cette transmission automatisée, comparable à ce qui existe déjà pour les comptes bancaires classiques, marque la fin de l’opacité fiscale qui entourait une partie du marché des actifs numériques. Les détenteurs de cryptomonnaies ont donc tout intérêt à s’assurer que leurs déclarations de revenus intègrent correctement leurs gains, sous peine de redressement, un sujet qui relève aussi du droit fiscal et patrimonial au sens large, proche des problématiques traitées en finance et crédit.
Un marché qui se professionnalise
Loin d’être un simple durcissement administratif, cette bascule réglementaire vise à harmoniser les règles du jeu à l’échelle des 27 États membres et à renforcer la protection des épargnants. Les plateformes agréées CASP doivent désormais respecter des exigences strictes en matière de transparence, de séparation des avoirs clients et de gestion des risques. Pour le grand public, cela doit se traduire par davantage de garanties, au prix d’une offre de plateformes plus resserrée qu’auparavant.
Questions fréquentes
Comment savoir si ma plateforme crypto est toujours autorisée en France ?
Il faut consulter le registre des prestataires agréés publié par l’AMF, qui liste les plateformes ayant obtenu le statut CASP au titre du règlement MiCA.
Que se passe-t-il si ma plateforme n’a pas obtenu l’agrément MiCA ?
Elle doit cesser son activité en France et en Europe, ou proposer à ses clients un plan de cessation ordonnée permettant de récupérer leurs avoirs.
Le dispositif DAC8 concerne-t-il tous les détenteurs de cryptomonnaies ?
Il concerne les transactions réalisées via des plateformes agréées, qui doivent désormais transmettre automatiquement ces informations à l’administration fiscale.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale














