Une pépite française du calcul quantique vient de franchir une étape inédite pour le secteur technologique tricolore : la société Pasqal, spécialiste des ordinateurs quantiques à atomes neutres, a fait son entrée à la Bourse de New York fin août 2026. Une opération qui place, pour la première fois, une entreprise quantique française sur le Nasdaq, et qui relance le débat sur le financement de la souveraineté technologique en Europe.
Une entrée en Bourse par fusion avec un SPAC
Plutôt qu’une introduction en Bourse classique, Pasqal a choisi la voie de la fusion avec une société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC), Bleichroeder Acquisition Corp II. Cette opération, annoncée dès mars 2026, a été finalisée le 28 août : les actions de la nouvelle entité, Pasqal Holding SA, se sont mises à coter sous le symbole PSQL. Dès la première séance, le titre s’est envolé de plus de 70 % en cours de séance avant de refluer pour clôturer en nette hausse, un accueil que peu d’acteurs du calcul quantique ont connu jusqu’ici sur les marchés américains.
Des chiffres qui traduisent l’ambition
La fusion valorise l’ensemble avant apport de capitaux frais à environ 2 milliards de dollars. L’opération a permis de dégager environ 360 millions de dollars de trésorerie fraîche, destinés à financer la montée en puissance de la production de processeurs quantiques et la poursuite des recherches vers un calcul quantique tolérant aux erreurs, l’un des principaux verrous technologiques du secteur. Pour une entreprise qui a généré 16,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, la levée représente un effet de levier considérable.
Fait notable pour l’écosystème français : Bpifrance, actionnaire historique de Pasqal depuis une première subvention de 60 000 euros à ses débuts, reste présent au capital et au conseil d’administration de la structure cotée. La société a par ailleurs annoncé son intention de conserver son centre de gravité en France, avec un projet de double cotation ultérieure sur Euronext Paris.
Pourquoi cette opération compte pour la tech française
Le calcul quantique à atomes neutres, technologie développée par Pasqal, mise sur des atomes individuels piégés par laser pour effectuer des opérations que les ordinateurs classiques ne peuvent réaliser efficacement. Le co-fondateur de l’entreprise, le physicien Alain Aspect, a reçu le prix Nobel de physique 2022 pour ses travaux sur l’intrication quantique, un des fondements théoriques de cette informatique de rupture.
Cette cotation intervient alors que le financement des deeptechs européennes reste un point de friction récurrent face aux capitaux disponibles aux États-Unis. En choisissant le Nasdaq tout en revendiquant son ancrage français, Pasqal trace une voie hybride qui sera scrutée par d’autres start-up du secteur, à l’heure où la formation d’ingénieurs spécialisés en physique quantique devient elle-même un enjeu de compétitivité.
Ce qu’il faut retenir
- Pasqal cote sur le Nasdaq depuis le 28 août 2026 sous le symbole PSQL, via fusion avec un SPAC.
- La valorisation ressort à environ 2 milliards de dollars, avec 360 millions de dollars de trésorerie apportée.
- Bpifrance reste actionnaire ; une double cotation sur Euronext Paris est annoncée pour la suite.
- Les fonds financeront la production de processeurs et la recherche vers un calcul quantique tolérant aux erreurs.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un ordinateur quantique à atomes neutres ?
Il s’agit d’une architecture de calcul quantique qui utilise des atomes individuels maintenus en place par des pinces optiques laser pour coder et manipuler l’information, une approche que Pasqal développe depuis sa création en 2019.
Pourquoi passer par un SPAC plutôt qu’une introduction en Bourse classique ?
La fusion avec une société d’acquisition à vocation spécifique permet une cotation plus rapide qu’une introduction en Bourse traditionnelle, une voie déjà empruntée par d’autres entreprises technologiques en forte croissance ayant besoin de capitaux importants dans des délais courts.
Pasqal reste-t-elle une entreprise française ?
Oui : le siège opérationnel et les équipes de recherche et développement demeurent basés en France, et l’entreprise a annoncé vouloir procéder ultérieurement à une double cotation sur Euronext Paris, en plus de sa cotation new-yorkaise.
Sources
Pour prolonger la lecture, l’essor de l’intelligence artificielle continue lui aussi de rebattre les cartes pour les PME françaises, tandis que du côté des moteurs de recherche, les résumés génératifs de Google bousculent la visibilité des sites web. Sur le terrain plus classique du financement, la même période a vu le crédit immobilier se tendre sous l’effet de la remontée des taux, un rappel que lever des capitaux, qu’ils soient boursiers ou bancaires, reste un exercice sous contrainte.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


















