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10 260 postes d’internes en médecine : un niveau historique pour lutter contre les déserts médicaux

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Jeunes internes en médecine en blouse blanche dans un couloir d'hôpital
Temps de lecture :2 Minutes, 51 Secondes

Le ministère de la Santé a annoncé l’ouverture de 10 260 postes d’internes en médecine pour la promotion qui débutera en novembre, contre 8 919 l’an dernier. Cette hausse de 15 %, qualifiée de « progression historique » par le gouvernement, représente 1 341 postes supplémentaires et doit permettre de renforcer l’offre de soins dans les spécialités en tension comme dans les territoires les plus touchés par les déserts médicaux.

Un effet concret de la fin du numerus clausus

Cette progression est présentée par le gouvernement comme l’un des premiers effets concrets de la suppression du numerus clausus, décidée en 2019 dans l’objectif de former davantage de médecins. Le nombre de postes ouverts aux épreuves classantes nationales augmente ainsi mécaniquement, à mesure que les promotions issues de la réforme des études de santé arrivent en fin de second cycle.

Concrètement, chaque poste supplémentaire correspond à un futur praticien qui, une fois son internat achevé, viendra grossir les rangs des médecins généralistes ou spécialistes en exercice, avec un décalage de plusieurs années avant un impact réel sur le terrain.

Les spécialités qui bénéficient le plus de la hausse

Certaines disciplines connaissent une progression particulièrement marquée du nombre de postes ouverts :

  • Dermatologie : 130 postes, soit +25 % par rapport à l’an dernier
  • Pédiatrie : 468 postes, +20,3 %
  • Gynécologie-obstétrique : 275 postes, +20,1 %
  • Médecine d’urgence : 545 postes, +19,8 %
  • Gériatrie : 212 postes, +19,8 %
  • Médecine cardiovasculaire : 232 postes, +19,6 %
  • Psychiatrie : 665 postes, +18,1 %

Ce choix reflète les tensions démographiques identifiées par les autorités sanitaires : vieillissement de la population pour la gériatrie et la cardiologie, saturation des urgences, ou encore délais d’attente croissants en pédopsychiatrie et en dermatologie.

Un rééquilibrage territorial assumé

Au-delà des spécialités, le gouvernement met en avant un effort ciblé sur les territoires en difficulté d’accès aux soins. Le Centre-Val de Loire voit son nombre de postes progresser de 18 % par rapport à l’an dernier, la Nouvelle-Aquitaine de 15,7 % et les Hauts-de-France de 14,7 %. L’objectif affiché est de pousser une partie des futurs internes à effectuer leur stage, puis potentiellement leur installation, dans des régions historiquement moins dotées en médecins.

Ce mécanisme reste toutefois indirect : rien n’oblige un interne formé dans une région à s’y installer une fois son diplôme obtenu. Les acteurs de terrain, notamment dans les zones rurales, continuent donc de miser en parallèle sur des dispositifs locaux d’attractivité (aides à l’installation, maisons de santé pluriprofessionnelles) pour transformer l’augmentation du nombre de médecins formés en présence effective sur leur territoire.

Questions fréquentes

Combien de postes d’internes en médecine sont ouverts pour la nouvelle promotion ?

10 260 postes sont ouverts, contre 8 919 l’année précédente, soit une hausse de 15 % et 1 341 postes supplémentaires.

Quelles spécialités médicales bénéficient le plus de cette hausse ?

La dermatologie (+25 %), la pédiatrie (+20,3 %), la gynécologie-obstétrique (+20,1 %) et la médecine d’urgence (+19,8 %) figurent parmi les spécialités les plus renforcées.

Cette hausse va-t-elle résoudre les déserts médicaux ?

Elle constitue un levier à moyen terme : le gouvernement cible en priorité les régions en difficulté d’accès aux soins, mais l’installation effective des futurs médecins dans ces territoires dépendra aussi des dispositifs locaux d’attractivité.

Pour aller plus loin, retrouvez nos articles sur la santé et la médecine, sur les formations et débouchés dans le secteur de la santé, ainsi que nos conseils de vie pratique au quotidien.

Sources

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