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Médias
Le passage numérique annoncé pour 2015
L’équipe de coordination de la migration de l’analogie au numérique a donné une conférence de presse hier à Yaoundé.

Les experts du ministère de la Communication sont optimistes. Selon eux, l’opération de migration du signal de la radio et de la télévision de l’analogique au numérique va conduire à une reconfiguration des métiers et des outils de productions dans ce secteur. En réponse aux exigences des institutions internationales concernées par le processus, notamment l’Union internationale des télécommunications (Uit), le Cameroun a arrêté l’année 2015 comme date butoir au passage au tout numérique dans la radiodiffusion et la télévision. D’où la mise sur pied d’un comité national de supervision de la migration de la radiodiffusion analogique au numérique placé sous l’autorité du secrétariat général des services du Premier ministre et dont la mission va consister à évaluer les enjeux les défis, les attentes et les perspectives de ce processus. «La technologie analogique à l’opposé de la numérique présente beaucoup de limites ; avec elle l’on assiste à une grande consommation des fréquences et d’énergie, au manque de flexibilité dans l’exploitation et surtout à la faiblesse de la qualité des services et produits», explique Mezom Melouta, chef de la division des technologies de l’information et de la communication au ministère de la Communication.

Les avantages de la technologie numérique présentés hier aux hommes de média, laissent entrevoir une grande marge d’opportunités. Par définition, «le numérique est le transport du son et de l’image, de l’émission à la réception, en les découpant d’abord en petits morceaux, avant de les reconstituer à l’arrivée». «Grâce à ce processus, l’on peut sur une seule fréquence, disposer de plusieurs stations de radios qui émettent ; ce qui n’est pas possible avec la technologie actuelle», souligne Mezom Melouta. Seulement, en dehors des médias de service public, les équipements analogiques actuellement utilisés dans les organes audiovisuels privés, n’ont pas encore été amortis.
Ce qui risque de ralentir au Cameroun ce vaste mouvement migratoire technologique engagé dans tout le continent. «On ne va pas forcer les opérateurs à aller vers cette technologie ; il s’agit de les sensibiliser sur ses bienfaits, ses avantages et son originalité», indique Wakata Bolvine, coordonnateur du secrétaire technique du comité national de supervision.


A côté de ces investissements, le réaménagement du cadre juridique et de l’environnement institutionnel du paysage de la communication du pays s’avère indispensable. «Avec le numérique, de nouveaux médias et modes de diffusion vont émerger comme la diffusion de la télévision sur téléphone portable. Ce qui va accroître le nombre de licences audiovisuelles à délivrer», indique le chef de la division des technologies de l’information et de la communication.

Source: Mutations

 
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