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3 – Ngwe’ yii bà mbà ndoh, o bà tok si’ ntùtok
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Si votre village n’est constitué que des pierres, il faut
toujours le creuser, il faut toujours aimer son pays natal ;
le creuser, le cultiver « le bêcher, le fouiller et ne laisser
aucun endroit où la main ne passe et repasse » Si vous n’y
habitez pas, il faut souvent le visiter, assister à toutes
les réunions qui concourent à son développement. En un mot
ce proverbe recommande de ne ménager aucune aide, aucun effort
pour la grandeur de son terroir.
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4 – Nsisi mujwie si’ njà’ko’ bà |
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Les urines de la femme ne traversent jamais l’escalier. Bon
à savoir (B.A.S.) Ici l’escalier n’est pas le genre qu’on
trouve maçonné pour accéder à la maison à partir de la fondation.
Il s’agit de deux morceaux de bois solide posés obliquement
sur chaque côte de la clôture avec les traverses en forme
d’échelle pour aller d’un côté à l’autre. En pays Bamiléké,
quand le chemin traverse le champ de vivres, ces clôtures
sont des vrais obstacles à une marche rapide à cause de petits
bétails qu’on laisse divaguer.
Par ce proverbe, on veut donc dire que , quelle que soit
l’évolution de la femme, elle ne peut faire certaines choses
qui relèvent exclusivement de la compétence de l’homme. Il
y a un proverbe chinois qui dit : « la plus douée, la plus
habile des filles ne vaut pas un garçon, même contre fait »
on peut ainsi dire que, malgré la libération de la femme,
conséquence de son émancipation, son rôle primordial d’après
nos ancêtres, reste le ménage et la maternité.
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5 – O si lah nkwele’ ko nteuh nta’
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Ne faites jamais de promesse à la réunion avec un régime
de bananes plantins qui est en brousse (qui n’est pas dans
votre champ) ; n’ayez pas confiance à quelqu’un, tant que
ce qu’il vous a promis est encore entre ses mains. Il peut
ne pas respecter son engagement. Le régime de bananes plantains
en brousse peut être coupé par n’importe quel aventurier qui
le découvre en premier lieu. Nous retrouvons encore pour conclure
les chinois qui disent : « ne comptez pas sur quelqu’un ;
il mourra. Ne vous appuyez pas sur la branche, elle se cassera. »
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6 – Ngweewen mà pomgap yi khùa’ ken njuvie ngop làhyi nsà’
tom mù là. |
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La jeunesse est un œuf d’où sortira un coq ou une poule ;
quand l’enfant est encore petit, on ne sait quel caractère
de citoyen il aura dans l’avenir ; honnête homme ou voleur,
assassin ou paisible citoyen ? C’est encore douteux.
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7
- Ndùà si tchà'si mbà ndùà
pie |
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La famille dont les membres ne se rendent pas mutuellement
visite est une famille qui s'éteindra ; pour que l'homme
se multiplie sur la terre et s'étende de génération
en génération il faut qu'il y ait l'entente
entre les membres de toutes les familles. Il faut se fréquenter
car la solitude favorise la disparition des liens familiaux
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8
- Nthi mbùà o kà zi ,kùnken là,
o zi ntswe' |
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Au lieu de donner naissance à un sot, mieux vaut enfanter
un voleur ; c'est toujours regrettable d'avoir dans la famille,
un membre qui ne jouit pas des facultés mentales.
La Fontaine a dit : " mieux vaut un ennemi sage qu'un
ami ignorant ".
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8
- L'oiseau ne vole pas la nuit |
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Sak si' ndak ntù' bà
chaque action doit se passer dans un moment convenable.
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10
- Pour certain genre de satiété, mieux vaut rester affamé |
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Nthi mo' viat, a ba njieku'u
Certaine situation (possession ou avantage quelconque) sont
de véritables ennuis ; parfois même des malheurs si bien qu'on
aimerait rester pauvre pour être tranquille. Comme s'il connaissait
ce proverbe, un écrivain disait : « Mieux vaut à Cadoline
rire en mangeant l'olive que pleurer à Paris, en mangeant
des perdrix »
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- On n’essuie pas sa main à terre après avoir oint le dos du
chef |
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Wen si’ nsi’ nkuu fù nshù pu i sie pà
Tout travail, si petit soit-il, donne un gain convenable
dont on se jouit avec satisfaction. B.A.S. le produit avec
lequel on essuie le dos du chef, n’est autre chose que l’huile
de palme. Il y aura certainement un peu du reste que celui
qui a eu l’honneur d’embaumer le chef prendra pour s’en servir.
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12
- Quand cela touche un prince, on passe avec lui derrière la
chefferie |
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A tam men fù, po li i ntoh mà njam nno' ; ntam men wen nehe,
po li i ntoh mà titee
Quand c'est le fils d'un habitant, on le conduit à la place
publique ; on peint ici l'injustice, l'inégalité sociale qui
existe entre les hommes que Dieu a créés égaux entre eux.
Cette pratique est monnaie courante dans la société camerounaise.
La Fontaine dit à ce sujet : << Selon que vous soyez puissant
ou misérable, les jugements de cours vous rendront blanc ou
noir".
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