| Economie
Aes-Sonel
: Entre délestages, augmentation du prix du kilowatt/heure
et grogne des employés
Depuis le 06 janvier dernier,
une grande partie du Cameroun vit à l'heure des
délestages. Une situation dramatique pour de
nombreux ménages qui devront aussi affronter
une hausse du prix du kilowatt/heure dans les prochains
jours. En effet, l'Aes-Sonel vient de confirmer l'augmentation
des coûts de l'électricité. Ainsi,
le coût du kilowatt/heure passe de50 à
52,65 francs Cfa pour les consommation dite de la "
tranche sociale " (inférieures ou égales
à 110 kwh). Au-delà de cette tranche,
le prix du kilowatt/heure passe de 64 à 67,39
francs Cfa. La location et l'entretien des compteurs
et disjoncteurs connaît également une augmentation.
De 1,1 à 5,5 ampères sur les compteurs
monophasés (deux fils), les clients de l'Aes-Sonel
payeront désormais 668 francs Cfa. De 6,6 à
13,2 ampères, les clients payeront 836 francs
Cfa. Les abonnés détenteurs des compteurs
triphasés (quatre fils), quant à eux,
devront désormais débourser1584 francs
Cfa pour 6,6 ampères, 1927 francs Cfa pour 16,5
et 19,8 ampères, 2051 francs Cfa pour26,4, 33
et 39,6 ampères et 7084 francs Cfa pour 66 ampères.
Interrogé par un
confrère au sujet de cette augmentation, Monsieur
Ndouga Hell, Directeur général de l'Agence
de régulation du secteur de l'Electricité
(ARSEL) affirme que l'augmentation tarifaire opérée
par l'Aes Sonel est une obligation contractuelle qui
résulte des disposition des articles 5 et 2 du
contrat cadre de concession et de licence et de son
cahier de charge, signés le 18 juillet 2001 entre
le gouvernement et la Sonel. Avant de conclure "
qu'à ARSEL, l'on est conscient du fait que la
période que nous vivons n'est pas propice au
réajustement tarifaire ".
Dans un autre contexte,
de sources généralement bien informées
indiquent qu'une vive tension sociale prévaut
en ce moment à l'intérieur de l'entreprise.
A l'origine, certains cadres se sentent marginalisés
et accusent la direction de l'Aes-Sonel de ségrégations
sur de bases linguistiques. Ce que celle-ci rejette
en bloc.
SNEC
: la privatisation fait-elle peur ?
Bien qu'écarté de la société
nationale des eaux du Cameroun (Snec), son ancien directeur,
Clément Obouh Fegue n'a pas changé sa position sur la
privatisation de cette société en cours de privatisation.
Selon lui, les 4 ou 5 milliards que propose l'actuel
adjudicateur provisoire sont insignifiants par rapport
au niveau d'investissement actuel qui est de l'ordre
de 240 milliards de francs Cfa. " Non ", retorque Basile
Atangana Kouna, l'actuel administrateur provisoire pour
qui le niveau d'investissement sur le quel le repreneur
s'engage est plus important : Non seulement les 1400
employés ne perdront pas leurs emplois, il est aussi
important de ne pas perdre de vue que la dette de l'entreprise
s'élève à 1300 milliards de francs Cfa. Ces deux positions
antagonistes ont incontestablement un effet négatif
sur l'évolution du processus de privatisation de la
Snec. Car, de l'avis des experts, malgré la pression
de la Banque mondiale, la finalisation de ce processus
piétine.
Fraude
douanière au Port de Douala : Des conteneurs sortis
avec de faux documents
Alors que, de concert avec
la communauté internationale, le Cameroun célèbre
la journée internationale de la douane, un scandale
éclate au Port de Douala, mettant en accusation
les douaniers.
De sources généralement
bien informées, une importante quantité
de conteneurs serait frauduleusement sortis du Port
de Douala. Des douaniers, des transitaires et certains
hommes d'affaires seraient impliqués dans ce
réseau qui aurait contribué à a
distraction de près de 2000 conteneurs, à
en croire nos sources. Toutefois, d'autres sources relativisent
les choses et parlent plutôt de 200 conteneurs
environ. Toutes s'accordent tout de même à
reconnaître que ces conteneurs sont frauduleusement
sortis du port. Un inspecteur de douane serait même
déjà aux arrêts et plus de vingt
autres seraient actuellement recherchés par la
gendarmerie. Répondant à quelques questions
sur le sujet, Goni Mal Adji, le directeur des douanes,
estime qu'il est très tôt de dire quoique
ce soit sur cette affaire, d'autant plus que les investigations
internes sont toujours en cours. Au terme de celles-ci,
les inspecteurs de douane qui auront signé de
fausses déclarations seront logiquement poursuivis,
a en croire le directeur de douane qui a d'ailleurs
profité de cette occasion pour dire qu'un nouveau
système de contrôle a été
mis en place.
Même si, d'une manière
générale, les autorités de la douane
ne contestent pas l'information publiée par un
confrère paraissant à Douala, ils souhaitent
aussi que la presse, s'intéressent aussi aux
impôts dont les cadres mènent aussi une
vie largement au-dessus de leurs revenus.
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