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Economie
MISSION
DU FMI AU CAMEROUN
Un enjeu de près
de 1100 milliards
Arrivée vendredi
dernier, la mission conjointe FMI-BM évalue la
troisième année du programme économique
et financier du gouvernement. Les dernières évaluations
n'ont été pas satisfaites. Les bailleurs
de fonds qui avaient rejeté la copie de Michel
Meva'a M'Eboutou.
Conduite par Richard Randriamaholi,
la mission conjointe du Fonds monétaire international
(Fmi) et de la Banque mondiale a rencontré, vendredi
dernier le ministre des Finances et du Budget, M. Michel
Meva'a M'Eboutou, ainsi que son homologue des affaires
économiques, de la programmation et de l'aménagement
du territoire, M. Martin Aristide Okouda. Au menu :
l'évaluation de la troisième année
du programme économique et financier du gouvernement,
appuyé par la Facilité pour la réduction
de la pauvreté et la croissance (FRPC) du FMI.
Le gouvernement du Cameroun et les institutions de Brettons
Wood feront le point de l'élaboration du Document
complet de la stratégie de réduction de
la pauvreté (DRSP) pendant les deux prochaines
semaines sur la base de la mouture élaborée
par les autorités camerounaises et qui sera remise
aux experts du FMI. L'admission du Cameroun au point
d'achèvement de l'initiative en faveur des pays
pauvres très endettés, constituera un
des points de discussion avec la mission du FMI.
A ce sujet, le gouvernement
camerounais ne part pas favori. Car, selon certaines
sources, la copie présentée lors de la
dernière mission d'évaluation aurait été
rejetée par les experts des institutions de Brettons
Wood. A l'origine, les performances économiques
du Cameroun et les relations tumultueuses avec le FMI
au sujet de certains dossiers brûlants comme la
poursuite de l'assainissement des finances publiques
et la bonne exécution du programme de privatisation.
" La mission est chargée de faire avec les
autorités camerounaises, le point sur les différents
programmes soutenus par le FMI. Nos discussions porteront
sur le contenu des documents qui nous seront remis dans
les jours qui viennent. Ce document doit refléter
tous les aspects qui concernent le cadre macroéconomique
à moyen et long termes. C'est un aspect sur lequel
le FMI discute avec le gouvernement pour donner son
appréciation et voir quelle est la compatibilité
de ce cadre par rapport au programme de la Facilité
pour la réduction de la pauvreté et la
croissance (FRPC). Nous suivons également les
reformes structurelles, notamment dans le cadre de la
bonne gouvernance ", a expliqué M. Richard
Randriamaholi dans un entretien accordé au quotidien
gouvernemental.
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