"La corruption est en train de détruire notre pays. Elle détruit notre économie. elle détruit notre vie sociale, elle détruit surtout nos consciences".
Ainsi parlaient les évêques du Cameroun dans leur "Lettre pastorale aux chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté sur la corruption" en septembre 2000.
Il faut dire qu'en 1998 et 1999 déjà, Transparency International classait le Cameroun comme le pays le plus corrompu sur quatre-vingt-dix-neuf pays enquêtés. C'est dire si ce fléau est grave et que le besoin d'agir est urgent. Mais que peuvent faire les organisations de la Société Civile?
Peut-être le mieux pour elles sera de commencer par balayer devant leur propre porte. Les organisations de la société civile sont-elles en effet toujours aussi transparentes que cela?
Depuis mars 1999, une dizaine d'ONGs et de projets d'Eglises au Cameroun se sont dotés d'un
code de conduite afin de promouvoir en leur sein et autour d'eux la lutte contre la corruption. Ce site aimerait présenter, outre le code lui-même et ses signataires, divers outils pour favoriser la transparence dans la société camerounaise.