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>>   AGENDA Mouvements sociaux: Les taximen camerounais entrent en grève dès lundi 31 janvier. La Fédération nationale des syndicats de chauffeurs professionnels du Cameroun explique que cette grève de deux jours vise à donner un signal fort au gouvernement qui tarde à accéder à leurs doléances. Celles-ci portent, entre autres, sur les abus consécutifs aux tracasseries policières.
 

Les premières réactions face au DSRP
                         

                          Depuis décembre 2002, datte à laquelle le Gouvernement du Cameroun a transmis le projet de DSRP aux représentants de la société civile, aux opérateurs économiques du secteur privé, aux bailleurs de fonds et aux administrations publiques, plusieurs réactions critiques ont déjà pu s'exprimer. Bon nombre de ses remarques ont d'ailleurs pu être pris en compte dans la version définitive.

Les premières réactions de la Société Civile Camerounaise

                         Réunis a Ombé du 16 au 19 décembre 2002 sur l'invitation de la GTZ (Coopération technique allemande) et la Fondation FEMEC - Club de Yaoundé, les organisations de la Société Civile ont pris connaissance du projet de DSRP et fait quelques constats et remarques. Les résultats de cet atelier peuvent être téléchargés en format RTF (pour Word).
                         C'est ainsi que les participants de l'atelier de Ombé ont souligné, comme l'un points faibles du DSRP, le manque de cohérence des différents secteurs. Pour eux, on a l'impression qu'il s'agit plutôt de plans et moins de stratégies. Les participants ont aussi critiqué l'analyse insuffisante des structures engendrant la pauvreté. La distinction entre les causes et les facteurs de détermination de la pauvreté est aussi très faible, de sorte que les instruments et les actions définies pourraient rester limités dans leur effet. L'inclusion de prémisses économiques a également été insuffisante. Cela est reconnaissable non seulement dans l'analyse faible macroéconomique, mais aussi dans les mesures développées de ces analyses. On a constaté des contradictions de la politique macroéconomique avec le DSRP, il apparaît, par exemple, que les recettes fiscales du gouvernement augmentent plus rapidement que l'économie et que, d'après ces analyses, la dette extérieure devrait s'accroître jusqu' à 2006. Dans le document, il est question des groupes désavantagés, sans même que ceux-ci soient définis concrètement et que soient développés les instruments appropriés avec lesquels on pourrait accéder à ces groupes et améliorer donc leur situation

Les premières réaction des Institutions Financières Internationales

                         Fin février début mars une délégation venue de Washington était au Cameroun afin de comprendre les raisons des blocages qui retardaient alors le bouclage de l'élaboration du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté et la mise en ouvre des réformes structurelles. Le 14 mars 2002 une réunion a alors permis au Gouvernement et aux bailleurs de fonds d'entreprendre une dernière évaluation du DSRP avant son acheminement aux conseils d'administration du FMI et de la Banque Mondiale. C'est ainsi qu'on pu apparaître des divergences entre les experts camerounais et ceux du FMI sur le cadrage macro-économique du document. Selon un article paru dans Le Messager, le FMI semblait ne pas comprendre les projections de croissance formulées par l'équipe camerounaise qui s'appuie sur la capacité des Camerounais à produire la richesse. "A moyen terme, il s'agira de rechercher une croissance du Pib réel d'au moins 6 % à partir de 2004/2005, ce qui permettra une augmentation du Pib réel par tête d'environ 3 à 4 %, minimum requis pour une réduction sensible de la pauvreté dans un pays où le taux de croissance démographique est de 2,9 %. Pour soutenir ce niveau de croissance, des mesures sont prises pour porter le taux d'investissement de 18 % de Pib en 1999/2000 à 19,8 % en 2003/2004 et le taux d'épargne intérieure à 19 % du Pib, au cours de la même période". Alors que la concertation du 14 mars aurait dû être l'occasion d'aplanir les divergences, on remarquera que le point 432 du DSRP définitif garde les mêmes chiffres : « Comme résultat des développements sectoriels précédents, le PIB devrait connaître une croissance soutenue à moyen terme. Le taux de croissance passerait de 4,5% en 2003 à 6% en 2007 et se stabiliserait à 7% sur la période 2011-2015, soit une croissance moyenne annuelle de 6% et un gain net d'environ un point et demi par rapport aux années 1999-2002. Le revenu par tête connaîtrait ainsi une hausse nette d'environ 3 points par an sur la période. Le secteur primaire, suite au dynamisme de la filière « produits vivriers », gagnerait environ deux points entre 2002 et 2010, le secteur secondaire hors pétrole cinq points et le secteur tertiaire près d'un point. »

Alors que le DSRP définitif est disponible sur le site du MINPAT, nous vous donnons rendez-vous sur notre forum pour toutes vos remarques et réactions.


En savoir plus
Sur le web
**Présentation des Documents de stratégie de la réduction de la pauvreté
**Participation de la société civile dans le DSRP
**Les premières réactions face au DSRP
**L'initiative "Pays Pauvres Très Endettés"
**DSRP du Cameroun sur le site du MINPAT: Résumé exécutif et texte intégral à télécharger
**Liens supplémentaires...

Tous les Rapports de mise en oeuvre du DSRP Cameroun:
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