En
septembre
1999,
la
Banque
Mondiale
et
le
Fonds
Monétaire
International
(FMI)
dévoilaient
les
Stratégies
de
Réduction
de
la
Pauvreté,
c'est-à-dire
leur
nouvelle
conception
des
programmes
de
prêts
aux
pays
pauvres,
développée
en
réponse
à
l'appel
lancé,
plusieurs
mois
auparavant,
par
les
pays
créanciers
du
G7
afin
d'identifier
une
méthode
pour
lier
plus
étroitement
l'allègement
de
dette
à
la
réduction
de
la
pauvreté.
En
raison
de
cette
nouvelle
approche,
tous
les
pays
à
faibles
revenus
sont
maintenant
requis
de
produire
un
Document
stratégique
de
réduction
de
la
pauvreté
(DSRP)
afin
de
pouvoir
obtenir
de
la
Banque
Mondiale
ou
du
FMI,
soit
un
allègement
de
dette,
soit
de
nouveaux
prêts.
Selon
les
documents
fondateurs,
le
Document
stratégique
de
réduction
de
la
pauvreté
doit
désormais
être
la
base
tant
des
programmes
de
prêts
de
la
Banque
mondiale
et
du
FMI
que
du
programme
international
de
réduction
de
dette :l'initiative
PPTE
Le
nouveau
CSRP
sera
ainsi
requis
non
seulement
des
35
pays
éligibles
à
l'allègement
de
dette
dans
le
cadre
de
l'initiative
PPLE
mais
également
des
quelques
70
pays
à
faibles
revenus
éligibles
aux
prêts
à
très
bas
taux
d'intérêt
de
la
Banque
Mondiale
et
du
Fonds
monétaire
international.
Bien
que
l'annonce
de
nouvelles
initiatives
et
approches
soit
devenue
au
sein
des
Institutions
financières
internationale
un
lieu
commun,
le
DSRP
est
significatif
car
il
pourrait
fournir
le
véhicule
concret
du
lien
entre
allègement
de
dette,
lutte
contre
la
pauvreté
et
participation
de
la
société
civile
dans
le
développement
de
politiques
qui
affectent
la
vie
des
pauvres.
Plusieurs
traits
viennent
distinguer
les
DSRP
des
précédentes
approches
menées
par
les
Institutions
financières
internationales.
En
premier
lieu,
pour
la
Banque
Mondiale
et
le
FMI,
la
réduction
de
la
pauvreté
est
maintenant
l'objectif
clé
de
voûte
de
tous
leurs
programmes
de
prêts
aux
pays
à
faibles
revenus.
Le
Document
stratégique
doit
énoncer
une
claire
vision
du
développement
national
avec
en
premier
point
de
mire
la
lutte
contre
la
pauvreté.
De
plus,
il
doit
établir
des
objectifs
tangibles
de
lutte
contre
la
pauvreté
intégrant
des
éléments
sociaux,
macroéconomiques
et
structurels
tout
en
identifiant
des
indicateurs
de
mesure
d'avancée
de
ces
objectifs.
Ensuite,
le
cadre
des
DSRP
spécifie
que
les
gouvernements
des
pays
emprunteurs
ne
doivent
éditer
leur
document
qu'après
une
consultation
et
une
participation
substantielles
de
leurs
concitoyens.
Ceci
implique
que
chaque
pays
devra
établir
et
mettre
en
ouvre
sa
propre
stratégie
de
lutte
contre
la
pauvreté,
dans
le
cadre
d'un
processus
ouvert
et
participatif.
Gouvernement,
société
civile
et
secteur
privé
deviennent
ainsi
les
auteurs
de
leurs
propres
vision
et
conception
du
développement.
Troisièmement,
tous
les
bailleurs
de
fonds
officiels
-
y
compris
les
bailleurs
bilatéraux,
les
organisations
internationales
et
les
institutions
financières
internationales
sont
sensés
coordonner
leur
aide
et
leurs
politiques
de
prêt
avec
les
CSRP.
L'intention
est
donc
bien
de
s'assurer
que
les
bailleurs
de
fonds
dirigent
leur
aide
vers
les
pays
à
faibles
revenus,
selon
les
priorités
que
les
pays
bénéficiaires
établissent
pour
eux-mêmes.