Hon Tadonkeng Maurice
Polémique
Quand le député Tadonkeng critique
la gestion d'un baron local du RDPC
Le 7 août dernier, le député de la Menoua Maurice
Tadonkeng a signé une lettre ouverte mettant à nue
les principaux responsables de l'UCCAO et de la Caplame de son département
d'origine. C'est en qualité d'élu du peuple qu'il
fonde sa légitimé d'interpeller ainsi les responsables
des ordonnateurs des fonds des planteurs de la Menoua. La polémique
est ouverte et nulle doute que les prochains jours seront chauds,
très chauds dans le département. En attendant de revenir
sur les péripéties que ce pavé dans la mare
va provoquer, voici en intégralité, la lettre ouverte
telle que distribuée dans la Menoua en ce moment.
Lettre ouverte à :
- M NGNIMPIEBA (Sa'atong) Victor, Président de la section
départementale RDPC de la Menoua, Administrateur de la
CAPLAME, président du conseil d'Administration de l'UCCAO,
- M TESSO Robert Nagor, Président d'une des plus importantes
sous-section RDPC de Penka Michel, administrateur de la CAPLAME,
Président du Conseil d'Administration de la CAPLAME,
- M NZEFA Tsachoua Pierre, membre du bureau politique du RDPC,
Directeur de la CAPLAME, Directeur général de l'UCCAO,
Messieurs les dignitaires,
En tant que représentant élu de la Menoua, par ma
voix, les populations de la Menoua en général et les
planteurs de cette localité en particulier, voudraient avoir
des explications détaillées sur des situations suivantes
qui s'apparentent sinon à une légèreté
de la gestion mais plus à un détournement déguisé
qui ouvrent grandement les portes de la CAPLAME à une situation
de crise.
- Vers la fin des années 80, sous votre houlette la CAPLAME
a prêté au total environ 1.000.000.000 f (un milliard
CFA) à quelques coopératives des planteurs à
l'Ouest presque en pleine crise et cela à travers l'UCCAO.
Depuis, cet argent tarde à regagner les caisses de la CAPLAME.
La décision de ce prêt était-elle celle du
conseil d'administration, de l'assemblée générale
ou alors celle de votre bon vouloir ? Si c'est vrai, dans un cas
comme dans l'autre, quelles dispositions prenez - vous pour que
la CAPLAME, qui aux yeux de tous est votre vache à lait,
rentre dans ses fonds ?
- Lors de la privatisation de la CAMSHIP (Compagnie Camerounaise
de Transport Maritime), sous votre houlette, la CAPLAME a acheté
des actions pour environ 400.000.000 f (Quatre cent millions de
francs cfa). Aujourd'hui cette compagnie dans laquelle vous avez
englouti cette fabuleuse somme d'argent est morte ou a fait semblant
de mourir puisqu'à sa place existerait une autre compagnie
dont les mécanismes de succession restent flous.
Il est à rappeler que parmi les acquéreurs de la
CAMSHIP, la CAPLAME aurait été la seule personne
morale à tenter une telle aventure, les autres personnes
morales s'étant retenues.
- Qui dirige cette nouvelle structure héritière
de CAMSHIP ?
- Les planteurs et le peuple de la Menoua ont-ils été
informés de toutes les transactions qui ont présidé
à de telles mutations ?
- Que sont devenues les actions de la CAPLAME à l'issue
de tels bouleversements dans la CAMSHIP ?
- Il y a environ quatre ans, la CAPLAME, sous votre houlette,
a signé un marché d'environ 800.000.000 (huit cents
millions de francs cfa) avec une entreprise de construction. Ce
marché visait à construire une fabuleuse direction
digne d'une coopérative comme la CAPLAME qui respirerait
la santé financière malgré les temps qui
courent. En témoignent les types de véhicules de
service de ses hauts responsables.
Ledit marché aurait été enregistré
dans un des services de l'enregistrement de timbres et de la curatelle
quelque part à Yaoundé.
Les planteurs et les populations de la Menoua voudraient savoir
si ce marché déjà enregistré, a été
annulé ou alors quel est le sort réservé au
bâtiment légendaire (si on ne s'en tient qu'aux déclarations
de Monsieur le directeur de la CAPLAME) devant abriter la direction
de leur coopérative ?
Les planteurs de café de la Menoua et les populations vous
sauraient gré si les explications à leur fournir étaient
par écrit ou seraient données au cours d'une conférence
publique.
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