Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.



KREDO
Bafousam à maux couverts

Mieux vivre au village, c'est possible si,…



Pourquoi s'ennuyer à l'Ouest qui est au Cameroun ? Les distances y sont courtes, comparées à d'autres provinces du même pays, et les routes relativement plus bonnes qu'ailleurs. Il est donc possible de travailler dans les villes de cette province " petite " et habiter assez confortablement dans les villages environnant où parfois des villas sont abandonnés aux cancrelats, aux souris, aux araignées et autres bêtes qui aiment les belles habitations. Il suffit d'y penser, et de le faire. Le travail fini à 15h30, et on peut rentrer à sa " demeure villageoise " avant la tombée de la nuit pour retrouver ses enfants plus sains qu'en ville. Le travail commence à 7h 30, et les taxis de brousse sont assez matinaux. Et si on est enseignant, et n'a pas de cours tous les jours et à toutes les heures, on devrait être aux anges si on a sa petite maison de retraite dans un coin de son village qui ne saurait être très loin de n'importe quel point de la province.

Nous croyons que les gens ne sont pas bêtes. Parmi eux, il y en a très peu qui mériteraient vraiment quatre pattes au lieu de deux jambes ! Pourquoi alors ne se retirent-ils pas dans les faubourgs et villages paisibles, moins poussiéreux ? Il y a d'abord ce problème d'eau. Contre la défaite de l'Etat en matière d'hydraulique villageoise, les élites n'auraient-ils pas gagné à conjuguer leurs efforts et installer l'eau courante avant de construire chacun sa villa ? Nous parlons d'élites pour vouvoyer les comités de gestion et de développement des villages. Un dispensaire ou hôpital sans eau ni puits ou forage vaut-il vraiment la peine ? Que boivent ces enfants qui mangent continuellement à l'école ? La société SATA Suisse est celle qui a selon nous ,la plus grande expérience et efficacité en matière d'hydraulique villageoise. La zone anglophone du Cameroun en sait quelque chose, pendant que SCANWATER a bien " mouillé " la zone francophone. Députés, hommes d'affaires, mécènes et bienfaiteurs, chefs de villages, pensez à l'eau pour vos contrées. La seule réussite de la SNEC, c'est verbal quand elle énonce que l'EAU, C'EST LA VIE. Si cet élément est réalisé, vous verrez comment vos villages seront repeuplés, seront animés, auront le sourire pour chaque face de tante, d'oncle, de neveu ou de nièce, de grand-parent encore vivant.

Après l'eau, il y a des problèmes mineurs. Quoique ces problèmes n'ont pas l'âge de voter, nous les élisons pour assurer la bonne vie dans nos villages. Citons l'électricité rurale pour faire fonctionner tous les appareils qui nous retiennent en ville ( frigos, télé, lumière, robots de cuisine…) ; citons aussi la qualité de la route qui doit dépasser la saisonnière. Les routes ne manquent souvent que de bons caniveaux ! Et surtout des courageux pour crier à haute voix que les chargés des routes au niveau des ministères et délégations intéressés utilisent a bon escient les budgets souvent mis à leur disposition. Est-il bénéfique de soutenir, même indiscrètement, les détourneurs de fonds publics contre soi ?

Si ces problèmes sont résolus, il ne reste qu'à lutter pour avoir assez d'enseignants et éviter avec ses enfants les classes surchargées et nauséabondes des villes. Or, chaque village de l'Ouest peut faire valoir des enseignants dans chaque matière enseignée à l'école. Et d'ici peu, chaque village aura jusqu'à son collège ou lycée !

Autant mieux s'organiser pour gagner la bataille de l'exode urbain et faire échec à l'exode rural qui désarme nos cultures traditionnelles en les abâtardissant.



 
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