Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.

Pouokam et Mekat 
au boulevard Wanko

 

Mekat : Alors cher prince comment va le chef?
Pouokam : Pas très vite, même si nous vous savons nombreux à lui prédire des lendemains lugubres.

Mekat : Pas moi voyons, tu ne m'y mêleras pas dans vos querelles de terrain et je ne sais trop.
Pouokam : Si ce n'est toi, c'est l'un des tiens. Mais je te rappelle que tous ceux qui ont des pensées méchantes contre le roi Bafoussam et résidant sur nos terres, cela se retournera contre eux.

Mekat : En tout cas, je ne suis pas concerné, d'ailleurs que je n'ai pas de parcelle à kouhekong...
Pouokam : D'accord, d'accord, mais je puis vous assurer que cette affaire de kouhekong a permis au chef de se rendre compte qu'il a toute sa communauté derrière lui.

Mekat : Il y' a beaucoup d'hypocrites qui changent d'avis dés qu'ils se retrouvent loin des regards et des oreilles de ses congénères.
Pouokam : C'est qu'on verra avec les prochaines élections municipales...

Mekat : Est-ce à dire que fô Njitack Ngompé est encore prés à se faire humilier?
Pouokam : Où vois-tu l'humiliation au fait qu'il cherche à briguer un second mandat. N'as-tu pas vu tout ce qu'il a réalisé à la tê te de la mairie rurale?

Mekat : Je vois... il a construit les ponts dans les zone rurale, il a recruté les enfants ,les vacances derniers pour les stages de vacances, il est entrain de vouloir chasser les opposants à kouhekong, mais il n'a rien fait pour ramener le siège de la mairie rurale de Bafoussam à Bafoussam rurale. Il se plaît à Baleng et si on l'expulsait aussi de ce territoire ou irait-il?
Pouokam : Je savais que tu étais de ceux qui préfèrent des incantations et des propos malveillantes contre le chef Bafoussam. Pourtant tout le monde est unanime qu'il est dans ses droits...

Mekat : Seulement ce que nous condamnons c'est la démarche xénophobe de ton chef, qui a manqué de ruse et de diplomatie pour gérer les revendications de ses populations.
Pouokam : Vous êtes tous de ceux qui calomnient notre fô ici dehors, dans le seul but de le discrédité aux yeux du sérail où il était crédité des lendemains meilleurs, avec une perspective de nomination à de hautes responsabilités dans cette cité.

Mekat : En supposant que vos rêves se réalisent... comme ceux que vous aviez de voir un des vôtres ministre, c'était donc une raison suffisante pour lui d'évier de se noyauter dans une aussi sale affaire que celle-là.
Pouokam : De quelle saleté tu fais allusion? Défendre notre patrimoine que tente de nous soulager les allogènes, c'est pour toi une saleté? Ceux-là même qui tentent de l'approprier vendent-ils un centimètre chez eux?

Mekat : Mais eux au moins ont du respect pour les autorités? N'as-tu pas appris qu'il a tenu à ses populations un discours d'apaisement et de respect de la décision des autorités...
Pouokam : Peut-être parce que vous avez ouïe dire qu'une procédure de destitution de votre chef était déjà engagée.

Mekat : Vous blaguez... Que le vieux Koungou essaye je te jure c'est que le siège des institutions partira de Bafoussam et les têtes de tous ces allogènes qui nous cherchent noise vont tomber même mystiquement.
Pouokam : Bon, cesse de t'échauffer, est-ce que tu sais que Racing va descendre ? Et jouera la saison prochaine avec Kouoghap de Batoufam, l'équipe que dirige le père de Njitap Géremie Sorel ?

Mekat : Qu'est ce que vous voulez même aux Bafoussam, vous n'avez pas de terrain et vous venez discuter notre terrain de Bamendzi. Et puis tu ne vois pas votre Panthère qui est condamné de jouer la saison prochaine dans la même sous-poule que Bahouoc de Bangangté...
Pouokam : Je te jure Panthère ne va pas descendre, Vincent Nana, l'ancien président de la Fécafoot est déjà sortie de prison, il va trouvé une formule magique pour nous maintenir.

Mekat : J'allais oublier que vous l'aviez annoncé comme un fils du Ndé... Je crois même que c'est la raison pour laquelle les bé...tises l'ont envoyé en prison.
Pouokam : Vous n'avez qu'à faire de lui l'invité de marque de la 6e édition du festival culturel Medumba.

Mekat : Les gens du Ndé là me dépassent. Pendant que les richissimes élites des autres départements développent leur localité ici on organise des festivals sans substance, les Tonga font le leur, après les Bangou, ensuite les Bazou, puis les Bassamba et demain les Badounga et enfin les Bangangté.
Pouokam : Donc il y a une différence entre les Bangangté et les Bassamba ?

Mékat : Bien sûr, tout comme il y a une différence entre les Bafoussam et les Bamougoum ou les Baleng.
Pouokam : Tu sais que Gérémie Njitap a donné à boire dernièrement au quartier Akwa de Bafoussam ? Et comme les gens n'attendaient que ça, quelqu'un est venu porter mon litre de carton de Baron que mon beau m'a offert parce qu'il croyait que c'est le vin de Njitap.

Mékat : Vraiment si c'était moi il me redonnait un litre de vin...
Pouokam : C'est facile à dire mais il faut les comprendre c'est lors des fêtes que les orphelins se rassasient.

Mekat : Et où les débrouillards se nourriront-ils lorsque les préfets sous le prétexte d'une campagne d'insalubrité et d'assainissement détruisent les maïs de nos mamans et les comptoirs des sauveteurs en bordure des trottoirs ?
Pouokam : Je croyais que tu diras que c'est encore le chef Bafoussam, heureusement que tu dis toi-même que ce sont les préfets. Et puis il y a aussi Fotso Victor qui a envoyé le caterpillar détruire les récoltes des pauvres femmes vers le péage du pont du Noun, dans les plantations qu'il avait abandonnées tout simplement en riposte au problème de Kouhekong là vous n'avez rien dit.

Mekat : Justement, dans un café de Bandjoun, j'ai suivi la conversation des hauts responsables de ce département qui le déployait pour le décrier avec ce que cela peut avoir comme conséquence sur son électorat.
Pouokam : Mais comme vous avez tous peur de sa puissance personne n'ose le décrier à haute et intelligible voix. C'est ainsi que les huissiers de la ville saisis par le chef pour constater sa ressente violation de son domaine à Bamendzi II que le MINUH avait attribué en concession provisoire. Je me demande si le provisoire est institutionnalisé définitif dans ce pays.

Mekat : Et qu'est-ce que tu croyais. Si vous avez accepté de voir Bafoussam s'urbaniser comme les grandes métropoles de Douala et Yaoundé il faut accepter les conséquences. Tu crois que les Douala et les Ewondo ont encore des terrains dans ces métropoles ? Nos frères ont tout acheté et parfois usé de supercherie pour s'accaparer du provisoire.
Pouokam : D'où l'anedocte du terrain que nos frères mesuraient avec la fronde et de leur expansion des espaces aériens.

Mekat : Nous parlons de Yaoundé et Douala et c'est alors que je me rappelle que les écrans noirs du cinéma francophone viennent de s'achever, mais je me demande toujours pourquoi Bafoussam n'est pas associé à cette fête des cinéphiles avec notre cinéma l'empire.
Pouokam : Tu as aussi appris que le budget va augmenter ? C'est sûr que Paul Biya va enfin distribuer les fruits de la croissance. il avait annoncé la crise on a vu la crise, mais depuis qu'il parle de croissance...

Mekat : On ne voit pas les fruits de cette croissance. Mais je te rappelle que l'augmentation du budget signifie qu'il faudra multiplier les sources de revenus c'est-à-dire étendre l'assiette fiscale et passer à la répression fiscale.
Pouokam : C'est à dire que Magni va payer l'impôt pour son comptoir de piment placé devant la porte...

Mekat : Pourquoi pas, si les enfants qui déambulent avec les bibelots pour préparer la rentrée ou ceux qui poussent pour les mêmes buts payent à plus forte raison.
Pouokam : Je comprends pourquoi l'exil fiscal s'accélère chez les opérateurs économiques de Bafoussam et de l'Ouest en général.

Mekat : Donc ce que j'entends là est vrai ... ?
Pouokam : Reste là...
 


 
CONTACTS
 
ANNONCES
 



Ouest Echos