Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.

Pouokam et Mekat 
au boulevard Wanko

 

Mekat : Vieux frère où es-tu passé depuis ?
Pouokam : Un petit tour à la capitale puis je suis revenu.

Mekat : Si je comprends bien tu es allé accompagner un de nos illustres honorables à la rentrée parlementaire …Alors que nous as-tu ramené de cette villégiature ?
Pouokam : Je me suis seulement rendu compte que Yaoundé est la capitale des forums de tout genre dont les banderoles d'annonces surplombe la ville.

Mekat : Raconte ce que tu as vu
Pouokam : Je me suis fait inscrire comme participant à l'un d'eux où on parlait des agriculteurs. Tu sais que l'agriculture m'intéresse.

Mekat : Dis plutôt que c'est le perdiem du participant qui t'intéressait… Comment as-tu fait alors que tu n'étais pas invité au départ ?
Pouokam : En m'inscrivant à la place de mon chef de frère qui était absent. Car le séminaire auquel je fais allusion avait pour thème " l'implication des chefs traditions à la gestion des coopératives."

Mekat : Je ne te demande pas la suite. Puis tu es allé à l'Assemblée nationale, que y as-tu donc vu ?
Pouokam : Tu sais les sessions de notre Assemblée ont tout l'air d'un capharnaüm pendant ses séances plénières. Il y a ceux qui sont comme des chiens devant le miroir, depuis 3 ans n'ont pas dit un mot de manière solennelle et ceux qui y viennent pour orchestrer du chahut.

Mekat : Sans omettre que sur une durée de 30 jours nos illustres honorables ne siègent normalement pour la moitié de ce temps.
Pouokam : Cela ne date pas d'aujourd'hui, allez oh, tu ne vas pas changer le monde des affaires parlementaires ?

Mekat : Je n'ai pas cette ambition en tout cas. Sinon quel est le changement qui est survenu dans la composition des structures dirigeantes ?
Pouokam : Tu sais déjà que le parti des flammes a presque reconduit les mêmes, ce qui n'est pas le cas du parti du point levé. La hiérarchie du SDF a apporté un léger et grand bouleversement de sa représentation dans le bureau de la commission des finances.

Mekat : Mais c'est la commission de l'honorable Fopoussi non ? Il ne lui est arrivé au moins ?
Pouokam : Malheureusement si, ton ami Fopoussi Evariste devra changer ses cartes de visite où il avait fait mentionner vice président de la commission des finances. Son parti l'a remplacé par Kwemo Pierre.

Mekat : J'avais dis l'affaire-ci…
Pouokam : Ne pleure pas encore, nous en parlerons plus en détail la semaine prochaine. Chaque chose en son temps.

Mekat : Parlant de temps, comment as-tu apprécié le retard du gouverneur à la soirée de la fête de l'excellence ?
Pouokam : Je ne suis pas sûr qu'il connaît l'Ouest…

Mekat : Comment peut-il inviter les gens à 19 heures et se pointer à 20 heures et demi ?
Pouokam : Où est le problème, il est bien connu que les chefs doivent se faire attendre, même si par déformation de langage on dit que l'exactitude est la politesse des rois.

Mekat : Je constate donc que le nôtre est impoli vis à vis de ses administrés. Sinon il devait savoir que les populations laborieuses de l'Ouest (et les fonctionnaires en sont) se couchent toujours tôt pour se lever entre 4 heures et 5 heures du matin pour aller aux champs.
Pouokam : Conséquence, Tà Tidjani est mal inspiré de leur prendre une journée dans l'année pour fêter leur propre mérite ? Comment pouvez-vous être si exigeant vis à vis de notre gouverneur ?

Mekat : Ce n'est pas moi qui le dit, je véhiculais la rumeur…
Pouokam : Espérons qu'elle ne te conduira pas où je sais, à propos et ce n'est pas une rumeur, tu as constaté comme moi que le chef Bafoussam a refusé de se rendre à la fête de l'excellence ?

Mekat : J'ai vu et j'attendais que tu m'en parles puisque la chefferie c'est toi.
Pouokam : Je ne saurais quoi te dire, mais est ce qu'il était invité ? Tu aurais pu te rendre compte aussi que le chef Bandjoun n'était pas là.

Mekat : Pour le chef Bandjoun, je doute qu'il ait été invité vu qu'il est dans le Koung Khi, mais je serais quand même surpris de constater que les autorités aient invité le chef Bamougoum et Baleng, qui eux étaient à la fête et pas le chef Bafoussam.
Pouokam : Tu veux dire que fô Njitack n'a toujours pas digéré le mauvais coup que les autorités administratives lui ont fait ?

Mekat : S'il boude pour cela, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Aller à l'école des Blancs, c'est bien y retenir ce qui y est enseigné c'est mieux.
Pouokam : Ce qui veut dire ?

Mekat : Ce qui veut dire qu'on combat l'administration avec les armes de l'administration. Il s'attendait à quoi quand il se lève un matin, défie l'Etat et embarrasse jusqu'à ses supporters ? Tu ne crois pas qu'il pouvait avoir raison en attaquant ces problèmes à la justice ?
Pouokam : Il ne croit pas à la justice…

Mekat : Explique-moi ca ?
Pouokam : Dans l'affaire qui l'oppose à Fotso Victor, c'est lui qui avait fait appel. Il n'a jamais suivi la procédure et Fotso Victor a manœuvré pour que l'appel ait lieu quand même pour confirmer le jugement de la première instance.

Mekat : C'est de la légèreté tout ca ?
Pouokam : Voilà pourquoi je te disais qu'il ne croit pas à la justice…

Mekat : Tu parles, moi je pense plutôt qu'il n'a pas payé son avocat pour suivre ses affaires en justice.
Pouokam : Alors que tu te lamentes sur le sort du chef il y a eu un accident de la circulation au niveau du tronçon Bafang-Bandja qui a fait 16 morts dont 10 appartenaient à une même famille.

Mekat : qu'est-ce qui explique que 10 membres d'une même famille se retrouvent dans une même voiture ?
Pouokam : Là n'est pas la question, puisqu'ils ne savaient pas qu'un accident de circulation viendrait interrompre leur voyage sur terre pour les conduire à celui du non retour qu'est l'au-delà. En tout cas il est rapporté que les passagers de ce car accompagnaient un des leurs qui regagnait le village natal les pieds devant.

Mekat : Décidément il s'est fait des compagnons de voyages…
Pouokam : Comme tu veux, mais je pense que la mort ne devrait en aucun cas faire l'objet d'une raillerie. C'est notre chemin à tous.

Mekat : parle pour toi même, même si tu ne veux pas je vais railler mon ami le député Fopoussi, donne moi son numéro de cellulaire, je vais l'appeler pour qu'il me dise ce qui lui est arrivé.
Pouokam : Il n'est pas encore connecté sur Mobilis, j'attends qu'il s'abonne à Joker.
 


 
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