Gilli BOUTCHOUANG
Tournoi Ouest Echos de l'Entente
Une initiative suivie par plusieurs centaines de
milliers de personnes
En deux années d'existence, le tournoi
Ouest Echos a déjà mobilisé l'intérêt
de plus de trois cents mille personnes tant autour des stades qu'à
travers les lecteurs qui suivent la compétition. Un succès
qu'il faut gérer.
Au risque de sombrer dans une autosatisfaction qui ne nous est pas
familière, le moins que nous puissions dire est que le tournoi
Ouest Echos est une initiative fantastique. Ce n'était pas
donné de mobiliser les communautés organisées
de Douala pour un championnat. Pourtant nous l'avons fait, au prix
des difficultés énormes, des écueils à
surmonter, soutenus en cela par la seule foi en ce que nous faisons.
Les lauréats de l'entreprise, deux années seulement
après l'avoir lancée nous payent de nos convictions.
Celles des populations organisées de l'Ouest mobilisées
autour du sport, de la fraternité et surtout de penser et
de vivre un idéal commun.
En deux années, c'est un peu plus de vingt communautés
de l'Ouest qui nous ont fait confiance. On cite Batcham, Bamessingue,
Foto, Bafou, Balessing, Bandjoun, Bahouan, Bangang, Bassap, Batcha,
Bandenkop, Bayangam, Bafoussam, Bameka, Bamougoum, Banwa, Bangang-Fondji,
Bamendjou et Fombap. Lesquels ont livré plus d'une centaine
de matches suivis par plus de trois cents milles personnes tant
autour des stades qu'à travers nos colonnes. Certains responsables
des équipes participantes au tournoi de Douala, se souviennent
sans doute des interpellations de leurs élites basées
ailleurs qu'à Douala, bien sûr après avoir pris
connaissance du classement et des résultats de l'équipe
de leur village commun. Nous l'avons nous-mêmes mesuré
aux sollicitations de certains de nos annonceurs qui souhaitaient
que leurs messages soient publiés sur les pages rendant compte
du tournoi Ouest Echos.
La recette du succès de ce tournoi est assurément
son côté populaire, lequel puise sa sève dans
les expressions culturelles des populations cibles. Il a été
plusieurs constaté que l'occasion des rencontres était
le prétexte à des défoulements pittoresques
des groupes de danses traditionnelles. Lors de la finale Fombap
# Bandjoun jouée l'année dernière, outre les
groupes de danses initiatiques amenés par les Fombap, des
éléments de l'armée cinglée entraînés
par les supportes de l'équipe de Bandjoun avaient fait le
déplacement de Douala. Le 6 août dernier, les Banwa
ont sorti les groupes de danses du " Loungh ", un rythme
né de leur métissage d'avec leurs voisins d'ethnie
Bô du Moungo. Voilà comment de nombreux spectateurs
ont su que ce rythme était propre aux Banwa, l'un des rares
groupements Bamiléké à en être pourvu.
Les annonceurs eux-mêmes ne se sont pas trompés en
faisant confiance au tournoi Ouest Echos. L'année dernière,
le PMUC s'était distingué en apportant son soutien
à la compétition. Cette année, il a fallu compter
avec les Brasseries du Cameroun, Sofavin et bien d'autres. Qu'en
sera-t-il durant la troisième édition qui commence
à partir du 15 octobre prochain ? les paris sont ouverts.
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