Nathanaël NJOG
Passation de commandement
Njilié passe le témoin de Kouhekong
à Njoya
L'installation a eu lieu samedi 12 août
dernier au cours d'une cérémonie faste et solennelle.
Le gouverneur de l'Ouest, Ahmadou Tidjani en a profité pour
baliser les priorités du successeur de David Njilié.
Youyous et flonflons, Tam-tams et castagnettes ont agrémenté
cette cérémonie d'installation à la mesure
des grandes parades traditionnelles de cette région du pays.
Les groupes de danse traditionnelles et les populations assez représentatives
des trois arrondissements que compte ce département avaient
fait le déplacement de la place de fête de Bafoussam
pour réserver un accueil chaleureux au nouveau préfet
du département de la Mifi, Njoya Alexandre. Mais aussi pour
saluer un départ amical et fraternel au préfet sortant,
David Njilié qu'ils ont adopté 5 ans Dans son laïus
de circonstance, pathétique à souhait, le délégué
du gouvernement, Samuel Mbou, au nom des populations de Bafoussam
et de la Mifi a témoigné de l'oeuvre constructive
accomplie dans le département par David Njilié. Un
peu plus tard, le gouverneur Ahmadou Tidjani allait instruire son
nouveau collaborateur des dossiers sensibles, délicats, mais
surtout prioritaires qu'il lui faudra affronter : la lutte contre
l'insécurité, le problème des transports urbains
et interurbains et l'affaire Kouhekong comme quiconque aurait pu
s'en douter.
Parlant de la sécurité à Bafoussam, le préfet
sortant David Njilié a reçu les félicitations
du gouverneur pour avoir réduit à sa simple expression
le grand banditisme à Bafoussam. Un acquis positif dira-t-il
que l'actuel préfet se devra de préserver. Il exhortera
pour cela les magistrats municipaux à contribuer efficacement
et à lui apporter une collaboration franche. Aux chefs de
quartier notamment, il a recommandé de dénoncer les
malfrats que regorgent leurs cités et de s'activer à
rendre effectif la mise sur pied des comités de vigilances.
Abordant le problèmes de transport, le gouverneur n'est pas
passé par quatre chemins pour fustiger l'attitude racketteuse
et complice des policiers et gendarmes. Sur ce volet, le préfet
a eu pour mission de veiller à l'application scrupuleuse
des mesures visant à réduire les tracasseries policières
et de gendarmerie sur les axes routières de la Mifi. Il s'agira
en effet de faire respecter la programmation des barrières
de contrôle instituant le système rotatif d'un seul
contrôle de gendarmerie ou de police sur chacun des axes routiers
du département de la Mifi. Il a de même donné
des instructions au préfet entrant de mener une véritable
opération coup de point pour démanteler les gares
routières clandestines et l'éradication du transport
clandestin.
Parlant enfin du conflit foncier de Kouhekong, suite à
la résurgence des actes de vandalisme dans cette zone litigieuse,
il y a deux semaines, avec l'agression d'une vingtaine d'exploitants
et les destructions des récoltes, le gouverneur très
pédagogique a expliquer que ces actes s'écartaient
maintenant des simples rivalités entre le chef Bafoussam
et le chef Bandjoun pour s'assimiler à du brigandage pur.
Voilà pourquoi, le préfet ne devrait lésiner
sur aucun moyen pour traiter les auteurs de tels forfaits comme
il se doit. Au passage une pique sera adressée aux gendarmes
postés à ce niveau pour la surveillance des lieux,
mais qui se contentent du plus fructueux : les contrôles routiers.
Répondant à toutes ces sollicitations expresses,
Njoya Alexandre s'est confié à Ouest Echos en relevant
qu'il n'était pas du tout impressionner par les dossiers
qui l'attendent : " Ce sont des dossiers classiques qu'on retrouve
partout, même s'il faut les aborder en tenant compte des spécificités
et du contexte de chaque région ". On jugera le maçon
au pied du mur
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