C. MINKO
Bandounga
Le chef supérieur Bandounga
à Yaoundé
Sa majesté
Ngapou Fontchanda louis est venu et ses sujets vivants dans la capitale
politique l'ont accueilli. Le chef supérieur a délivré
à cette occasion un important message de paix, de tolérance
et d'unité.
C'est par des cris, des youyous, où on pouvait entendre Ya,
Ya, To' o'o' que les populations Bandounga ont accueilli triomphalement
leur chef à la cour arrière de l'hôtel de ville
de Yaoundé, lieu de cérémonie, le 13 avril
dernier. Souhaitant la bienvenue à l'illustre hôte,
le président du comité d'organisation, le Prof Félix
Tchoua de l'Université de Yaoundé I a présenté
la communauté Bandounga de Yaoundé forte de plus de
600 âmes regroupés en " Mandjo " et associations.
Prenant la parole à son tour, le représentant de sa
majesté à Yaoundé a insisté sur les
activités des hommes et des femmes Bandounga visant à
pérenniser la tradition Illustration immédiate avec
l'exécution par un groupe de femmes d'une chanson, magnifiant
les vertus du riz, la culture phare du groupement. Cet intermède
musical passé, c'est au chef traditionnel Béti territorialement
compétent qui à son tour à souhaité
la bienvenue à son homologue le chef Ndongo Bartherlemy s'est
dit très ému de retrouver ses amis de Bandounga qu'il
a eu à côtoyer il y a quelques décennies pendant
qu'il présidait aux destinées du CES de Tonga d'alors
devenu aujourd'hui Lycée. C'est dans cette ambiance de chaleureuses
retrouvailles, que sa majesté a pris la parole non sans avoir
donné au préalable, la bénédiction des
ancêtres à la grande famille Bandounga de Yaoundé,
situant sa première visite au siège des institutions
après sa sortie du " Laakouat " le 13 février
1999 dans le cadre strict de prise de contact pour dialoguer et
toucher du doigt les problèmes de sa communauté établie
à Yaoundé, le monarque leu sera prodigué beaucoup
de conseils. Dans son propos, il leur a demandé de ne pas
se livrer à la débauche et au vagabondage sexuel car
le Sida fait des ravages. Il leur a demandé de ne pas perdre
leurs racines et leur exhorté à vivre dans la paix
et la convivialité dans leurs communauté d'accueil.
en sa qualité d'auxiliaire de l'administration du développement
n'étant possible que là où règne la
tolérance, l'amour et l'unité, le chef a stigmatisé
les comportements rétrogrades qui n'ont pour effet que de
démobiliser les populations au moment où celles-ci
devraient consacrer le gros de son temps à engager une croisade
contre la misère. Interpellant les élites dont Tonga
en général et Bandounga en particulier est bien fourni,
sa majesté leur a demandé s'il était normal
que leur arrondissement soit encore si mal loti en matière
de boulangerie ou de station service par exemple. C'est par une
doléances relative à la restauration de la dignité
de la nature du peuple Bandounga que le chef a terminé son
propos en sollicitant les contributions volontaires des uns et des
autres pour la reconstruction de la chefferie de leur groupement
poursuivie.
La cérémonie s'est par l'élévation
de Mme Happy Rachel de la communauté Bandounga de France
à la dignité de Maffeu. L'exécution de plusieurs
danses et autres agapes ont marqué le point final cette grande
messe culturelle sous le regard administratif des autorités
administratives du Mfoundi.
Interviews
Propos recueilli par Ch. MINKO
En marge de la visite du chef supérieur
Bandounga à Yaoundé, la représentante de la
communauté de France, élevée à la dignité
de Maffeu, Mme Rachel Happy et M. Bankoué Dieudonné
élite Bandounga se sont prêtés aux questions
de Ouest Echos.
Ouest Echos : Vous venez de recevoir solennellement vos attributs
de Maffeu, attendez-vous d'être élevée à
cette distinction ?
Maffeu Happy Rachel : D'entrée de jeu, je tiens à
remercier sa majesté de m'avoir si honoré. Je ne saurai
vraiment vous dire ce qui a détourné cette distinction.
Est ce la volonté de Dieu ? Si le chef a tenu à me
solliciter, c'est peut-être parce qu'il a vu que je pouvais
contribuer à rechausser notre culture dans notre espace vital.
Si les miens m'ont sollicité pour les représenter
auprès du chef, ceci au terme des élections, c'est
peut-être aussi qu'ils ont estimé que je pouvais mieux
assurer la relance entre le village et nous les enfants Bandounga
de la diaspora. C'est finalement une bonne méprise pour moi
et j'assume humblement les contours de cette distinctions
O.E : Comment vivez-vous la culture Bandounga en France
compte tenu de votre éloignement au terroir ?
M.H.R : En France existe une grande association, regroupant
les ressortissants des villages du département du Ndé.
Avec la tendance actuelle Des chefs du Ndé à séjourner
en France, ils nous invitent à ne pas perdre nos racines.
Ça a crée en nous un engouement une nécessité
réelle de retourner à nos sources, le contexte de
modernité extrême dans lequel nous vivons conditionnellement
ne constitue pas un handicap. Nous en France, avons la ferme détermination
à ne pas laisser mourir nos coutumes. C'est d'ailleurs lors
du dernier séjour de sa majesté, qu'il nous a instruit
de nous regrouper régulièrement et c'est lors d'une
de ces réunions que j'ai été élue représentante
de la communauté Bandounga de France
Ouest Echos : Vous êtes un opérateurs économiques
et membre de l'Association des jeunes hommes d'affaires du Cameroun,
nous aimerons savoir ce qui a motivé votre présence
dans cette randonnée purement culturelle ?
Bankoué Dieudonné : Je vous remercie pour votre
question. Je suis élite Bandounga et prince de la cour. Quoi
que basé à l'Ouest, j'ai été invité
par la communauté Bandounga de Yaoundé. C'est une
joie immense qui m'habite tant la chaleur humaine frère et
surs Bandounga. MA présence ici est également
liée à ma passion pour la chose culturelle ici est
également qu'un sage avait dit quand un peuple n'a pas de
culture qu'est ce qui peut bien rester.
O.E : En tant qu'élite comment réagissez
vous à l'interpellation du chef ?
B.D : Je tiens d'abord à souligner que je suis un
haut cadre d'entreprise privée, française. Comme opérateur
économique, je mettrai volontiers mon expertise à
la disposition des miens je leur apprendrai de se mettre ensemble
pour élaborer des projets fiables. Je dois travailler dans
ce sens du progrès. J'ai d'ailleurs une initiative en guise
de coopérative à expérimenter. Je me battrai
à répondre à certaines doléances que
le chef a énoncé dans ce que je qualifierai d'appel
de Yaoundé pour le développement du groupement Bandounga.
O.E : Monsieur nous constatons que vous êtes très
sollicité comme un homme politique, pouvons-nous savoir davantage.
B.D (embarrassé)
silence. Je ne vois pas le
rapport entre les retrouvailles familiales et les sollicitations
politique. Chez moi, chaque chose a son cadre d'expression. Put
être comme vous les journalistes vous aimez sonder les gens,
ça vous voulez certainement savoir mes activités politiques
. Eh bien, je vous demanderai, quel homme n'a pas d'ambition politique
? Vous savez ce que veut dire politique. N4est pas la question de
la cité ? Sachez donc que j'ai toujours été
un acteur de l'ombre de l'UNC et du RDPC. Donc mes ambitions politiques
sont celles que me donnent la hiérarchie du parti ou les
population. En tant que militant du RDPC j'accepterai volontiers
toute mission qui me sera confiée dans le sens de dynamiser
ce parti et l'action de son illustre chef.
O.E : Dans l'arrondissement de Tonga, beaucoup de fans
vous considère très influent, qu'est ce qui fait votre
?
B.D : Je suis surpris que l'opinion constate que je suis
une force. Si les gens sont content de moi c'est peut être
qu'il souhaitent que je sois un acteur politique. MA force c'est
de vivre comme tout le monde. Je ne vous dirai pas plus. Merci.
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