Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.


C. MINKO

Bandounga

Le chef supérieur Bandounga à Yaoundé

Sa majesté Ngapou Fontchanda louis est venu et ses sujets vivants dans la capitale politique l'ont accueilli. Le chef supérieur a délivré à cette occasion un important message de paix, de tolérance et d'unité.


C'est par des cris, des youyous, où on pouvait entendre Ya, Ya, To' o'o' que les populations Bandounga ont accueilli triomphalement leur chef à la cour arrière de l'hôtel de ville de Yaoundé, lieu de cérémonie, le 13 avril dernier. Souhaitant la bienvenue à l'illustre hôte, le président du comité d'organisation, le Prof Félix Tchoua de l'Université de Yaoundé I a présenté la communauté Bandounga de Yaoundé forte de plus de 600 âmes regroupés en " Mandjo " et associations. Prenant la parole à son tour, le représentant de sa majesté à Yaoundé a insisté sur les activités des hommes et des femmes Bandounga visant à pérenniser la tradition Illustration immédiate avec l'exécution par un groupe de femmes d'une chanson, magnifiant les vertus du riz, la culture phare du groupement. Cet intermède musical passé, c'est au chef traditionnel Béti territorialement compétent qui à son tour à souhaité la bienvenue à son homologue le chef Ndongo Bartherlemy s'est dit très ému de retrouver ses amis de Bandounga qu'il a eu à côtoyer il y a quelques décennies pendant qu'il présidait aux destinées du CES de Tonga d'alors devenu aujourd'hui Lycée. C'est dans cette ambiance de chaleureuses retrouvailles, que sa majesté a pris la parole non sans avoir donné au préalable, la bénédiction des ancêtres à la grande famille Bandounga de Yaoundé, situant sa première visite au siège des institutions après sa sortie du " Laakouat " le 13 février 1999 dans le cadre strict de prise de contact pour dialoguer et toucher du doigt les problèmes de sa communauté établie à Yaoundé, le monarque leu sera prodigué beaucoup de conseils. Dans son propos, il leur a demandé de ne pas se livrer à la débauche et au vagabondage sexuel car le Sida fait des ravages. Il leur a demandé de ne pas perdre leurs racines et leur exhorté à vivre dans la paix et la convivialité dans leurs communauté d'accueil. en sa qualité d'auxiliaire de l'administration du développement n'étant possible que là où règne la tolérance, l'amour et l'unité, le chef a stigmatisé les comportements rétrogrades qui n'ont pour effet que de démobiliser les populations au moment où celles-ci devraient consacrer le gros de son temps à engager une croisade contre la misère. Interpellant les élites dont Tonga en général et Bandounga en particulier est bien fourni, sa majesté leur a demandé s'il était normal que leur arrondissement soit encore si mal loti en matière de boulangerie ou de station service par exemple. C'est par une doléances relative à la restauration de la dignité de la nature du peuple Bandounga que le chef a terminé son propos en sollicitant les contributions volontaires des uns et des autres pour la reconstruction de la chefferie de leur groupement poursuivie.

La cérémonie s'est par l'élévation de Mme Happy Rachel de la communauté Bandounga de France à la dignité de Maffeu. L'exécution de plusieurs danses et autres agapes ont marqué le point final cette grande messe culturelle sous le regard administratif des autorités administratives du Mfoundi.


Interviews
Propos recueilli par Ch. MINKO

En marge de la visite du chef supérieur Bandounga à Yaoundé, la représentante de la communauté de France, élevée à la dignité de Maffeu, Mme Rachel Happy et M. Bankoué Dieudonné élite Bandounga se sont prêtés aux questions de Ouest Echos.

Ouest Echos : Vous venez de recevoir solennellement vos attributs de Maffeu, attendez-vous d'être élevée à cette distinction ?
Maffeu Happy Rachel : D'entrée de jeu, je tiens à remercier sa majesté de m'avoir si honoré. Je ne saurai vraiment vous dire ce qui a détourné cette distinction. Est ce la volonté de Dieu ? Si le chef a tenu à me solliciter, c'est peut-être parce qu'il a vu que je pouvais contribuer à rechausser notre culture dans notre espace vital. Si les miens m'ont sollicité pour les représenter auprès du chef, ceci au terme des élections, c'est peut-être aussi qu'ils ont estimé que je pouvais mieux assurer la relance entre le village et nous les enfants Bandounga de la diaspora. C'est finalement une bonne méprise pour moi et j'assume humblement les contours de cette distinctions

O.E : Comment vivez-vous la culture Bandounga en France compte tenu de votre éloignement au terroir ?
M.H.R : En France existe une grande association, regroupant les ressortissants des villages du département du Ndé. Avec la tendance actuelle Des chefs du Ndé à séjourner en France, ils nous invitent à ne pas perdre nos racines. Ça a crée en nous un engouement une nécessité réelle de retourner à nos sources, le contexte de modernité extrême dans lequel nous vivons conditionnellement ne constitue pas un handicap. Nous en France, avons la ferme détermination à ne pas laisser mourir nos coutumes. C'est d'ailleurs lors du dernier séjour de sa majesté, qu'il nous a instruit de nous regrouper régulièrement et c'est lors d'une de ces réunions que j'ai été élue représentante de la communauté Bandounga de France

Ouest Echos : Vous êtes un opérateurs économiques et membre de l'Association des jeunes hommes d'affaires du Cameroun, nous aimerons savoir ce qui a motivé votre présence dans cette randonnée purement culturelle ?
Bankoué Dieudonné : Je vous remercie pour votre question. Je suis élite Bandounga et prince de la cour. Quoi que basé à l'Ouest, j'ai été invité par la communauté Bandounga de Yaoundé. C'est une joie immense qui m'habite tant la chaleur humaine frère et sœurs Bandounga. MA présence ici est également liée à ma passion pour la chose culturelle ici est également qu'un sage avait dit quand un peuple n'a pas de culture qu'est ce qui peut bien rester.

O.E : En tant qu'élite comment réagissez vous à l'interpellation du chef ?
B.D : Je tiens d'abord à souligner que je suis un haut cadre d'entreprise privée, française. Comme opérateur économique, je mettrai volontiers mon expertise à la disposition des miens je leur apprendrai de se mettre ensemble pour élaborer des projets fiables. Je dois travailler dans ce sens du progrès. J'ai d'ailleurs une initiative en guise de coopérative à expérimenter. Je me battrai à répondre à certaines doléances que le chef a énoncé dans ce que je qualifierai d'appel de Yaoundé pour le développement du groupement Bandounga.

O.E : Monsieur nous constatons que vous êtes très sollicité comme un homme politique, pouvons-nous savoir davantage.
B.D (embarrassé)… silence. Je ne vois pas le rapport entre les retrouvailles familiales et les sollicitations politique. Chez moi, chaque chose a son cadre d'expression. Put être comme vous les journalistes vous aimez sonder les gens, ça vous voulez certainement savoir mes activités politiques . Eh bien, je vous demanderai, quel homme n'a pas d'ambition politique ? Vous savez ce que veut dire politique. N4est pas la question de la cité ? Sachez donc que j'ai toujours été un acteur de l'ombre de l'UNC et du RDPC. Donc mes ambitions politiques sont celles que me donnent la hiérarchie du parti ou les population. En tant que militant du RDPC j'accepterai volontiers toute mission qui me sera confiée dans le sens de dynamiser ce parti et l'action de son illustre chef.

O.E : Dans l'arrondissement de Tonga, beaucoup de fans vous considère très influent, qu'est ce qui fait votre ?
B.D : Je suis surpris que l'opinion constate que je suis une force. Si les gens sont content de moi c'est peut être qu'il souhaitent que je sois un acteur politique. MA force c'est de vivre comme tout le monde. Je ne vous dirai pas plus. Merci.


 
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