Guy M. DZUDIE
Affaire KOUHEKONG
Le Fô Njitack demi-prisonnier
Dans le cadre de
l'affaire Kouhekong le Fô Njitack Ngompe Pele de Bafoussam
vient d'écoper en coup double 5 ans d'emprisonnement avec
sursis et est appelé avec d'autres condamnés au paiement
de plus de 80 millions de f cfa. Mais leur conseil aurait déjà
interjeté appel. Prolongations ?
En ce lundi 6 mai 2002, comme à l'habitude, les foules curieuses
et personnes concernées par l'affaire Kouhekong ont bondé
la cour du palais de justice de Bafoussam. Partie prenante au procès
ou pas, presque toutes ces personnes attendent impatiemment le verdict
de cette affaire mise en délibéré en date du
9 avril 2002. Dans la salle d'audience, la foule est plongée
dans un silence de cimetière, les avocats des parties se
regardent sans mots dire. En ce moment, le juge se lève pour
rendre son verdict. Sous un ton ferme et sans complaisance, il laisse
entendre les différents condamnations ou acquittements retenus
contre les accusés.
Dans le cadre de la première affaire relative aux violences
et autres infractions tels destructions des biens, pillages et incendies
volontaires survenues dans les plantations de Kouhekong à
partir de novembre 1999 et surtout dans la période de juin
2000 et août - septembre 2001, des acquittements ont été
prononcés contre les sieurs Tamo, et Sikati et Mme Medjiofang
Denise (la mère du feyman Donatien)
déclarés
non coupables. Par contre d'autres accusés seront sanctionnés.
En plus des peines privatives de liberté prononcées,
il sont condamnés à verser solidairement 50.677.160
f cfa au Fô Ngnié Kamga et à d'autres victimes
de Kouhekong à titre de réparation en dommages - intérêts
des préjudices par eux subis. Au regard de certaines circonstances
atténuantes observées à leur droit le fô
Njitack Ngompé et d'autres personnes seront condamnés
à 5 ans d'emprisonnement avec sursis.
Rendant le verdict de la seconde affaire dans laquelle Me Tchamokouin,
huissier de justice à Bafoussam était partie civile,
le juge de la juridiction des céans prononcera contre Njitack
et sa suite coupables ou complices de rebellions, arrestation arbitraire,
séquestration, pillage en bande et incendie volontaire des
peines privatives de liberté allant de 1 mois à 5
ans, aussi seront-ils appelés à payer environ 30 millions
de f cfa aux différentes victimes. Ici le fô des Bafoussam
recevra une fois de plus une condamnation avec sursis de 5 ans de
prison.
Déçus par les deux jugements prononcés à
l'encontre de leurs clients, les avocats du Fô Njitack se
sont dirigés vers le greffe de la cour d'appel de l'Ouest
pour disent-ils interjeter appel. Un recours qui entraînera
la prolongation du suspens qui n'a jamais cessé d'assiéger
l'esprit de ces prisonniers de l'affaire Kouhekong qui croupissent
à Kouogouo depuis des lustres en attendant
Quand les
éléphants se battent ne sont-ce pas des herbes qui
en souffrent ?
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