Jaurès MBOUGNA
Insécurité
La ville de Mbouda souffre
de la passivité de la police !
Les forces de maintien
de l'ordre, dans la ville de Mbouda, devenaient impuissantes face
a la montée du grand banditisme. Alors que les populations
en ont marre !
Ils étaient efficaces, rompus dans l'exercice de leur tâche
à réduire au silence les malfrats qui tentaient de
donner les insomnies aux paisibles populations de cette ville. Ces
deux officiers de la police prompts à réagir face
à tout gangster dans la cité de Mbouda, bien connus
par les citoyens et appréciés par ces derniers, les
commissaires Jean Mikiadje et frédérick Ngang Chiazali
respectivement ex-patron de la sécurité publique et
deuxième adjoint au " Boss " avaient, pour tout
dire, imposé leur loi aux bandits d'où qu'ils arrivaient,
et instauré une sérénité salutaire au
sein de la population. Bravoure !
Mais depuis leur départ, les uns certain temps après
récréant ont repris du poil de la bête, leurs
multiples forfaits de jour comme de nuit à Mbouda, narguant
au passage certains gradés du corps de l'armée. L'exemple
patent et récent reste l'incursion faite par ces malfrats
au domicile du commandant de brigade de gendarmerie de Mbouda dans
la nuit du 03 au 04 mars dernier, délectant l'épouse
de l'officier d'une importante somme d'argent. Après Montcho
I, ils mettront le cap toujours cette nuit là au quartier
Ntap derrière la permanence du parti RDPC où ils feront
du vacarme dans plusieurs domiciles, s'emparant dans la foulée
des avoirs de certains habitants "visites " au cours de
cette nocturne agitée. Dans les quartiers Nylon I et II,
rapide, Montcho, Batan et surtout Lafi, les vols perpétrés
au quotidien là-bas ne se comptent plus, et face à
cette situation, les populations sont au désespoir et continuent
d'attendre la réponse du berger à la bergère.
Dominique L, commerçant au marché central, victime
de plusieurs coups de vol à son domicile ne croit plus au
sursaut des flics de la cité rebelle : "Moi je me demande
s'ils sont devenus inexistants, ces policiers que je vois déambuler
sur nos artères à longueur de journée, je pense
que face à cette immobilité de leur part, il serait
bon pour nous autres citoyens, que nous reprenions avec la vindicte
populaire, cela freinait leur ardeur et leur envie d'escalader nuitamment
les barrières de nos domiciles ". Pour cette dame travaillant
au PMUC, seule sa prière était son salut. Idem pour
plusieurs Buyam-sellams qui n'attendent plus grand chose des forces
de l'ordre qui selon leurs dires, n'ont pas assez de moyens logistiques
pour réaliser de grands exploits. Anne NK de l'Association
des Femmes Commerçantes du marché central de Mbouda,
propose d'abord, les moyens matériels pour eux puis la collaboration
de la part de la population comme deux éléments qui
pourront sortir les policiers de leur profond sommeil et leur permettre
de bouter hors d'état de nuire ces gangsters de grand chemin.
Heureusement, de l'autre côté, l'on veut en découdre
avec l'insécurité, des mesures à l'instar des
rafles ont été arrêtées à l'issue
des réunions entre les autorités administratives et
les différents patrons de la sécurité à
Mbouda pour tenter d'endiguer le mal. Viennent que le resursaut
des flics soit.
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