Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.


Kisito NGALAMOU

Coup de filet

Un redoutable gang démantelé par la gendarmerie

A quelques semaines des prochaines consultations électorales, les état majors des deux importantes formations politiques du pays implantées dans l'arrondissement de Mbouda jettent des espions dans la masse.



La brigade territoriale de Bafoussam a réussi un véritable coup de filet en anéantissant un réseau de gangsters. Ces malfrats ont été publiquement présentes aux autorités de la province. C'était mercredi dernier.
l y avait foule, ce mercredi 13 mars dans la cour de la brigade Ter de Bafoussam. A la faveur de la reconstitution des faits suite à l'arrestation d'un groupe de malfrats. Une bande forte de neuf gangsters dont la moyenne d'âge est de 23 ans que pilote le chef de gang Un certain Kenfack Jean Alain alias Don Perrier né le 12 avril 1978 à Baleveng, évadé plusieurs fois des prisons et plus récemment à la prison de Bafoussam il y a selon ses propos cinq mois environ. Il traîne à ses trousses des jeunes garçons dont le physique démentirait assez vite sur leur inculpation comme des grands bandits. On peut citer les Sieurs Tegou Victory alias Teté né vers 1981 à Mbouda, Atsako Dieudonné né vers 1981 considéré comme l'indic du groupe, Talla Isidore né vers 1974 à Bamendjou, Kehebe né vers 1978 à Mbô, Martsou né vers 1974 à Mbouda, Kuete Etienne né vers 1974 à Nkongsamba, Nokam Blaise né vers 1961 à Bandjoun et Mouna Julius né vers 1974 à Bamenda. Ceux-ci se sont illustrés dans la province ces derniers temps comme des bandits de grand chemin. A leur actif, des coups de vols, d'agressions, de viols et de meurtres dans les magasins et maisons de nos villes. On dénombre près de quatre coups à Mbouda dont la dernière en date est l'incursion faite chez le commandant de brigade de Mbouda ( Lire en bas) avoue le chef de gang. " Lorsque nous sommes entrés chez le monsieur, nous avons bousculé dangereusement la femme qui nous a donné vingt cinq mille. Et puis mes amis m'ont appelé pour me dire que c'était chez le commandant. "

En effet, la troupe à Don Perrier a sévi pendant longtemps dans la province notamment dans le département de la Mifi et dans les Bamboutos. On se souvient de la terreur qu'ils avaient orchestrée dans la nuit du 26 au 27 février chez les habitants de Bamenboro où ils avaient pillé des maisons et éventré des coffres-forts ; l'incursion qu'ils avaient faite chez un photographe de la place ; le meurtre sanglant dont a été victime un enseignant de Mbouda pour ne citer que ces cas là. A Bafoussam, leurs raids ont terrifié les populations. A leur actif, des coups de vols par effraction de toits tels aux Galeries de l'Ouest et dans certaines bureautiques de la ville où ils avaient emporté des ordinateurs et autres matériels didactiques et plus récemment à " Excellence " où leur coup avait échoué grâce à l'intervention prompte des policiers sur qui ils avaient ouvert le feu avant de s'échapper ; on met aussi à leur compte l'opération dangereuse à la carrière de Baleng où ils avaient enlevé le sexe d'un ancien militaire ; le braquage du fermier Tayou de Bayangam, l'assassinat de M. Kouam Dieudonné, comptable dans une polyclinique de la place, la polyclinique " Tagne ", abattu à bout portant dans le domicile d'une dame fripière du coté de " Gabon Bar ", les vols des matériels et autres objets de grande valeur dans le site de la foire chez les exposants notamment Mme Mbou qui s'est confiée, désemparée à nous, le racket nocturne chez les taximen qui les confondaient, malheureusement, comme des hommes en tenue, contrôleurs de route, on signale aussi des coups de viols des petites filles…La liste est loin d'être exhaustive tant on sait ce qu'avait déjà subi jusque-là les populations.

Dans leurs valises, des matériels adéquats et dangereux qui ne sied qu'à des gens de mauvaise facture. Pour réussir leur randonnée dans la province, ces bandits se sont acquis la complicité du fils de ce boulanger, propriétaire d'une Renault 12 immatriculée OU6482A avec laquelle la facilité de leur mobilité dans les artères de la province était assurée. Non sans oublier les armes à feu à savoir quatre PA, des tenailles, des explosifs, des fusils à double canon et une grosse pierre dont la masse avoisinerait les cinquante kilos, laquelle leur permettait de défoncer, sans gêne les portes hostiles à leurs activités.

FIN DE PARCOURS !

En ce matin du 13 mars donc, l'étau a été resserrée autour d'eux. Après leur incursion chez un gendarme, le quatrième braquage de la matinée, ce dernier va alerter aussitôt la gendarmerie. La troupe au commandant Bamkouï avec derrière lui des hommes de terrain tels le Lieutenat Ekane et le gendarme major Ongolo et des autres éléments, telle une opération de tempête, va farfouiller tous les coins et mettront la main sur eux dans une de leurs zones de prédilection. Pendant que le commandant Tetka Emile Ernest de Mbouda et ses hommes pistaient les traces des autres membres de la bande à Mbouda, venus poursuivre leur randonnée terroriste dans les quartiers Ntap et Motcho I. Une fin de parcours qui peut (un temps soit peu) permettre aux populations venues nombreuses à la brigade Terre, ce mercredi dévisager leurs bourreaux, de pousser un ouf de soulagement. D'aucuns n'ont pas manqué d'ailleurs de courage pour demander qu'on mette ces brigands à mort, " qu'on finisse avec eux directement " pouvait lancer un curieux. Parce que, en les mettant en prison, on leur donne encore la possibilité de s'enfuir et de poursuivre leur métier sous la complicité quelques fois des gardes prisonniers. Ces derniers qui sont devenus des véritables " dormeurs " dans les prisons. C'est déplorablement que le capitaine Bamkouï a adressé indirectement ce vœu au Gouverneur Ahmadou Tidjani, de rappeler aux gardiens de prison, la rigueur et la détermination qui doivent gouverner leur métier. Car pense-t-il, nos prisons ne sont que de véritables passoires, qui laissent échapper à bon gré les detenus.

AVEU

LE CHEF DE GANG "DON PERRIER "PARLE !

A propos des braquages tels l'assassinat de l'agent comptable de la polyclinique Tagne : " C'est notre indicateur, le chauffeur de la Renault 12 long châssis de couleur noire qui nous avait demandé d'aller braquer chez une femme qui vendait la friperie. Il nous a indiqué la maison du coté de " Gabon Bar " en nous disant qu'elle avait de l'argent. Selon ses renseignements, elle vivait avec un homme qui était absent se trouvant à Douala. Or quand nous sommes venus, nous avons été surpris de constater la, présence de ce monsieur qui a voulu nous opposer une résistance et c'est pourquoi nous l'avons abattu.

Y' a -t-il d'autres assassinats perpétrés par votre gang en dehors de celui-là ainsi que des viols ? : " Moi, personnellement, je n'aime pas tuer. C'est quand nous nous sentons menacés que nous agissons. Je suis aussi contre les viols car je dis toujours à mes gars que verser du sang ou violer nous apporte la malchance. Dernièrement, j'ai même failli abattre un de mes gars pour cela. J'étais dehors et quand je suis entré, je l'ai vu sur une femme en train de la violer. J'ai sorti l'arme pour tirer sur lui et il m'a pardonné (sic) et je l'ai laissé.

Et les armes que vous utilisez ? Quand nous braquons chez les hommes en tenue comme dernièrement ou chez un douanier, nous récupérons leurs armes.

Comment as-tu fait pour t'évader de la prison il n'y a pas longtemps ? : Oui c'est vrai que j'étais ici en prison. J'ai plusieurs fois organisé avec certains détenus une évasion massive, mais à chaque fois, cela échouait car il y avait trahison. C'est pourquoi, je me suis débrouillé tout seul et me suis retrouvé dehors en escaladant par la toiture de la prison des mineurs. Une fois libre, je me suis installé à Mbouda où je faisais mes gâteaux le jour. Quand notre indicateur Atsako Dieudonné repérait quelqu'un, il venait nous chercher à Mbouda. Si je n'avais pas du temps moi-même, je donnais la matériel aux gars pour aller opérer.

Maintenant que peux-tu dire à l'endroit de toutes les victimes ? : On dit souvent, 99 jours pour le voleur et 1 jour pour le patron. Je suis pris. Bon ça va. Je ne peux rien dire d'autres…"

Propos recoupés sous les caméras de la CRTV


 
CONTACTS
 
ANNONCES
 



Ouest Echos