Pouokam et Mekat
au boulevard Wanko
Mekat : Le Cameroun c'est (vraiment) le Cameroun !
Pouokam : Bonjour vieux frère ! On dirait que tu n'as
songé qu'au Cameroun durant cette nuit. Qu'est-ce qui se
passe ?
Mekat : Tu n'es donc pas au courant de tout ce qui se passe
dans l'important ministère de l'Education nationale cette
année ?
Pouokam : Si si ! Mais, je sais que le tapage sur l'opération
20/20 a été déjà oublié. Depuis
que l'ex DG de la défunte Sonel s'était trouvé
une autre fonction de héraut d'une délégation
dite des parents d'élèves d la province de l'Ouest
pour aller exprimer leur anxiété à Massa Yo
par rapport à cet agissement de revendication, fondé
tout de même.
Mekat : On n'en parle plus mon cher ami. Il s'agit plutôt
d'autre chose.
Pouokam : Quoi encore vieux frère ?
Mekat : C'est le ministre qui vient de reporter les examens
du Cep et du Bepc.
Pouokam : Et pour quelle raison ?
Mekat : On ne donne aucune explication sur le renvoi du
Bepc, mais cependant le ministre dit que les épreuves du
Cep ont été volées à la gare routière
de Batouri par un chargé de mission des examens qui avait
même autrefois été suspendu pour des malversations
financières
Pouokam : Ce n'est que le voile qui se lève sur ce
qui se passe généralement dans nos centres d'examens.
Vraiment comme tu le dis si bien, le Cameroun c'est le Cameroun.
Ces comportements ne peuvent être observés que dans
ce pays dont la corruption et le grand banditisme ne discontinuent
pas.
Mekat : Tu parles de banditisme et cela me rappelle cette
autre opération que le patron de la sûreté nationale
est venue lancer ici à Bafoussam. Laquelle rend déjà
les populations vexées.
Pouokam : Cet " Harmattan " souffle n'importe où,
n'importe quand et n'importe comment et même sur n'importe
qui. Et cela donne du toupet à ces policiers qui maltraitent
les gens.
Mekat : Et c'est fort de cette arnaque que les bandits
jettent maintenant leur dévolu sur les hommes en tenue. Tel
ce commandant qu'on vient de crouler à Douala. Je me dis
qu'il fallait organiser une campagne pour sensibiliser les masses
par rapport.
Pouokam : Je pense c'est à cela que s'attelle le commissaire
central de Bafoussam. Lui qui ne ménage aucun effort avec
sa voiturette pour sensibiliser.
Mekat : A 23 heures, il rodait encore au lieu dit Auberge
et faisait renâcler ces belles de nuit et les petits commerçants.
Pouokam : Laisse cette affaire ! Nos " pères
" les français sont tombés à la Coupe
du monde. Ils viennent d'être renvoyés à la
maison depuis que leurs " fils " les Sénégalais
leur avaient infligé un petit quelque chose à l'ouverture
de ce Mundial.
Mekat : Ils avaient fait trop de bruits. Pour rien, ces
africains de l'équipe France. En tout cas, qu'ils rentrent
poursuivre les élections Législatives.
Pouokam : Tu parles d'élections désormais mariées
ici chez nous. Le président Biya a lancé officiellement
la campagne l'autre jour en exposant sa peur au vu des changements
que ces élections vont enfanter.
Mekat : Voilà qu'il est déjà en phase
avec le changement que le parti de Ni John avait vainement changé
à l'heure du multipartisme. Alors que les militants du SDF
n'y croient même plus.
Pouokam : Je te dis! Alors qu'on dit qu'il n'y avait plus
rien de neuf sous le soleil. N'empêche que j'aille prendre
ma part de tee-shirts de campagne
Mekat : On se voit le soir au meeting du R. Tu sais que
c'est là que c'est bien !
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