Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.

Pouokam et Mekat 
au boulevard Wanko

Mekat : Salut vieux. Très heureux qu'on se retrouve !
Pouokam : Moi également. Promesse est dette. Raconte ce que tu m'a réservé la dernière fois sur les femmes.

Mekat : Pas sur les femmes, mais sur une femme, cette Mme Dibong, présidente nationale de la branche féminine del'UNDP lors de la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars dernier que je l'ai suivie à la radio développer de façon très pertinente, le thème de la parité hommes-femmes
Pouokam : C'est quoi cette parité hommes-femmes ? N'oublie jamais que je ne suis pas resté longtemps que toi sur les bancs

Mekat : La parité hommes-femmes, c'est cette exigence qu'ont ces dernières de voir s'instaurer à toutes les instances de la vie publique l'égalité dans les postes. Autant dans les instances des partis politiques, à l'Assemblée nationale comme dans les communes elles voudraient que la loi de moitié-moitié s'instaure, surtout soutiennent-elles que les femmes constituent plus de la moitié de la population camerounaise.
Pouokam : Et qu'a dit Mme Dibong par rapport à cela qui t'intéresse tant ?

Mekat : Pour elle il n'est pas encore temps pour les femmes de réclamer cette parité car il leur faudrait d'abord se battre pour retrouver les hommes dans le même niveau de compétence et d'action et le reste suivra. Elle prend par exemple le domaine de la politique et démontre qu'un chef de parti ne remplira jamais sa liste de femmes incompétentes et peu dynamiques juste pour le plaisir de cette parité, car il courrait le risque de voir sur sa liste être facilement battue.
Pouokam : Autrement dit elle est contre l'égalité entre les hommes et les femmes ?

Mekat : Non. Tu ne comprends absolument rien. elle dit que l'égalité doit se baser non pas sur le sexe, c'est-à-dire choisir une candidate parce qu'elle est femme, mais sur la valeur politique ou contre de la femme. Elle pense que le jour où les femmes voudraient se battre contre les hommes sur ce terrain de la compétence elles pourraient atteindre et même renverser en leur faveur cette parité. Malheureusement au lieu de travailler dans ce sens, les femmes se contentent tout simplement de crier à l'injustice et à la discrimination. Rares sont celles qui essayent de sortir du lot commun.
Pouokam : D'accord on a assez parlé des femmes. Comme je te l'ai annoncé la dernière fois quand nous nous séparions, j'avais à dire sur la police et tous les nombreux commissariat partout même dans les organes de base que Paul Biya vient de créer partout même dans les sous-quartiers et les villages.

Mekat : Oui tu voulais me rapporter les réactions des populations sur ces créations.
Pouokam : Il faut dire que ces réactions ne sont pas positives, sinon tu devais déjà entendre des motions de soutien. Les populations se disent que ces commissariats et les policiers ne viendront pas lutter pour elles mais contre elles. Que quand tu es agressé chez toi la nuit et les appelle ils ne bougent pas leur seul passion étant d'aller sur les routes racketter les transporteurs.

Mekat : N'accuse pas seulement la police. Les populations aussi sont complices des voleurs car c'est rare que dans leur entourage, elles puissent les dénoncer aux autorités de façon discrète. En plus mon petit frère qui est policier m'a dit que sur le numéro 17 par lequel on doit appeler la police au secours ce sont constamment des insultes et toutes sortes d'insanités qui y tombent.
Pouokam : C'est une preuve qu'on n'aime vraiment plus la police chez nous et qu'on ne la prend plus au sérieux. Il ne parle pas seulement de la police mais de toutes les forces de l'ordre. Figures-toi ce que ces gendarmes ont fait à mon fils l'autre jour au fin fond de notre village.

Mekat : Qu'est ce qu'il lui ont fait ?
Pouokam : Je te réserve cela encore pour la prochaine fois car on nous a convoqué à la chefferie et je dois m'y rendre.

Mekat : Or vous a convoqué pour quoi ?
Pouokam : Pour le renouvellement des organes de base du RDPC.

Mekat : Mais pourquoi à la chefferie et non à la maison du parti ?
Pouokam : Laisses seulement. Tu veux comprendre quoi dans les affaires de ce pays ! A la prochaine seulement car si je viens en retard le chef me punira…


 
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