Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.


Dexter NANA

Bacc 2002
Le centre écrit de Bafang sur haute surveillance

Une erreur humaine, certes grossière et à la limite incompréhensible, problématise grandement aujourd'hui la survie du centre d'écrit de Bafang.


Le Baccalauréat de l'enseignement général dans le centre d'écrit du Lycée Classique de Bafang a débuté le mardi 4 juin sans le moindre problème. Toute la matinée, l'épreuve de littérature s'est déroulée dans une satisfaction totale et l'après-midi, on entendait continuer sur la même lancée à la grande satisfaction des candidats et les organisateurs. Malheureusement l'après-midi a été fatal, une erreur humaine, certes grossière, celle du chargé de mission, a déstabilisé les candidats et contraint, l'office du Bacc du Cameroun à changer l'épreuve d'histoire sur l'étendue de la Province de l'Ouest. Dans une précipitation et sans la moindre enquête préliminaire, certains médias ont vite fait de parler de boycott, un commentaire très éloigné de la réalité et de la vérité, mais qui a pour effet de discréditer le centre d'écrit et les responsables de cette formation scolaire, qui quoi qu'on dise sont bien dévoués à la formation du camerounais de demain.

Restitution de la vérité

Il ne s'est point agi d'une volonté de boycott des examens de l'office au Lycée Classique de Bafang. Bien au contraire, les responsables sur place et les enseignants exerçant dans cette formation scolaire regrettent terriblement qu'une chose pareille se produise à un moment aussi critique de l'année scolaire. Ce qu'on doit savoir, c'est que le mardi dans l'après-midi, le chargé de mission, représentant du Mineduc, et comme ils se jugent très souvent investis de tous les pouvoirs et sur tout omniscients a commis une erreur et malgré les remarques de ses collaborateurs et même la protestation des élèves s'est entêté et ce qui devrait arriver est arrivé. En réalité, le programme officiel signé du directeur de l'office prévoyait l'épreuve de Langue pour l'après-midi de mardi. Mais le chargé de mission, dans un aveuglement et un despotisme indescriptible, a choisi de faire passer l'épreuve d'Histoire qui elle était prévue pour jeudi 07 juin. Tout le monde a protesté, même les candidats qui avaient déjà porté sur leurs feuilles de composition l'épreuve de Langue. Ce n'est que près de quinze minutes après, que le chargé de mission reviendra à la raison en s'apercevant que le programme qu'il tenait en main était celui du Probatoire et non celui du Bacc. Tout de suite après, on a retiré les épreuves, mais le mal était déjà fait. Comme une traînée de poudre, la nouvelle a envahi la ville, puis l'ensemble de la République.

Futur incertain

Depuis ce triste incident, on ne peut plus dire que la sérénité règne dans ce centre d'écrit de Bafang. Si tout le monde promet d'être désormais plus que vigilant, on reste tout de même inquiet quant à l'avenir. Et pour cause l'incident de mardi dernier arrive à un très mauvais moment. Moins d'une semaine après que le Mineduc a reçu une délégation des notables de l'Ouest qui s'inquiétaient de ce que seront les examens de fin d'année, moins de deux jours après que toujours le Mineduc a véritablement indexé la ville de Bafang et le Lycée Classique comme étant le chantier de la protestation, symbole antipatriotique, toutes attitudes qui sont contraire aux idéaux de la nouvelle école au Cameroun. Quand à tout ceci, on ajoute les commentaires tendancieux et très erronés des médias publics, on commence aussi à se demander dans les milieux des enseignants si cela n'est pas un bon prétexte pour punir et sanctionner de la manière la plus forte des enseignants qui s'étaient distingués par une solidarité pour le moins spectaculaire ? Et pourtant, au Lycée Classique, on pensait s'être amendé, car après la furie des 20/20 du 1er trimestre, la majorité avait par la suite refusé de continuer sur cette même lancée. On ne comprend donc pas trop pourquoi au moment où tout le monde pensait cheminer dans la même direction que le Mineduc, des commentaires aussi erronés se tiennent. De l'avis de nombreuses personnes à Bafang, le Mineduc ne doit pas profiter de l'erreur de son représentant sur le terrain pour frapper de hommes qu'il s'est refusé de blâmer quand l'occasion lui était donnée. On espère surtout qu'après les descentes d'une mission d'enquête de l'office du Bacc ou Lycée Classique de Bafang, ou celle conduite par le D.P.E.N.O en personne, la vérité sera faite et qu'enfin la sérénité reviendra. Et ceci est d'autant plus important et attendu que les candidats aux examens sont les affectés et inquiets quant à leur avenir. Déjà on regrette que l'épreuve d'histoire ait été changée uniquement sur l'étendue de la Province de l'Ouest à une heure où les nouvelles technologies de l'information et la communication aient réduit le monde à un petit village planétaire.

 


 
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