Noël NGAHANE
Femmes et politique
L'UDEFEC
prête à la bagarre électorale
Bafoussam a abrité le week-end
dernier une réunion des femmes de l'UPC. Il est plus que
question pour la moitié du monde de faire entendre sa voix
lors des prochaines élections politiques
Bien que l'Union Démocratique des Femmes Camerounaises (UDEFEC)
soit la première organisation politique féminine de
l'histoire du Cameroun affiliée à un parti politique,
l'UPC notamment, une boutade voudrait qu'on puisse beaucoup plus
l'identifier à sa cadette l'OFRDPC, où comme on dit
encore l'OF-UPC. Au-delà de l'appellation, ces femmes ont
donc occupé les salons de l'hôtel Manoir de Bafoussam
le week-end dernier pour discuter entre elles et en face d'elles
avec les instances dirigeantes de l'Union des Populations du Cameroun
au sujet de la participation future des femmes dans les listes électorales
du parti de crabe. Autour de la table, on notait la présence
de Mme Eyango, la présidente nationale de l'UDEFEC, Chantal
Moutongo, Secrétaire générale de l'UDEFEC,
Mme Kamsu Djilo Olga, vice-présidente nationale et présidente
de la section provinciale de l'Union Démocratique des Femmes
Camerounaises, Foka Innocent, le président de la section
provinciale UPC de l'Ouest et Pierre Tatchum, Secrétaire
nationale à la Jeunesse de l'UPC, membre du bureau politique
et représentant personnel de Ndeh Ntumazah, le président
national de l'UPC à ces assises. En bonne place aussi Kwetche
Jean Bosco le très pressenti tête de liste de l'Upc
à la commune rurale de Kongso Bamougoum lors des prochaines
municipales et aussi Yete Mbote Jean Eder secrétaire administratif
représentant le secrétaire général Augustin
Frédéric Kodock. Après le mot introductif du
président de section, la parole est revenue à la présidente
Mme Kamsu Djilo Olga qui a déploré une fois de plus
la faible représentation des femmes dans les instances de
décision du Cameroun en dépit des statistiques qui
affirment qu'elles représentent 52% de la population. Elles
sont 06,5% dans le gouvernement (3 femmes pour 46 ministres et secrétaires
d'Etat), 05% à l'Assemblée nationale (10 femmes pour
180 députés), 0,29% de maires (2 femmes maires pour
338 magistrats municipaux).
Au-delà du constat, les femmes de l'UPC s'étaient
obligées à mieux réfléchir sur les voies
et moyens d'accroître leur représentativité
au sein des instances dirigeantes du parti. Avec l'aide des
hommes
appelés à moins d'égoïsme. Les échanges
ont permis de comprendre que cela était possible, mais il
vaut mieux attendre la publication des listes électorales
de l'UPC pour s'assurer que l'approche " Gender " ici
célébrée serait une réalité.
PION TRIBAL
Sur un tout autre plan, ces assises qui se tenaient à Bafoussam
au même moment où un comité directeur de l'Upc
était convoqué par le Pr. Henri Hogbè Nlend
ministre de la recherche scientifique et technique, ne pouvait pas
ne pas être influencées par ce dernier. Dès
17 heures, les uns et les autres des dirigeants provinciaux de l'UPC
à l'Ouest allaient eux aussi connaître leur poussée
d'adrénaline après que des informations leurs soient
parvenues sur la personne de celui que le Pr. Hogbè avait
choisi d'en faire son président du comité directeur.
Feyou de Happi puisqu'il s'agit de lui, se plait-on à dire
ici fait partie des militants qui ont fait défection depuis
plusieurs mois. Absent de toutes les réunions de l'UPC à
l'Ouest depuis au moins un an, il n'avait même pas assisté
aux obsèques de Clément Dantsé l'ancien président
provincial de l'UPC en novembre dernier. N'empêche aux dires
d'un membre du bureau provincial qu'il a été "
ressuscité pour jouer au nouveau Bamiléké de
service du Pr. Hogbè Nlend en froid ces derniers temps avec
Tchoumba Ngouankeu son ancien pion tribal ".
En tout état de cause, le congrès annoncé
par le Pr. Henri Hogbè Nlend pour les 13 et 14 avril prochain
est le deuxième du genre après celui des 6 et 7 avril
prochain annoncé lui par des militants " dissidents
"(sic) réunis au cours d'une Convention de l'UPC il
y a une dizaine de jours dans un hôtel de Douala avec la bénédiction
du Pr. Hogbè Nlend qui y avait dépêché
un représentant. Tant à la réunion de Hogbè
Nlend que celle de la Convention de Douala, Dr. Mack Kit et Moukoko
Priso qui animent une autre branche non négligeable de l'UPC
n'ont été signalés. Rappelons néanmoins
que Ntumazah et Kodock qui eux revendiquent la légalité
de l'UPC sont opposés à tout congrès avant
les élections, l'essentiel de l'énergie de l'UPC à
leurs dires, devant être orienté à ces échéances.
Une affaire à suivre.
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