Edition Mondiale
Directeur de Publication - Publisher : Michel Eclador PEKOUA Bafoussam, Cameroun
Premier Journal Camerounais d'informations régionales en ligne.


Noël NGAHANE

Femmes et politique

L'UDEFEC prête à la bagarre électorale

Bafoussam a abrité le week-end dernier une réunion des femmes de l'UPC. Il est plus que question pour la moitié du monde de faire entendre sa voix lors des prochaines élections politiques

Bien que l'Union Démocratique des Femmes Camerounaises (UDEFEC) soit la première organisation politique féminine de l'histoire du Cameroun affiliée à un parti politique, l'UPC notamment, une boutade voudrait qu'on puisse beaucoup plus l'identifier à sa cadette l'OFRDPC, où comme on dit encore l'OF-UPC. Au-delà de l'appellation, ces femmes ont donc occupé les salons de l'hôtel Manoir de Bafoussam le week-end dernier pour discuter entre elles et en face d'elles avec les instances dirigeantes de l'Union des Populations du Cameroun au sujet de la participation future des femmes dans les listes électorales du parti de crabe. Autour de la table, on notait la présence de Mme Eyango, la présidente nationale de l'UDEFEC, Chantal Moutongo, Secrétaire générale de l'UDEFEC, Mme Kamsu Djilo Olga, vice-présidente nationale et présidente de la section provinciale de l'Union Démocratique des Femmes Camerounaises, Foka Innocent, le président de la section provinciale UPC de l'Ouest et Pierre Tatchum, Secrétaire nationale à la Jeunesse de l'UPC, membre du bureau politique et représentant personnel de Ndeh Ntumazah, le président national de l'UPC à ces assises. En bonne place aussi Kwetche Jean Bosco le très pressenti tête de liste de l'Upc à la commune rurale de Kongso Bamougoum lors des prochaines municipales et aussi Yete Mbote Jean Eder secrétaire administratif représentant le secrétaire général Augustin Frédéric Kodock. Après le mot introductif du président de section, la parole est revenue à la présidente Mme Kamsu Djilo Olga qui a déploré une fois de plus la faible représentation des femmes dans les instances de décision du Cameroun en dépit des statistiques qui affirment qu'elles représentent 52% de la population. Elles sont 06,5% dans le gouvernement (3 femmes pour 46 ministres et secrétaires d'Etat), 05% à l'Assemblée nationale (10 femmes pour 180 députés), 0,29% de maires (2 femmes maires pour 338 magistrats municipaux).

Au-delà du constat, les femmes de l'UPC s'étaient obligées à mieux réfléchir sur les voies et moyens d'accroître leur représentativité au sein des instances dirigeantes du parti. Avec l'aide des …hommes appelés à moins d'égoïsme. Les échanges ont permis de comprendre que cela était possible, mais il vaut mieux attendre la publication des listes électorales de l'UPC pour s'assurer que l'approche " Gender " ici célébrée serait une réalité.

PION TRIBAL

Sur un tout autre plan, ces assises qui se tenaient à Bafoussam au même moment où un comité directeur de l'Upc était convoqué par le Pr. Henri Hogbè Nlend ministre de la recherche scientifique et technique, ne pouvait pas ne pas être influencées par ce dernier. Dès 17 heures, les uns et les autres des dirigeants provinciaux de l'UPC à l'Ouest allaient eux aussi connaître leur poussée d'adrénaline après que des informations leurs soient parvenues sur la personne de celui que le Pr. Hogbè avait choisi d'en faire son président du comité directeur. Feyou de Happi puisqu'il s'agit de lui, se plait-on à dire ici fait partie des militants qui ont fait défection depuis plusieurs mois. Absent de toutes les réunions de l'UPC à l'Ouest depuis au moins un an, il n'avait même pas assisté aux obsèques de Clément Dantsé l'ancien président provincial de l'UPC en novembre dernier. N'empêche aux dires d'un membre du bureau provincial qu'il a été " ressuscité pour jouer au nouveau Bamiléké de service du Pr. Hogbè Nlend en froid ces derniers temps avec Tchoumba Ngouankeu son ancien pion tribal ".

En tout état de cause, le congrès annoncé par le Pr. Henri Hogbè Nlend pour les 13 et 14 avril prochain est le deuxième du genre après celui des 6 et 7 avril prochain annoncé lui par des militants " dissidents "(sic) réunis au cours d'une Convention de l'UPC il y a une dizaine de jours dans un hôtel de Douala avec la bénédiction du Pr. Hogbè Nlend qui y avait dépêché un représentant. Tant à la réunion de Hogbè Nlend que celle de la Convention de Douala, Dr. Mack Kit et Moukoko Priso qui animent une autre branche non négligeable de l'UPC n'ont été signalés. Rappelons néanmoins que Ntumazah et Kodock qui eux revendiquent la légalité de l'UPC sont opposés à tout congrès avant les élections, l'essentiel de l'énergie de l'UPC à leurs dires, devant être orienté à ces échéances. Une affaire à suivre.


 
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