Audrey TOUHOU
Session parlementaire
Le RDPC
poursuit son boycott
La première séance plénière
de session parlementaire en cours a eu lieu le 15 mars dernier.
Trois projets de lois ont été déposés
devant les élus du peuple. Plus qu'à la séance
d'ouverture le 5 mars 2002 les députés RDPC ont brillé
par leur absence. Renouvellement oblige.
La séance a en réalité duré 5 minutes
même s'il a fallu aux honorables 1heure 15 minutes d'attente
du président, le très honorable Cavaye Yegue Djibril.
Cinq (5 ) minutes, le temps pour lui de présenter de façon
globale les excuses des députés du Rassemblement Démocratique
du Peuple Camerounais sans toute fois dire qu'au lieu de se rassembler
ils ont été dispersés sur le terrain du renouvellement
des organes de base. Ils ont peut-être compris que le théâtre
de la séance d'ouverture était sans objet. Raison
pour laquelle il a choisi de " faire économie des mandat
" Puisque les porteurs de mandats eux-même étaient
absents. Les sièges vides permettaient à tous les
présents de compter 17 députés RDPC. Et pour
une fois depuis le début de la législature l'opposition
était majoritaire. Mais pour faire quoi ? Dans tous les cas
le président a fait son job. Il a présenté
les trois projets reçus même s'ils doivent attendre
le retour des parlementaires RDPC pour être étudiés
en commissions. Le premier est le projet de loi n°713/PLJ/AN
" autorisant le président de la République à
ratifier la convention N°182 de l'Organisation Internationale
du Travail sur les pires formes du travail des enfants et l'action
immédiate en vue de leur élimination ". Ce projet
définit les pires formes de travail des enfants et les dangers
que cela représente pour cette génération fragile.
Le second est le projet de loi n°714/PLJ/AN instituant un code
d'investissement au Cameroun. Le troisième est le projet
de loi n°715 instituant un code général des Impôts
dans notre pays. Les parlementaires qui les ont reçus s'en
serviront en attendant d'en recevoir d'autres.
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