Gabriel YOUBI
ONEL/SDF
En toute
convivialité
La salle de conférence de l'Hôtel
Azur a servi de cadre vendredi dernier à une tripartite entre
l'Observatoire National des Elections (ONEL), le Social Democratic
Front (SDF) et les autorités administratives de la province
du Centre. Cette rencontre intervient à 24 heure de la date
butoir donnée par le parti de Ni John Fru Ndi pour piloter
lui-même ses inscriptions sur le terrain.
Me Acha Mofor, la vice-présidente de l'ONEL vient de marquer
de précieux points au terme de la rencontre tripartite qu'elle
a tenue avec les responsables du SDF et des autorités administratives
du Centre. Puisqu'elle a réussi à désamorcer
la bombe du SDF qui menaçait de procéder lui-même
à des inscriptions pour contourner les blocages des autorités
administratives. Le pari gagné de cette rencontre marathon
qui a duré près de 8 heures d'horloge est que le SDF
sans être totalement satisfait a néanmoins accepté
de suspendre son mot d'ordre d'inscrire sur les listes électorales
dans la province du centre tel que stipulait le mémorandum
envoyé à l'ONEL. Un délai de deux semaines
ayant été donné aux autorités administratives
pour mettre su pied les commissions de contrôle et supervision
des opérations électorales. Le Social Democratic Front
a convenu d'attendre voir ce qui va se passer d'ici la fin du mois.
Tout comme les participants à cette rencontre ont convenu
de n'exiger des citoyens qui désirent s'inscrire aucune autre
pièce officielle que la carte nationale d'identité
qu'elle soit informatisée ou dans l'ancienne formule. Un
consensus aux forceps tant certaines autorités administratives
ont jusqu'ici beaucoup de peines à se départir des
vielles habitudes et qui se comportent, onze ans après le
retour au multipartisme, comme si l'on continuait à vivre
dans le cadre du parti unique. La rencontre de vendredi dernier
a ainsi permis de constater que certains chefs de terre ne lisent
même pas le code électoral ou alors qu'ils le font
mais décident de ne pas l'appliquer. Ce qui a de temps en
temps choqué Me Acha Mofor qui a durant les assises joué
le rôle de médiatrice entre les deux camps au départ
diamétralement opposés et qui en début de la
rencontre se regardaient comme des chiens de faïence. Le cas
le plus sidérant reste celui de ce sous /préfet tout
puissant dans son territoire de commandement où il aurait
par lettre demandé aux chefs de blocs de procéder
aux opérations d'inscriptions sur les listes électorales
et de les lui transmettre en violation des prescriptions de transparence
reconnues par la loi. On peut louer l'initiative de l'ONEL qui a
pu obtenir la participation des préfets et sous/préfets
à la rencontre. Même comme ces derniers, ne se sentant
pas caressés dans le sens du poil, ont quitté la salle
avant la fin des travaux. Conséquence le communiqué
final a été lu en leur absence. Ce qui jette déjà
un léger doute sur leur volonté réelle d'appliquer
sur le terrain les décisions prises au cours de cette rencontre
que certains -n'eût été le coup de point du
MINAT -voulaient boycotter. Pourtant elle a montré son importance
par l'éducation que les participants ont reçu à
travers la lecture et l'interprétation de certaines dispositions
du code électorale. Le SDF a ainsi compris que les registres
de réclamation se trouvent dans les sous-préfectures
où ils doivent porter leur griefs conformément à
l'article 16 du code électoral au lieu de saisir directement
l'ONEL. La vice-présidente de l'ONEL a également fait
comprendre que pour être membre d'une commission de supervision
et de contrôle, le parti doit d'abord déclarer sa volonté
de se présenter dans la circonscription concernée.
Pour dire que ce ne sont pas tous les partis qui présenteront
les candidats dans toutes les circonscriptions électorales.
Parlant par exemple des élections municipales, Me Acha Mofaw
a affirmé que jusqu'à nos jours seuls 45 partis sur
170 enregistrés au MINAT ont manifesté leur volonté
d'y prendre part.
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