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De
l’Oua à l’Union africaine
Le futur de l’Afrique n’a jamais suscité autant d’intérêt
par le passé. D’un bout à l’autre du continent, l’unité
est aujourd’hui la revendication suprême des Africains. Le troisième
Forum pour le développement de l’Afrique (ADF III) qui s’est achevé
le 8 mars à Addis-Abeba , a permis de le constater à travers
les interventions des participants venus de tous les horizons. Mais au
moment où les chefs d’Etat s’apprêtent à lancer l’Union
africaine au sommet de Durban en Afrique du sud en juillet 2002 pour remplacer
l’Oua, il est difficile de dire si les dirigeants africains ont pris les
dispositions nécessaires pour en finir avec les erreurs du passé.
Les bonnes politiques sont-elles déjà mises en place dans
les différents pays? L’Afrique aux prises avec les conflits de toutes
sortes, la pauvreté, le non-respect des droits de l’homme et des
normes de la démocratie… peut-elle réellement être
unie dans quelques mois? Que signifie l’intégration économique
dans la pratique ? Un parlement africain pourra-t-il fonctionner d’une
manière efficace? Et qu’en est-il d’une banque centrale et d’une
monnaie unique? Sera-t-il possible d’instaurer un passeport unique pour
tous les Africains comme c’est actuellement le cas au sein de l’Union européenne,
afin que tous les citoyens de l’Afrique soient libres d’aller et venir
à travers le continent sans avoir besoin de recourir au visa ?
A l’issue d’une conférence à la Commission économique
pour l’Afrique à Addis-Abeba en Ethiopie, Le Messager a rencontré
le Secrétaire Général de l’O.U.A., l’ Ivoirien Essy
Amara, chargé depuis juillet 2001 de conduire la transition vers
l’Union africaine. Il apporte ici un éclairage à toutes ces
préoccupations et fait le bilan à mi-parcours de sa mission.
Entretien.
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