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Dir. de Publication - Publisher :
Pius NJAWE
Douala, Cameroun |
| A Weekly Electronic Publication of the GMM Group - Hebdo electronique publié par le groupe GMM |
| CAMEROUN
A tout vent de Daniel RIM R.D.P. Confusions “Malgré tout et en dépit de nombreuses précautions prises, quelques erreurs ont pu se glisser par inadvertance (sic) dans ces listes et sur certains noms, de manière à créer la confusion”. Ainsi s’excuse l’appareil du RDPC à propos des nominations des superviseurs des élections en cours au sein des organes de base du Grand Parti National. Nominations effectuées par le secrétaire du Comité central et impliquant aussi bien des militants que des non militants, des vivants que des morts récents et anciens, etc. Des “erreurs” commises “par “inadvertance”. Mon Dieu, qu’auraient-elles
été, si elles s’étaient glissées exprès,
consciemment? On a échappé à une catastrophe!
Une “étourderie” qui, même excusée, laisse penser que cette dame, à défaut de militer actuellement dans les rangs du parti, en a au moins fait partie à un moment où à un autre dans le passé. On tremble alors à l’idée que Joseph-Charles Doumba aurait pu ainsi “ressusciter” les Fru Ndi, Ndam Njoya, Garga Haman et d’autres “anciens” en dissidence, dont les noms doivent traîner dans les archives là-haut. Ce sera sans doute pour les prochaines caravanes... Une “erreur” qui, étourdie ou non, “cale” définitivement la mauvaise réputation et le rejet de cet organisme et de ses membres, agents présumés de la transparence électorale façon Renouveau, à laquelle le RDPC est d’ailleurs seul à croire. Curieux, non? Les esprits aigris et les dénigreurs systématiques ne s’empêchent pas de penser - à tort, évidemment - qu’en “mouillant” ainsi la sémillante vice-présidente de l’Onel, par ailleurs militante de Transparency International et du Cerac de Chantal Biya, cette “inadvertance” viserait à déstabiliser et à décrédibiliser pour de bon la bande à Kwayeb, constituée pour les besoins de la cause du RDPC mais qui donne de mauvais signes d’irrévérence, et se permet publiquement des polémiques avec le Minat, laboratoire aguerri et bastion inexpugnable des “arrangements” électoraux pas très orthodoxes. Tout est possible dans notre capharnaüm, n’est-ce pas?
• La femme du président national est la présidente nationale des femmes. Ses sorties privées et ses ONG sont des sorties et des ONG d’Etat. • Le S.G. du Comité central (non élu) a rang de ministre d’Etat, et il est traité comme tel, dans le protocole d’Etat et les caisses publiques. Il convoque ministres et députés par voie de presse, et les envoie en mission aux frais des structures étatiques où ils exercent. • Nommé annuellement par le président national du parti, le président de l’Assemblée nationale, pouvoir législatif, est régulièrement mis en mission en qualité de “représentant personnel” du chef de l’Exécutif. Confusion! • Le Premier ministre est, en pleine fonction et en permanence, le directeur de campagne du président - candidat. C’est son véritable et unique rôle. Confusion. • Les caisses de l’Etat et des organismes parapublics sponsorisent le Parti, dont les “militants” oublient souvent d’honorer les cotisations, comme le révéla un jour feu Emah Basile, trésorier général. C’est ainsi que les “grands” qu’on envoie en campagne n’ont pas à demander le “papier” au secrétaire général, puisque, membres du parti au pouvoir, c’est eux qui “gèrent le papier” de ce pays. C’est ainsi également qu’un ex-DGA de la Sopecam, alors suppléant au Comité central, partait en mission du Parti avec un véhicule, 300 litres de carburant, une journaliste et un chauffeur, le tout, y compris ses propres frais de mission... aux frais de la société éditrice de Cameroon Tribune. On en passe... • Les fonctionnaires nommés à des postes, et ceux qui lorgnent les nominations de jour et de nuit, deviennent d’office cadres du parti. C’est ainsi que les ministres, DG et autres chefs de service, qu’on n’avait jamais vus auparavant dans quelque comité de base, se précipitent au village dès la diffusion du décret présidentiel, (s’) offrent à profusion les pagnes-uniformes, chantent et dansent au rythme et à la gloire du RDPC et de son chef . C’est ainsi encore que le trésorier peut envoyer des “factures” de cotisations aux nouveaux promus de l’Administration, l’acceptation de la promotion valant adhésion au Parti. C’est également ainsi que les (sous) préfets et autres agents du “commandement” sont soumis à l’obligation de résultats, non pas en bonne gouvernance, mais en détournement de suffrages au profit du parti. On en Passe... • Pour l’agitation et la propagande, on ratisse large, promesses et chantage à l’appui: les écoliers et étudiants, malgré le slogan bien connu, (“l’école aux écoliers...”), sont des OJR sans le savoir; les sportifs sont habillés à l’effigie du président national, jusqu’aux lointains Jeux Olympiques; les médecins sont enrôlés dans le SAMU/RDPC, désertant leurs hôpitaux malades; les chefs traditionnels, “auxiliaires de l’Administration”, sont naturellement aussi des auxiliaires du Parti, avec toutes les délégitimations et crises que cela entraîne: les actions des “élites” et toutes leurs manifestations villageoises sont dédiées au régime. Confusions... • Les médias d’Etat, dits “de service public”, servent allègrement
et sans états d’âme professionnels, les intérêts
particuliers du Parti. Voyez-les ces jours-ci : pleins de “renouvellement
d’organes de base”, alors que tous les partis représentés
à l’Assemblée disposent de tranches réservées
à leurs communiqués...
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