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Publication - Publisher : Pius NJAWE Douala, Cameroun |
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Liberté
de la presse
Les deux journalistes ont été entendus par les commissaires divisionnaires Jean Joël Ondo et Roger Alexis Cham pour « trouble à la lordre public » . Les gros bonnets qualifient dacte de sabotage la publication, dans lédition de Mutations de ce mardi, dune enquête sur le malaise qui prévaut actuellement dans la police camerounaise. Vous êtes montés par des policiers mécontents. Mais votre plan a échoué, ont déclaré en substance les collaborateurs de Minloo Medjo. A loccasion, ils ne manqueront pas dexprimer tout le mécontentement de leur patron par rapport à cet article de presse. Les deux hommes de presse ont ensuite été libérés en milieu de journée, non sans avoir été intimidés par des flics apparemment très ébranlés par la mise à nu des pratiques qui ont cours dans leur milieu. Comme désormais de coutume, la confrérie sest mobilisée pour dénoncer avec la dernière énergie cet énième acte dintimidation qui instruit davantage sur linsécurité dans laquelle travaillent les journalistes camerounais. Le Club des journalistes solidaires du Cameroun saisit dailleurs cette occasion pour une mise au point: les hommes en tenue ne sauraient ne sauraient se substituer au rédacteur-en-chef dun journal, pour apprécier le choix des textes à publier. De plus, la protection des sources dinformation demeure un principe sacré, et devra donc cesser dêtre un objet de chantage permanent ou de persécution politique. Cet acte survient alors que les journalistes de la presse dite privée, accrédités pour la couverture des assises de la 71ème Assemblée générale de lOrganisation internationale de police criminelle (dont les travaux ont débuté depuis lundi dernier dans la capitale camerounaise), ont été interdits daccès dans la salle de conférence du Palais des congrès. |
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