Dir. de Publication - Publisher : Pius NJAWE
Douala, Cameroun
A Weekly Electronic Publication of the GMM Group - Hebdo electronique publié par le groupe GMM

Amaroli
Best seller!
A.T.D.


Actuellement, Amaroli 1 et Amaroli 2 sont les ouvrages les plus demandés à la librairie Messapresse à Douala.


La première commande, effectuée en juin 2001, a tardé à s'écouler. Sans doute parce que les gens ne savaient pas encore que ces livres y étaient disponibles. Mais les choses sont passées très vite et aujourd'hui, ils en sont à la 7e commande. "Le stock d'Amaroli 2 qui était là le mois dernier a été très rapidement écoulé. Il n'en reste plus rien alors que les gens continuent d'en demander", indique une vendeuse. Pourtant, ce "nouveau diamant" n'est d'ailleurs pas exposé sur les rayons. Il est vendu un peu comme en cachette. "La majorité de gens qui viennent demander ont passé des commandes", affirme-t-elle avant de fouiller sous le comptoir pour retirer "la dernière pièce d'Amaroli 1 qui reste". Puis, elle précise : "cet exemplaire est resté parce que les gens préfèrent Amaroli 2 par rapport à Amaroli 1". En effet, le "2" a une prétention scientifique et méthodique aérée alors que le "1", écrit par 5 auteurs mais toujours édité aux Editions Vivez Soleil, est davantage un recueil de témoignages des personnes qui se soignent avec les urines.

Et le prix? Une fortune! Au départ, Amaroli 1 ou 2 coûtait entre 14.000 et 15.000 f cfa. Mais au fil du temps, ce prix est allé crescendo jusqu'au hisser à 16.300 fcfa pour Amaroli 2 et 18.600 fcfa pour la nouvelle édition d'Amaroli 1 réédité en 2002. D'emblée hors de portée pour le Camerounais moyen, ce prix ne décourage pas pourtant ceux-là même qui ont toujours trouvé qu'un livre camerounais vendu à 10.000 f cfa est extrêmement cher. On se débrouille donc par tous les moyens pour avoir Amaroli, y compris les moyens illégaux. Dans nos cités, Amaroli 1 et 2 sont lâchement contrefaits. Le nombre d'exemplaires photocopié "est de 10 fois supérieur aux livres originaux", confie un opérateur de photocopie à l'entrée de l'Université de Douala. C'est que, chacun veut avoir le livre. Et cela se comprend. Il y a des gens dans la cité qui se comporte comme de véritables ambassadeurs d'Amaroli. On cite volontiers un certain Kentsa, employé à la Sonel, qui était l'une des premières personnes à faire connaître Amaroli. La plupart des personnes qui viennent chercher le livre évoquent régulièrement son nom. Comme lui, il y a à Douala, des gens qui font la campagne de l'urinothérapie. Comme si c'était une religion!


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