Dir. de Publication - Publisher : Pius NJAWE
Douala, Cameroun
A Weekly Electronic Publication of the GMM Group - Hebdo electronique publié par le groupe GMM

Recensement des votes

La Sanaga Maritime de nouveau sur la sellette
Francis Ampère SIMO


Des griefs formulés par l'Upc et le Mldc sont susceptibles de conduire à une nouvelle annulation du scrutin s'ils sont retenus par la commission Atangana qui remet sa copie à la Cour suprême ce mardi.


La Commission de recensement des votes des législatives partielles du 15 septembre a ouvert ses travaux vendredi dernier par l'examen des procès-verbaux de la circonscription électorale de la Sanaga Maritime qui aura retenu son attention pendant toute une journée. Fidèle à sa tradition, ce département a à nouveau fait parler de lui. Ce, par la spécificité des griefs formulés par les partis politiques d'opposition qui convoitaient les sièges de députés mis en jeu le 15 septembre. Invitant les 23 membres de la commission à relever dans le procès-verbal à transmettre à la Cour suprême, les représentants de l'Upc et du Mldc au sein de la commission ont égrainé tout un chapelet d'irrégularités observées le 15 septembre dans cette circonscription électorale. Lesquels selon eux doivent entraîner l'annulation des législatives partielles.

Le ton a été donné par le Dr Marcel Yondo, président National du Mldc. "Il n'y a pas eu vote à Maloh. Mais, l'autorité administrative a réussi le tour de force de dresser un procès-verbal fictif sur lequel sont consignés les résultats des élections dans cette localité où aucun bureau de vote n'a ouvert ses portes". De plus ajoute-t-il, "les bulletins de votes du Mldc de Kumba centre se sont plutôt retrouvés dans la Sanaga Maritime". Et pour faciliter la victoire du parti au pouvoir dans cette circonscription où seulement 40096 électeurs ont voté sur les 70232 inscrits, confie l'ancien ministre, "les mandataires et scrutateurs de mon parti ont été chassés des bureaux de votes, arrêtés et incarcérés de telle sorte qu'ils n'ont pas pu suivre les opérations de votes et de décompte des voix". Malheureusement pour le président du Mldc, il n'aura pas la possibilité de faire constater ces irrégularités par un exploit d'huissier. Les autorités administratives lui ayant clairement indiqué qu'il n'avait pas qualité pour le faire après qu'il les ait saisies par une demande timbrée.

« Menace pour la démocratie »

Le représentant du Minat au sein de la commission, M. Hagbe Mathieu soutiendra que toutes ces accusations relèvent de l'affabulation et que les procès - verbaux sont là pour indiquer que les opérations électorales se sont déroulées dans le calme et sans incidents. Ce qui poussera le président du Mldc à sortir de ses gongs. "Ces P.V. sont fabriqués de toutes pièces. Ils ne rendent pas compte de ce qui s'est passé sur le terrain. Et l'Onel, sans lui denier son rôle tend, à protéger l'Administration. Les repères juridiques qui nous servent de base de travail au sein de cette commission ne permettent pas la manifestation de la vérité", vocifère t-il. Ce déploiement de l’opposition s'avérer n'être que de l'agitation. Ce d'autant que l'Onel dont les Pv font foi en cas de contestation a indiqué au sortir de sa dernière assemblée générale portant sur l'évaluation des partielles du 15 septembre tenue le 18 septembre à son siège que "les législatives partielles se sont déroulées sans incidents majeurs" et que, par conséquent "l'observatoire n'a pas relevé de sérieuses irrégularités".

Outre les recours introduits par l'Upc et le Mldc qui demandent l'annulation des élections législatives partielles dans la Sanaga Maritime et le Nkam, le greffe de la Cour suprême a enregistré 12 autres recours en annulation portant le capital des ces recours à 14. Les principaux émanent du Sdf qui a introduit deux recours : un dans la Mifi et le second dans les Bamboutos. Le Rdpc, une fois de plus demande l'annulation du scrutin dans la circonscription de Kumba Centre. Les représentants de l'Udc, l'Undp et l'Ufdc ont affirmé que leur parti a jugé inutile d'introduire des recours. "L'Undp n'a pas introduit de recours", assure Me Ehongo Nemes avocat du parti de Bello Bouba. Ousman Guetor, le représentant de l'Ufdc renchérit : " à quoi serviraient ces recours qui sont systématiquement rejetés par le conseil constitutionnel". Plus philosophe, M. Enang A Jang de l'Udc ajoute : "les prestations de la haute juridiction de notre pays depuis le 30 juin ont considérablement découragé et démobilisé le peuple et les partis et constituent même une menace pour la survie de la démocratie dans notre pays. Dans de telles conditions, mon parti n'a pas jugé utile d'introduire des recours ".


copyrights messager@wagne.net

BACK TO MESSAGER