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Dir. de
Publication - Publisher : Pius NJAWE Douala, Cameroun |
| A Weekly Electronic Publication of the GMM Group - Hebdo electronique publié par le groupe GMM |
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Le Nord en déperdition
Le mémorandum qui accuse
A ce titre, aucune invite à la réflexion ne mérite dêtre écartée, encore moins dêtre tournée en dérision, simplement par ignorance des vrais enjeux ou pour des raisons inavouables tant la noblesse des mobiles laisse à désirer pour certains esprits de critique. A notre avis, lessentiel réside dans un refus catégorique de la fatalité, dans une quête responsable de paix et de justice sociale, dans un souci constructif de créer lespoir, car un avenir meilleur et valorisant est toujours à la portée des peuples conscients de leurs droits légitimes, et déterminés à les faire respecter coûte que coûte, face aux forces des ténèbres et du mal. Le mal ne pullule que quand il est toléré, comme le dirait subliment Saint-Vincent-de-Paul. Cest ainsi que, débarrassées de tout complexe réducteur, de toute fausse pudeur et de tout sentiment de culpabilité imméritée, des Elites du Grand-Nord, comme promis depuis le 31 juillet 2002, livrent à une méditation citoyenne ce Mémorandum confiné dans ses grandes lignes certes, mais suffisamment significatif pour faire comprendre ce qui se passe dans cette grande région de non-droit, de non-développement et de non-citoyenneté, par ailleurs livrée à lomnipotence des coupeurs de route et des autorités officielles qui rivalisent avec une égale expertise dans lart de semer linsécurité et de racketter les populations meurtries, appauvries, malades, analphabètes et dont la vie na que la valeur de celle dun sous-homme et dun citoyen de seconde zone enfermé dans son ghetto, sans papiers didentité nationale dans un pays policier où tout déplacement donne lieu à de contrôles aussi capricieux que mafieux. Certes ce mémorandum requiert lattention des décideurs
et autres pouvoirs publics aux fins de réparations éventuelles.
Mais il soffre surtout à la réflexion prioritaire
: Ceux qui sont capables de générosité politique trouveront ici matière à conforter leur noble combat pour la liberté et le progrès pour tous. A ceux qui veulent décourager les initiateurs de la présente démarche par le dénigrement et autres procès dintention, de même quà ceux qui se targuent de les intimider en agitant un climat dinsécurité et de suspicion autour des «mauvais Nordistes», nous servons lindignation dun jeune journaliste qui traduit si bien létat desprit de la majorité des populations du Grand-Nord : «Lorsque certaines Elites du Grand-Nord engagent une réflexion sur lavenir et le devenir de notre pays, ils ont à leurs trousses les services spéciaux, comme si la concertation nest que lapanage et le monopole de certaines régions». (sic) Pour rassurer tout le monde, nous affirmons de façon péremptoire, que celui qui a souffert de larbitraire na plus peur de larbitraire. Pour rassurer tout le monde, nous affirmons de façon péremptoire, que celui qui a souffert de larbitraire na plus peur de larbitraire. Comme aucune forme dopportunisme ne peut justifier quun homme de conscience puisse applaudir la mise à mort ou lagonie de ses parents, de sa communauté, de sa région ou de sa nation, il importe de livrer à tous ceux dont légoïsme étouffe lintelligence et brouille la vision, le questionnement révolté de ce notaire originaire du Nord : «Pourquoi nos élites fonctionnaires et commerçantes poussent-elles nos populations, à grand renfort de billets de banque, de sacs de mil, de trafic dinfluence, à choisir le Rdpc, pour le maintenir par tous les moyens et même par la fraude ?» «Comment peut-on être élites instruite issue de ce peuple meurtri et le piéger comme on la fait avec autant de zèle et de cynisme ?» En définitive, dans ce Cameroun où le temps semble sarrêter tant limmobilisme est pesant et oppressant, tout espoir de mouvement en direction dun changement toujours possible, est étroitement tributaire de la générosité politique de lElite, de la clairvoyance des leaders politiques et dopinion ainsi que dun encadrement plus serré et plus judicieux de nos masses même dans un environnement institutionnel vicié comme le nôtre. En tout état de cause, le plus grand défi du Cameroun daujourdhui étant la promotion dune démocratie véritable et face à la nécessité impérieuse de la réfondation de lopposition, le Grand-Nord en toute lucidité entend - contre vents et marées - apporter une contribution qui soit à la mesure de son importance historique, stratégique et démographique. Que le Tout-Puissant Chapitre I Les quelques lignes suivantes constituent les principaux repères
de nature à établir la marginalisation effective des élites
des provinces septentrionales dans la gestion des affaires du pays. Sous-représentation du Grand-Nord au sein des structures dEtat Il faut noter que le Grand-Nord cest 4 575 000 habitants répartis entre les trois provinces septentrionales en sus des 2 100 000 ressortissants du Grand-Nord disséminés dans toutes les villes et villages du Grand-Sud pour une population camerounaise de 14 134 032 (estimation Pnud et Minpat horizon 1995 base recensement de 1987 et publiée en février 2000), soit environ 47 % du total national. A/ Rappel historique Dans le souci de faire participer toutes les parties du pays à la gestion des affaires publiques, les premiers responsables de la République avaient instauré une politique dite déquilibre régional. Cette politique avait pour avantage certain, de donner des chances égales à tous. Mais, afin de punir collectivement le Grand-Nord, cette politique déquilibre a été volontairement et progressivement rompue par le Renouveau. Cest à cet effet que fut abandonnée lapplication du décret nº 82/407 du 7 septembre 1982 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret nº 75/496 du 3 juillet 1975 fixant le régime général des concours administratifs. Ces textes avaient formellement arrêté le principe de la répartition du nombre de places entre les candidats suivant leur région dorigine. Aussi bien pour les concours directs que pour lentrée dans les établissements nationaux de formation. Ces quotas devaient tenir compte de limportance démographique et du taux de scolarisation des provinces. En plus, entre 1983 et 1986, un très grand nombre de cadres nordistes furent méthodiquement expurgés des centres de décision (Ministères, Sociétés dEtat, Armée, Police, Diplomatie, etc.) Les postes protocolaires de première importance quon nous attribue, président de lAssemblée, président du conseil économique et social et autres, nont aucune emprise sur la vie quotidienne de nos populations confrontées à la sous-scolarisation chronique, au manque dinfrastructures de base, au manque deau, à la pauvreté croissante, à la famine, à la maladie, etc. Comme conséquence, le Grand-Nord est aujourdhui totalement marginalisé au sein des administrations de la République. Alors que le Grand-Nord représente environ 47 % de la population du pays, nos effectifs au sein de la Fonction publique natteignent guère 3 %. Et cest une situation qui saggrave dannée en année. La conséquence économique immédiate est que les fils du Grand-Nord ne reçoivent que moins de 3 % de la masse salariale que lEtat verse à ses agents. Concrètement, sur les 28 milliards mensuels, les fils du Nord eux, reçoivent moins dun milliard, pendant que les autres reçoivent plus de 27 milliards. Dans ces conditions comment le développement est-il possible quand on sait par ailleurs que lEtat ninvestit plus dans le Grand-Nord, que les hommes daffaires du Grand-Nord sont pratiquement exclus des marchés publics et que linitiative privée y est embryonnaire. Sous dautres cieux, une telle politique de déséquilibre et de marginalisation à outrance est source de conflits tragiques que nous ne saurions souhaiter à notre pays. Les cas du Rwanda et du Burundi en sont des illustrations éloquentes. B/ Manifestations concrètes du phénomène La sous-représentation du Grand-Nord sur léchiquier
national se vérifie dans tous les domaines de la vie publique :
1- Au niveaux des Institutions républicaines a/ Assemblée Nationale c/ Gouvernement 2- Au niveau des Administrations Publiques A la présidence de la République, sur 100 responsables de haut rang (du Sg au chef de division) seuls 9 sont originaires du Grand-Nord. Alors quils devaient être 40 au moins. Dans les services du Premier ministre, la situation nest guère meilleure. En effet sur 83 responsables, 6 seulement sont issus des provinces septentrionales. Là aussi, ils auraient dû être au moins 30. Dans les autres départements ministériels dimportance la situation est pire.
3- Au niveau des sociétés dEtat En dehors de la Sodecoton dont le siège est à Garoua et où léquilibre est à peu près respecté, dans toutes les autres sociétés importantes, les fils du Nord brillent par leur absence. A la direction nationale de la Banque centrale, le directeur national est le seul haut cadre du Grand-Nord au niveau du siège. Le cas de certaines sociétés retient lattention : La Crtv Du directeur général aux chefs de stations en passant par les responsables des services techniques et administratifs, centraux comme extérieurs, il y a exactement 100 responsables dont 3 seulement sont originaires du Grand-Nord. Malgré tout le tapage fait à ce sujet dans un numéro récent de Dikalo, le ministre de la Communication et le directeur général sont restés imperturbables : quelques chauffeurs et veilleurs de nuit y représentent le Grand-Nord. Même les deux présentatrices qui faisaient illusion ont disparu de lécran. Même exclusion concernant les programmes : rien nest diffusé concernant la culture du Grand-Nord, excepté une cassette et toujours la même, que lon passe à la télévision en période préélectorale. Ceci confirme une volonté délibérée détouffement des cultures soudano-sahéliennes. Au Nord, en fait de Radiodiffusion, cest celle du Nigeria ou du Tchad quon écoute, tandis que les stations dArab Sat envahissent les écrans de télévision. Le Feicom Dans la plupart des entreprises importantes, les fils du Grand-Nord sont
contraints à la figuration. Ils ont souvent rang et prérogatives
de directeur mais on ne leur confie jamais une direction opérationnelle.
Il faut noter par ailleurs que les directeurs généraux de Crtv, Feicom, Cnps, Camtel, Sic, Crédit foncier, Labogénie, Ceneema, Art. etc sont tous de la province du Sud. Si on peut nous donner des coquilles vides comme lAgence délectrification rurale, la Caisse dépargne postale, on se garde bien de nommer des cadres du Grand-Nord à la tête des grandes entreprises comme celles citées plus haut ou comme à la Snh, la Sonara, la Scdp, la Camair, la Sni, le Port Autonome de Douala où seuls 2 fils du Grand-Nord sont en fonction sur 28 responsables, etc A lAgence de régulation des marchés publics sur 33
responsables jusquau rang de chef déquipe, il ny
a que 2 fils du Grand-Nord alors que 16 sont du Centre-Sud-Est. Cest
ici le lieu de souligner la situation combien pitoyable de nos hommes
daffaires, victimes résignées de lostracisme
du régime : Tous nos hommes daffaires sont réduits aux petits négoces (farine, sucre, riz et autres) de très faible plus-value. Depuis lavènement du Renouveau, plusieurs hommes daffaires du Grand-Nord ont dû arrêter toute activité parce que harcelés et rackettés par des fonctionnaires véreux, puis privés du soutien des banques et exclus des marchés de lEtat. Tout cela relève dune volonté politique bien appuyée et savamment mise en oeuvre. Lobjectif est clair et trouve sa justification dans la suspicion rampante, insidieuse et tenace à lencontre des Nordistes qui eux, continuent naïvement de soutenir le régime. Dans le Cameroun du Renouveau, tout se passe comme sil y avait une division du travail implacable entre le bétail électoral du Nord et les seigneurs dailleurs. Mais si le Nord ne prend pas fortement conscience de sa triste condition et continue à ne pas sunir pour se battre comme un seul homme, il disparaîtra. Tant pis pour tous les peuples du Nord. Aujourdhui le peuple du Grand-Nord ne sert que de marche-pied et de bétail électoral. Il nest plus possible de continuer de se voiler la face comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Plus royalistes que le roi, certains dentre nous vont jusquà brutaliser leurs propres familles et les habitants de leur village pour les obliger à soutenir un système aussi inique et félon qui se nourrit de la discrimination, et qui de toute façon sabstient de leur témoigner sa reconnaissance. Un tel opportunisme plutôt suicidaire, nest justifiable ni devant Dieu, ni devant les hommes, ni devant lhistoire. Chapitre II Indifférence ou insouciance du pouvoir face aux problèmes
du Grand-Nord 1- Les épidémies Chaque année le Grand-Nord est frappé, de façon récurrente, par deux épidémies : le choléra pendant la saison des pluies et la méningite en période de forte chaleur. Malgré la régularité de ces épidémies qui font pourtant de nombreuses victimes, le ministère de la Santé na jamais cru devoir anticiper. Il intervient généralement quand le mal est déjà fait. Cest souvent le Tchad qui assure la couverture vaccinale des populations camerounaises du Logone et Chari et du Mayo Danaï, lorsque ces épidémies sont annoncées. Dune manière générale, il faut relever un
fait : 2- La sécheresse Le niveau de pluviométrie dans lAdamaoua aujourdhui correspond à ce quil était dans lExtrême-Nord dans les années 50, soit environ 1200 mm par an. Cest dire que la désertification est un phénomène réel qui est accentué par une forte poussée démographique et une urbanisation rapide. Afin de limiter lavancée du désert, lopération Sahel vert avait été mise en oeuvre et avait permis de planter des milliers darbres à lépoque. Labandon de cette opération marque le désintérêt des pouvoirs publics et des autorités actuelles par rapport à ce programme dimportance. Plus condamnable encore est lindifférence irresponsable du gouvernement vis-à-vis de laide internationale disponible dans ce domaine, alors que les pays comme le Tchad, le Burkina Faso, le Niger, le Mali bénéficient de financements et dappuis techniques multiformes de la part de la communauté internationale. Au Cameroun aucune politique de maîtrise et de gestion de leau nest vraiment mise en oeuvre, alors quen dépendent étroitement toutes possibilités damélioration des revenus et des conditions de vie des populations du Grand-Nord paysannes. Le ministère de lEnvironnement et des forêts créé à cet effet, ne soccupe plus aujourdhui que de lexploitation du bois où la corruption génère dimportants revenus au profit des responsables de ce département ministériel et de tous autres intervenants. Ainsi donc, les aléas climatiques exposent-ils nos populations
à une précarité alimentaire quasi-chronique. Tant pis pour les habitants des zones indexées comme étant de lopposition! Ainsi va la République du Renouveau revu et corrigé, pour exportation dans le Grand-Nord. 3- La sous-scolarisation De tout temps, le Grand-Nord et lEst ont été considérés comme étant les régions les moins scolarisées du Cameroun. Dans le Grand-Nord, pendant que le taux de scolarisation est en baisse depuis 20 ans, le gouvernement reste indifférent, comme le montre le tableau ci-dessous qui décrit éloquemment la situation. Provinces Pop. Nbr.e Nbre. (Population : estimation Pnud et Minpat à lhorizon 1995 à partir des chiffres du recensement de 1987 publiée en février 2000). Si dans la province du Nord il y a un lycée pour 94 000 habitants, dans la province du Sud cest un lycée pour 17 000 habitants. Ces chiffres sont fortement aggravés par le fait que lenseignement privé est très faible dans le Grand-Nord du fait de la grande faiblesse des revenus des populations. A titre dexemple, en 2000-2001 les effectifs de lenseignement privé ont été de 231 771 élèves dans la province du Centre, de 288 455 élèves dans la province du Littoral et seulement de 47 133 dans la province de lExtrême-Nord, de 27 624 dans la province du Nord, et de 21 866 élèves dans lAdamaoua. Il faut par ailleurs relever pour le déplorer que ces établissements publics connaissent une carence chronique denseignants : lEtat ne recrute pas en nombre suffisant des enseignants originaires du Grand-Nord et ceux originaires du Sud refusent de travailler dans le Grand-Nord. Malgré cette situation alarmante bien connue des pouvoirs publics, le gouvernement non seulement ne fait aucun effort significatif pour réduire cet écart grâce aux fonds publics, mais refuse dorienter vers le Grand-Nord laide extérieure destinée à la construction des établissements scolaires. Pour mémoire, la récente et importante aide japonaise en est lillustration : cette aide de 32 milliards de f cfa répartie en deux phases de 16 milliards chacune a permis la construction de plusieurs dizaines détablissements à Douala, à Yaoundé et dans la province du Sud. Il est prévu une troisième phase destinée à la construction de 11 établissements scolaires dans la province de lOuest. Nest-ce pas là une volonté manifeste daggraver la sous-scolarisation du Grand-Nord? Sagissant de lenseignement primaire, la situation est infiniment plus grave. Aucune école primaire dans le Grand-Nord na le nombre dinstituteurs nécessaire à son fonctionnement normal. Face à cette démission de lEtat, on enregistre aujourdhui une prolifération décoles dites écoles des parents. Dans de telles structures, les parents construisent eux-mêmes les salles de classe en matériaux précaires et provisoires et recrutent des enseignants évidemment sans formation pédagogique quils paient malgré leur très grande faiblesse de revenus. Alors quailleurs des ordinateurs sont installés dans des écoles primaires et maternelles, dans le Grand-Nord il nest pas rare de voir des classes de 200 élèves assis à même la terre. En matière de formation dinstituteurs, il faut noter quil nexiste aucune école normale dinstituteurs de lenseignement technique (Eniet) dans tout le Grand-Nord. Quant aux écoles normales dinstituteurs de lenseignement général (Enieg), leur nombre est bien en dessous de la moyenne nationale. A titre dexemple, il y en a 4 dans la province du Sud pour une population de 443 000 habitants et 3 dans la province du Nord pour une population de 1 316 000 habitants. En plus, ces écoles situées dans le Grand-Nord, ont des effectifs délèves instituteurs plus faibles. Dans lenseignement supérieur, le Grand-Nord est complètement absent de la direction des 6 universités du pays. Pas un seul recteur, et sur les 23 doyens de faculté un seul du Grand-Nord. Tout ceci, conjugué à lappauvrissement des parents, hypothèque dangereusement la formation universitaire de nos enfants : moins de 2% détudiants des universités sont du Grand-Nord. Que penser du centre de formation professionnelle rapide de Pitoa dont les bâtiments sont construits et les machines disponibles sur place, le tout abandonné aux intempéries depuis 20 ans, le centre nayant jamais ouvert ses portes? La coopération allemande qui a financé ce projet dans le souci de promouvoir la formation des filles et fils du Nord se heurte ici à une forte absence de volonté politique. Comment peut-on objectivement envisager lavenir dans une situation pareille? Dans tous les cas, on sait quen vingt ans le Renouveau aura contribué inexorablement à la détérioration de tous les indices de développement humain dans les trois provinces septentrionales avec en prime le mépris vis-à-vis de nos populations habilement enveloppées dans un sentiment de culpabilité et de peur de revendiquer. Dans ces conditions, vouloir par la force transformer le Grand-Nord en fief électoral du Rdpc tout en hypothéquant durablement son avenir, en lexcluant obstinément du tissu économique et administratif national est humainement incompréhensible, politiquement révoltant, et intellectuellement insultant. Plus insultant est le fait de croire que les Nordistes ne sen rendront pas compte et que de toute façon ils ne sauront jamais sentendre pour faire bloc, empêtrés quils sont dans lanalphabétisme, la misère et lopportunisme. |
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