Afrique centrale, mauvaise élève en Tic 03/11/2008 - Lu 1331 fois
| Les Etats membres de la Ceeac ont présenté leur diagnostic de l'appropriation des Tic dans leurs pays respectifs. Les problèmes sont nombreux et freinent le développement.
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Tout le monde s'accorde à dire que les télécommunications et les technologies de l'information et de la communication (Tic) sont essentielles pour permettre l’accroissement de la productivité dans un pays et l’amélioration de la qualité de vie des populations, malheureusement, le secteur des télécommunications des Tic n'est pas encore développé dans la plupart s pays membres de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (Ceeac). Les défaillances concernent notamment certains domaines comme l’harmonisation des politiques et des réglementations nationales en télécommunications et Tic, l'établissement des infrastructures large bande d'interconnexion des pays, le renforcement des capacités en Tic, etc.
Pour faire face à cette situation, le secrétariat général de la Ceeac s'est fixé pour objectif de doter la communauté économique de documents de base orientation et de définition de ses actions en matière d’harmonisation des politiques et des réglementations nationales, ainsi qu'au développement des infrastructures de base de la société de l'information. Un objectif
qui devrait être réalisé d'ici le 1er décembre 2008. C'est à cet effet qu'un atelier s'est tenu mardi 28 octobre, à Douala. Il a porté sur la validation du diagnostic du secteur des télécommunications et des Tic en Afrique centrale. Il est question, pour les délégations des 10 pays membres de la Ceeac, de mesurer les changements, mener une réflexion sur les problèmes du secteur dans la sous-région, et fixer une liste des axes stratégiques d'intervention de la Ceeac et de ses partenaires à partir de 2009.
La question des Tic est primordiale pour un réel développement de la sous-région Afrique centrale. Selon Emmanuel Kamdem Nzikou, représentant du secrétaire général à l'atelier, la Ceeac est confrontée à une forte tarification des prestations dans ces domaines et à une difficile accessibilité aux moyens et services. " Cela entraîne la non-compétitivité des entreprises et une privation des citoyens à la formation et à l'information ", souligne cet expert en Tic. Le retard est considérable par rapport à d'autres pays. La fibre optique, par exemple, n'existe pas réellement en Afrique centrale. " Plusieurs villes en Afrique centrale sont des points d'atterrissement de la fibre optique. Mais il faut construire des infrastructures pour la transporter dans le reste du pays ", explique Emmanuel Kamdem Nzikou.
Le Cameroun illustre à loisir les problèmes des pays membres de la Ceeac en matières de télécommunications et Tic. Et les experts s'accordent à dire qu'il faut plus d'infrastructures. Le manque d'infrastructures entraîne une élévation des coûts de productivité. Alors qu'au Sénégal l'Internet à haut débit coûte 30 000 Fcfa par mois, au Cameroun il faut débourser quatre fois plus d'argent. L'Angola, le Burundi et la Rdc, membres de la Ceeac appartiennent à d'autres communautés régionales où les Tic sont très avancées. La Ceeac devrait se mettre au pas.
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