ECOVOX

BILLET
Eugène Fonssi
Je soupçonne nombre d'ONG de n'être ni plus ni moins que des prostituées allongées dans le lit de ... l'Etat, du parti au pouvoir ou de quelque obscure organisation maffieuse bourrée de fric sale. Leurs acoquinements diurnes et nocturnes que n'éclairent ni leurs propos sibyllins ni leurs parcours embrouillés sont pour moi des indicateurs de leur forfaiture et des signes qui ne trompent pas sur leur perfidie.
Je les soupçonne de n'être que des sources de captage de fonds dont elles distraient une bonne partie à leur profit au lieu d'en consacrer l'essentiel aux populations pour lesquelles elles disent se battre. Le train de vie princier qu'elles affichent, leur goût du clinquant et leur discours alambiqué disent leur manque de sérieux, s'ils ne révèlent pas tout simplement leur vraie nature toute de duplicité constituée.
Je les crois incurablement opportunistes et foncièrement soumises aux mouvements éoliens de la conjoncture, toutes choses qui leur confèrent une identité... élastique : représentantes auto-proclamées de la société civile quand elles sentent une odeur de dollar flotter au loin, elles se disent spécialisées dans les questions d'équité sociale quand elles subodorent chez un partenaire financier un penchant pour cette option ; selon les circonstances, elles sont tour à tour compétentes en études d'impact environnemental, en gouvernance urbaine, en recherches océanographiques, en biotechnologies, en droit de l'environnement, en résolution des conflits, en animation sociale, en techniques de communication... même si elles ne comptent en leur .... sein.... qu'une seule personne.
Oui, les ONG uniperson-nelles (ONGU) existent : légalement et dans les médias qui en font leurs choux gras, à temps et à contretemps. Les personnes non gouvernementales (PNG), ça existe aussi et ça prospère à l'ombre de la bienveillance et de la bénédiction des bailleurs de fonds. ONG, ONGU ou PNG, elles sont toutes, sans exception, dotées de compétences...multidisci-plinaires qui leur permettent, entre autres, de... couvrir d'oripeaux moralisateurs leurs aspirations secrètes et leurs rêves d'épiciers.
Avec ça, vous me soupçonneriez de complaisant si je ne soupçonnais pas de telles coteries de rouler essentiellement pour elles-mêmes, pour leurs mentors d'ici et d'ail-leurs et de rouler... la société civile qui tend malheureusement à devenir ce que le peuple est pour les politiciens dans nos républiques bananières.