ECOVOX

Jean
PLIYA est un homme à plusieurs dimensions.
Enseignant de formation, il a dispensé des cours
dans plusieurs universités d'Afrique et d'Europe.
Dans la haute administration de son pays,
ce haut cadre béninois a occupé plusieurs fonctions :
Directeur du Cabinet du Ministre de l'Education Nationale, Directeur du Cabinet
du Président de la République,
Ministre de l'Information et du Tourisme,
Recteur de l'Université Nationale du Bénin, etc.
Prédicateur hors pair, l'écrivain met aujourd'hui
son talent au service de sa foi.
Apôtre du Renouveau Charismatique, il sillonne l'Afrique, l'Europe, l'Amérique,
les Antilles,
pour parler du salut en Jésus.
Il draîne des foules immenses qui viennent l'écouter
et guérir de certains maux.
Jean PLIYA se définit comme un Africain authentique.
Son uvre est comme un témoignage de l' histoire récente de l'Afrique
dont il a été témoin et acteur .
ECOVOX l'a rencontré lors de son dernier
passage au Cameroun.
ECOVOX : Enseignant, écrivain, homme politique,
naturopathe et aujourd'hui prédicateur du Renouveau Charismatique. Quel
est le fil conducteur de cet itinéraire somme toute hors du commun ?
Jean PLIYA : Le fil conducteur, c'est que je suis chrétien.
Tout ce que je suis et fais, je le suis et je le fais comme Saint Paul l'a dit,
par la grâce de Dieu. Je prie pour que cette grâce de Dieu en moi
ne soit pas vaine. Comme écrivain, j'ai témoigné pour mon peuple,
pour les petits, pour les pauvres, pour ma civilisation qui est écrasée.
A travers les écoles, les syndicats, la politique, j'ai voulu vivre le
même engagement. L'évangélisation est venue tout couronner, parce
que j'ai voulu témoigner comme chrétien. La littérature, c'est
un plaisir pour moi ; mais j'ai voulu témoigner, partager. Parce que c'est
quand on partage qu'on est riche.
ECOVOX : Qu'est-ce que le Renouveau Charismatique ?
J.P. : Le Renouveau Charismatique existe dans l'Eglise Catholique
depuis 1967. C'est le fruit du Concile Vatican II. L'une des vocations du Renouveau
Charismatique, c'est de propager la parole de Dieu, le feu de l'Esprit Saint.
Dans le Renouveau, les chrétiens qui ont reçu tous les sacrements
vivent pleinement leur foi. Grâce à cette plénitude de l'Esprit
Saint, ils sortent du doute, de la peur et de l'orgueil. Au cur du Renouveau
Charismatique, se trouvent la conversion, la vie sainte et la prière.
ECOVOX : Le Renouveau Charismatique ne semble pas bien
perçu dans l'Eglise Catholique. Comment l'expliquez-vous ?
J.P. : Les protestants et les pentecôtistes vivaient le Renouveau
avant les catholiques. Quand les Catholiques ont commencé, on a dit qu'ils
font comme les protestants. C'est vrai que dans certains milieux de l'Eglise,
le Renouveau n'est pas bien perçu. Mais si le Renouveau Charismatique est
hostile à l'Eglise Catholique, qu'on le supprime ; s'il est pour l'Eglise,
s'il fait de bonnes choses, qu'on l'encourage et qu'on l'étudie. L'essentiel
du Renouveau, c'est la prière la plus conséquente, c'est le pardon
accordé, c'est la rupture avec les sectes, les fétiches et les marabouts.
Le Renouveau Charismatique est radical.
ECOVOX : Pensez-vous que Dieu vous a donné plus de talents ?
J.P. : Je rends grâce à Dieu pour tous les talents qu'il
m'a donnés. Et le premier talent qu'il m'a donné, c'est mon corps.
Il m'a montré ce qui donne la santé. C'est pourquoi je ne mange pas
de la viande, ni ne prends du sucre. Je suis végétarien depuis et
je tiens le coup depuis 1972. Je ne mange que des fruits, du fromage, du yaourt,
du miel et beaucoup de légume. Si j'ai écrit des livres de santé,
c'est parce que le Seigneur m'a guéri et par ce moyen, j'ai voulu partager.
ECOVOX : Partout où vous passez, des foules immenses accourent. Quels sentiments
vous animent quand vous voyez tout ce monde devant vous ?
J.P. : Je me dis : "comme les hommes ont besoin de Jésus
!" Je dis au Seigneur : "je vais leur parler de toi ; ils vont t'entendre".
Ils ont besoin de Jésus et ne le savent pas. S'ils voulaient lui parler
directement, il serait encore plus comblé. Mais ils ne croient pas qu'ils
en sont capables. Quand je vois les gens venir en grand nombre, j'éprouve
une grande joie de leur parler de Jésus. Et s'ils viennent, c'est parce
que le Seigneur fait des signes pour toucher chacun d'eux.
ECOVOX : Est-ce que les gens ne viennent pas surtout
pour les guérisons miraculeuses que vous accomplissez ?
J.P. : Ce n'est pas moi qui guéris. Je ne suis qu'un envoyé,
un disciple qui annonce la Bonne Nouvelle, qui prêche Jésus-Christ.
J'ai annoncé l'Evangile, j'ai proclamé la Bonne Nouvelle. J'ai dit
: "Jésus est vivant, il est dans le Saint Sacrement". Je n'ai
touché aucun malade. J'ai dit à ceux qui étaient là de dire
eux-mêmes à Jésus de venir toucher la partie malade de leur corps.
Ils l'ont fait, et Jésus a opéré ses miracles.
C'est donc Jésus lui-même qui guérit. C'est lui qui fait les
miracles. Quand Jésus passe au milieu des gens, il fait toujours du bien.
S'il y a des malades qui guérissent, c'est le signe que Jésus est
près . C'est donc Jésus qui guérit et non moi qui ne suis qu'un
commissionnaire. Mais comme le Seigneur opère des signes dans le Renouveau,
beaucoup courent après les guérisons. Ils veulent les signes et les
résultats. Mais ce faisant, ils ratent l'essentiel. L'essentiel du Renouveau
comme je l'ai dit plus haut, c'est la conversion, la vie Sainte et la prière.
ECOVOX : Quel crédit faut-il accorder à ces
guérisons spectaculaires ?
J.P. : Quand le Seigneur est en train d'aborder une chose, il le
fait savoir dans le cur. C'est le pouvoir de l'Esprit Saint que l'on vit
dans le Renouveau Charismatique. Le charisme, c'est la prière pour la guérison.
C'est le Seigneur qui le donne. Je ne suis pas né avec. Si je ne suis pas
fidèle à ce que dit le Seigneur, ça peut se perdre. Le Seigneur
donne aussi la parole de reconnaissance. Quand le Seigneur passe au milieu des
gens qui proclament son nom, il fait des signes. C'est ce qui se passe dans
les guérisons. Après, ceux qui veulent donnent leur témoignage
et font ressortir les signes de guérison.
Il y a des grands rassemblements où l'on annonce qu'il y aura des miracles.
Il y a de nombreuses tentatives de recherche de secours hors des voies de l'Evangile.
Il y a aussi des doctrines qui parlent de méditation transcendantale et
tous les ordres ésotériques (Rose-croix, Franc-maçonnerie). Ce
sont des portes ouvertes au démon. Il faut y ajouter les Eglises qui se
disent guérisseuses. Elles prétendent guérir, mais les gens y
sont plutôt envoûtés, ils ont des troubles quand ils veulent
quitter ces églises.
Face au pouvoir du diable, l'Eglise a beaucoup d'armes : le nom de Jésus,
la puissance des sacrements, notamment le sacrement de l'Eucharistie, la prière
de guérison et de délivrance.
Je n'ai jamais dit qu'il y aura des miracles. Ce qui s'accomplit, c'est Jésus
lui-même qui le fait. Et lorsque j'entends les gens témoigner, je
rends grâce à Dieu.
Vous avez vu des femmes qui ont laissé leurs béquilles et qui dansaient
devant tout le monde. Vous avez vu ce vieux qui a quitté sa chaise roulante,
et s'est redressé jusqu'à marcher. Qui peut dire que c'est une mise
en scène ? Jésus guérit uniquement parce qu'il nous aime. Je
n'ai aucun orgueil parce que je sais que c'est Jésus qui le fait. Combien
d'argent ont-ils donné pour ça ?
ECOVOX : Vous devez être extrêmement sollicité
J.P. : Je ne suis pas à mon propre service. Je suis au service
du Seigneur. Je suis appelé à beaucoup d'endroits : en Amérique,
en Europe, aux Antilles, dans l'Océan Indien. Actuellement, je suis attendu
au Mali, au Burundi, à l'Ile de la Réunion, en France, en Belgique,
sans oublier mon propre pays le Bénin où je dois assumer ma responsabilité
de berger pastoral. Il y a 9 diocèses et je dois les visiter chaque année.
Je remercie le Seigneur qui me donne la force et m'aide à accomplir cette
mission que m'a confiée l'Eglise.
ECOVOX : Pourquoi parlez-vous tant de Marie dans vos prédications ?
J.P. : C'est Satan qui n'aime pas la Vierge Marie, parce qu'elle
a coopéré avec Dieu pour le faire tomber et sauver l'homme. C'est
Marie qui intercède pour le monde. C'est pourquoi il faut lui adresser
des intentions tous les jours. Elle a guéri plein de gens de la drogue,
de la maladie, de la masturbation. Priez donc pour les intentions de la Vierge.
C'est grâce à Thérèse et à Marie que je suis resté
chaste jusqu'à mon mariage à 27 ans. Il y a un grand roman d'amour
entre la vierge Marie et moi. C'est elle qui m'a mené dans tous les chemins
que j'ai parcourus.
ECOVOX : Dans ces conditions, pouvez-vous dialoguer avec un musulman ?
J.P. : Mais combien de fois ai-je été au Mali ? J'ai parlé
à des foules de musulmans au Niger, au Sénégal, en Guinée.
ECOVOX : Qu'est-ce que vous leur avez dit ?
J.P. : Je leur parle de Jésus. Je leur dis que c'est dans les
blessures du Christ que nous avons la guérison. Jésus les touche et
les musulmans disent : "Walaï, Jésus est vivant !". Quand
je suis devant une foule de musulmans, je leur dis : "Vous ne connaissez
pas Jésus. Je suis venu vous l'annoncer, vous le montrer, vous le faire
toucher. Il vous aime. Et il va vous le montrer. Il va vous guérir".
J'ai rencontré une femme intégriste qui détestait les chrétiens
à Bamako. Elle était dans la foule. J'ai annoncé les paroles
de connaissance. Le Seigneur a guéri une personne du cancer de la langue,
et puis une autre, etc. Cette femme a eu elle-même trois guérisons
de Jésus. Elle est montée sur le podium pour témoigner qu'elle
ne connaissait pas Jésus et que vraiment il est saint et vivant. Depuis,
cette femme me suit partout. Je vais parler aux gens. Et puis, ma mère
était musulmane. Je lui parlais de Jésus et elle le vivait selon sa
compréhension. Mes meilleurs amis sont musulmans. Si vous-même vous
priez pour un musulman, Jésus le guérira. Jésus apporte la paix
et la réconciliation dans le monde.
ECOVOX : Vous qui êtes écrivain, quel regard
jetez-vous sur la littérature africaine ?
J.P. : Il m'est difficile de juger globalement la littérature
africaine. Mais en lisant Amadou Kourouma, il me semble que c'est un auteur
toujours actuel. Le problème du pouvoir en Afrique est une préoccupation
actuelle, parce que toute la vie des peuples africains est liée aux décisions
des hommes qui sont au pouvoir. Les guerres, les républiques tribales,
les grands problèmes sociaux, la violence, la pauvreté, la dévaluation,
l'ajustement structurel sont les grands thèmes de la littérature africaine
aujourd'hui. Il faut dire que depuis les uvres des pères fondateurs
de la négritude, les écrivains africains ont forcé le respect
par la variété et la qualité de leurs productions.
ECOVOX : Votre production à vous touche tous les
genres. Aviez-vous une préoccupation précise ?
J.P. : L'écrivain est l'avocat des petits, des pauvres et des
malheureux. Mon dernier roman, Les tresseurs de cordes, parle des gens qui tressent
des cordes pour que les gens aient de l'eau à boire. Je me considère
comme un Africain, attaché à mon coin de terre, mais qui vit dans
le monde. Comme je l'ai écrit quelque part, le sauvetage de l'humanité
dépend de la réussite ou de l'échec de l'aventure de chaque homme.
Je suis en train de penser à une nouvelle qui porterait sur le phénomène
de justice populaire. Il y a aujourd'hui la justice officielle, la justice traditionnelle.
Mais lorsque quelqu'un vole dans un quartier, on le lapide ou alors on lui met
un pneu autour du cou et on le brûle. Pour moi, cela peut être un
thème majeur de la littérature, avec l'éternel problème
de la démocratie.
ECOVOX : Les Editions clé qui ont publié
votre pièce à succès Kondo, le Requin viennent de fêter
leur 35ème anniversaire. Est-ce que vous ne regardez pas avec un peu de
nostalgie ce qu'est cette maison d'édition aujourd'hui ?
J.P. : Les Editions clé avaient voulu être une chance pour
les écrivains africains. Pour cela, elles ont encouragé tous ceux
qui voulaient écrire, les bons et les moins bons. C'est ce qui est à
l'origine d'une certaine dévaluation de la qualité de la production
littéraire.
ECOVOX : Etait-ce un mauvais choix, au regard de ce
que coûtent l'édition et le livre aujourd'hui ?
J.P. : Je crois que c'est la question d'objectif de la maison d'édition.
Si on est complaisant, si le comité de lecture est un peu conciliant et
ne fait pas un tri rigoureux, on va publier n'importe quoi. Une maison comme
L'Harmattan est à l'affût des jeunes talents, et a attiré beaucoup
d'Africains dans tous les domaines. Mais L'Harmattan publie des choses de qualité.
Il ne faut pas céder à la facilité pour avoir une longue liste
des titres édités ou pour satisfaire le goût un peu dévalué
du public. Quant au coût de l'édition aujourd'hui, c'est un autre
débat.
ECOVOX : Vous avez fait l'essentiel de votre carrière dans l'enseignement.
Pensez-vous que l'Afrique a aujourd'hui l'école qu'il lui faut ?
J.P. : L'Afrique a l'école qu'elle mérite, mais elle n'a
pas l'école qu'il lui faut. Elle a l'école qu'elle mérite parce
que notre système scolaire est ce que nous en avons fait. Or, les Africains
ont du retard par rapport aux autres peuples, et il leur faut de meilleures
écoles.
ECOVOX : Nos Etats sous ajustement structurel, ont-ils
les moyens de cette école de qualité ?
J.P. : C'est vrai, l'école de qualité coûte cher.
Elle exige beaucoup d'équipements, d'enseignants bien formés. Elle
exige beaucoup de sacrifices des parents, mais surtout de l'Etat. Si l'Etat
ne fait pas grand chose pour l'école, l'école va mourir. Actuellement,
l'explosion démographique fait que le nombre d'enfants qui frappent aux
portes des écoles est très élevé. Les équipements ne
suivent pas. Les maîtres souffrent des mauvaises conditions de travail
et par conséquent, la qualité de l'école et son produit diminuent.
Mais, c'est notre faute si nous subissons cette baisse de la qualité. Nous
avons l'école que nous méritons à cause de nos mauvais choix
politiques et économiques et du mauvais financement de l'éducation.
La priorité doit être la formation de la jeunesse. C'est le meilleur
choix et la meilleure option pour l'avenir.
ECOVOX : Comment êtes-vous arrivé à
la naturopathie ?
J.P. : J'étais gravement malade et ma vie était en danger.
Ni la médecine moderne, ni la médecine traditionnelle africaine n'ont
pu me soigner. J'ai prié le Seigneur. J'ai eu l'inspiration et la grâce
de trouver les méthodes de guérison : l'utilisation des plantes, des
fruits, des légumes et l'adoption d'un régime sain. J'ai suivi cela
et j'ai retrouvé la guérison. Le Seigneur en me donnant la santé
par cette voie m'a donné les forces pour mieux le servir dans ce domaine.
J'ai eu à rédiger beaucoup de brochures sur les problèmes de
santé. Elles portent sur l'hypertension, les hémorroïdes, le
diabète, les rhumatismes et les maladies des voies génito-urinaires.
ECOVOX : Comment notre école peut-elle valoriser
cette science que d'aucuns appellent le savoir endogène ?
J.P. : C'est une grave question. Le savoir endogène, ce sont les connaissances et les richesses culturelles du milieu. Là aussi, nous avons beaucoup de retard parce que nous formons les gens selon les critères de l'école occidentale. Nos jeunes se fatiguent à se bourrer le crâne de livres d'une culture exogène. C'est vrai qu'avec la mondialisation de l'économie, les cultures tendent à s'uniformiser. Ceux des parents qui veulent donner une bonne formation à leurs enfants et le peuvent les envoient en Occident. Ils en reviennent avec les normes et les règles exogènes, mais sont déconnectés par rapport aux cultures endogènes. J'ai publié des livres de santé et de diététique qui puisent dans ces connaissances endogènes. J'y ai décrit comment on peut soigner avec l'argile, le citron, le ndolé et d'autres plantes africaines. Je le fais depuis des années, mais aucun médecin de mon pays ne fait recours à ces connaissances. C'est pour vous dire combien notre école est encore extravertie.
ECOVOX : Qu'est-ce qui explique cette réticence ?
J.P. : Parce que nous avons été formés comme ça
par nos maîtres extérieurs. Nous considérons ces connaissances
comme des choses de seconde zone. Il y a un étudiant en médecine qui
souffrait d'ulcère d'estomac et voulait consacrer sa thèse à
ce sujet. Je lui ai dit d'intégrer dans sa thèse les éléments
de la pharmacopée traditionnelle avec lesquels je venais de le guérir.
Il a rétorqué que ses patrons n'étaient pas d'accord avec la
méthodologie. Conséquence, il n'a intégré dans sa thèse
que des produits chimiques qu'on utilise, mais qui ne guérissent pas. Il
n'a pas dit un seul mot des produits simples de la pharmacopée de chez
nous dont j'ai publié les recettes et qui guérissent les ulcères.
Vous comprenez donc que l'intégration ou la non intégration des connaissances
endogènes dans nos cursus dépend de nous.
ECOVOX : Vous vous êtes toujours montré très critique vis-à-vis
du pouvoir et de l'argent que vous considérez comme des idoles
J.P. : Il faut dénoncer les uvres stériles des ténèbres.
Le pouvoir c'est l'idolâtrie des forces occultes, comme aujourd'hui, les
gens ont le pouvoir par occultisme. Les francs-maçons, c'est des féticheurs
qui prétendent donner les pouvoirs aux gens, les pouvoirs du diable. Ce
que Satan a proposé à Jésus au moment de la tentation, les hommes
courent après. Voyez nos hommes d'Etat. Quant à l'idôle de l'argent,
il faut la dénoncer surtout quand les hommes commencent à s'y attacher.
J'ai effleuré ce qu'on appelle la discipline de l'Esprit Saint. L'Esprit
Saint dit : "N'ayez pas le cur attaché à l'argent, sinon
vous allez le perdre". Il faut prêcher la conversion. Il ne faut pas
être complexé face aux gens qui sont attachés à ces idoles,
qui font tout de tout à nos sociétés. On peut être Recteur
d'Université sans être rosicrucien et être chrétien sans
être franc-maçon. Voilà pourquoi je jouis de la liberté
des enfants de Roi. Et le Seigneur m'a permis d'écrire le livre Prier comme
un enfant de Roi. On en a fait des centaines de milliers d'exemplaires partout
dans le monde. On l'a utilisé en Chine, aux Antilles, en Europe,... parce
que j'ai consacré le livre à la Vierge Marie. Amen !
Entretien mené le 22 février 1999
par Soeur Marie Philomène NGUEUGAM
et André-Marie YIMGA