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Source : Eco Alerte N°001 Février
Mars 1999
La production de pétrole brut qui
se fera dans le champ de pétrole de Komé,
Miandou et Bolobo du bassin de la Doba au sud du Tchad,
nécessitera la construction d’un oléoduc d’environ
1050 Km pour l’écoulement de ce pétrole jusqu’à
un terminal flottant de stockage et de chargement situé
au sud de la ville de Kribi (Cameroun). Cependant, à
partir de diverses études menées sur le terrain
par le consortium ( Exxon, shell et Elf ), les interrogations
subsistent encore sur les retombées positives de
ce projet.
HISTORIQUE
Les diverses étapes
franchies
1995. Dames et More publie les termes
de référence de l’étude d’impact sur
l’environnement des champs de pétrole de Doba au
Tchad et de l’oléoduc Tchad-Cameroun.
Octobre 1997. La Cotco publie une
étude d’impact sur l’environnement pour la partie
camerounaise en tenant compte des considérations
naturelles, anthropologiques, socio-culturelles et environnementales
puisées dans les références bibliographiques
du Cameroun. C’est à ce moment qu’une large diffusion
est envisagée. Cette large diffusion se heurte à
des observations qui créent la controverse. On craint
que cet immense projet soit plutôt dangereux pour
notre économie et notre écosystème.
Début 1998. Un mélange
d’inquiétude et de colère renforce la polémique
et la Cotco publie en février "le plan de
gestion de l’environnement ". Ce plan présentera
malheureusement des limites qui seront décelées
par des experts provenants des ONG, des organisations internationales
et des chercheurs indépendants. Le plan de compensation
tel que présenté a du mal à répondre
aux attentes des populations tel qu’en témoignent
diverses descentes sur le terrain des ONG indépendantes.
La consultation ONG/Cotco du 7 au 13 octobre s’efforce de
repréciser les études faites. Une promesse
apparaît dès lors : il y aura une prise
en compte effective des réserves pertinentes faites
par les ONG.
Février 1999. La consultation
commencée en 1998 semble porter des fruits. Une autre
publication de la Cotco a lieu. Elle est intitulée
"comparaison des alternatives possibles, fondation
pour l’environnement, programme d’amélioration environnementale
pour les peuples autochtones vulnérables ".
Cette publication faite à l’attention des ONG ou
du public apporte des améliorations ou à défaut
des justifications pour des options choisies. On se demande
seulement si ces améliorations visent effectivement
à préparer le bien-être tant exhibé
des populations. Car une fois de plus, le système
de communication dirigée que nous dénommons
à juste titre le "faite vos remarques nous
corrigerons " n’a pas permis un véritable
débat et a cassé toute velléité
d’approfondissement d’analyse sur les points faibles. Cette
manière d’enfermer les opinions et les observations
dans un couloir (pas celui du pipeline) n’est pas une option
salutaire pour le dénouement du projet. Les divers
aspects de l’obstruction physique ne peuvent se justifier
que si un certain nombre de réalités sont
pris en compte.
Cependant, les interrogations subsistent
toujours. Le projet, tel qu’il a été conçu,
a-t-il vraiment autant de retombées que les concepteurs
l’ont préconisées ? A quoi s'expose-t-on
en cas de surestimation des externalités ? Tout le
monde est dans l’expectative. Et les responsables du projet
que sont : Esso, Shell, Elf ainsi que la Cotco et les
gouvernements impliqués n’ont qu’à se remuer.
Différents aspects
de l’obstruction physique
Il s’agit ici des difficultés à
mettre en œuvre un projet nouveau dont le site idéal
serait adjacent à l'empire du Pipeline.
Il s’agit de façon non limitative :
- des voies de communications terrestres ;
- de l’éventualité des gisements des ressources
naturelles du sous-sol ;
- des risques à caractère exceptionnel.
A ces considérations, sera ajoutée
l’insuffisance de la prise en compte réelle des contraintes
socio-économiques et environnementales qui, d’un
point de vue pratique, soulève par rapport à
oléoduc, toute une autre dimension d’obstruction
Obstruction observée
au moment de la conception des réseaux routiers dans
la région traversée par le pipeline
Pendant plus de trente années que
le projet durera (construction et exploitation), tout projet
routier ou de chemin de fer qui sera tardivement conçu
pour franchir le pipeline se heurtera à la présence
de celui-ci. Il se pose alors la question de savoir si une
anticipation a été faite à ce niveau
Le développement et l’expansion
dans les régions destinées à recevoir
l’oléoduc entraîneront de nouveaux besoins
de franchissement des sites désignés pour
le couloir du pipeline (ceci avec ou sans pipeline). Etant
entendu que le pipeline ne pourra qu’accroître ces
besoins, l’obstruction se manifestera à deux niveaux.
La nécessité de concevoir
et de réaliser des ouvrages de franchissement en
intégrant la présence du pipeline qui en général
fondé à 1 mètre seulement de la surface.
Ces contraintes seront observées tant au niveau de
la conception que de la réalisation avec un accroissement
très sensible des coûts. La répercutions
de ces contraintes sur autant de site qu’il y aura nécessité
de franchir
Il y aura l’obligation de contourner ou
la limitation des zones de franchissement pour remplir les
besoins de sécurité, en avec en retour l’obligation
de modifier certains tracés afin de se conformer
aux exigences sécuritaires. En plus, il n’y a pas
de procédure d’intervention en cas de déversement.
Comment peut-on, dans le contexte socio-économique
du projet, pallier en temps réel aux incidents susceptibles
d’apparaître à tout moment et à tout
point sur 1000 km environ du pipeline ? Beaucoup de
restrictions doivent être faites pour le franchissement.
Ce problème semble ne pas préoccuper
les intervenants au premier chef, car on admet dans l’étude
comparative des alternatives de février 1999 (p.2-4)
que l’option préférée, qui consiste
à utiliser le réseau ferré entre Douala
et Ngaoundal et à améliorer et entretenir
les routes et pistes situées à proximité
de l'oléoduc sont économiquement viable. Du
point de vue voies de communication, les options ont été
orientées pour satisfaire à la construction
du pipeline, sans tenir compte de nouveaux problèmes
posés par celui-ci.
Non prise en compte des
réalités géologiques et minières
Il y a un fait majeur escamoté,
mais qui semble grave. Il n'y a aucune maîtrise des
matières précieuses du sous-sol dans les différentes
zones préconisées pour le passage du pipeline
jusqu'à ce jour. Ceci peut réveiller notre
attention sur le scénario où après
avoir fini d'exécuter le projet, d'autres études
mettent en évidence l'existence des minerais précieux
dans les différentes zones utilisées pour
le pipeline. Il y aura une fois de plus la nécessité
de prendre en compte l'obstruction du pipeline devant cette
nouvelle réalité. La prise en …
Projet d’exportation
tchadien - Plan de compensation au Cameroun
Prix maximum proposés
en FCFA pour les cultures et arbres cultivés
Cotco payera le prix manimum
moins le prix payé par la République du Cameroun
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Product
|
Produit
|
Nom
scientifique
|
Rdc
|
Cotco
|
Rdc
|
Rdc
|
Rdc
|
Rdc
|
Cotco
|
Cotco
|
Cotco
|
Cotco
|
Cotco
|
|
Densite maximum selon
Décret 1981 Pids/ha
|
Nouvelle desnsité
maximum proposée pieds/ha
|
Tarif par m² des jeunes
plants Décret de 1981
|
Tarif par m² des plants
adultes Décret de 19981
|
Tarif par plan jeune
Décret de 1981
|
Tarif par plan adulte
Décret de 1981
|
Nouveau tarif en mono
culture par m²
|
Nouveau tarif en poly
Culture par m²
|
Nouveau tarif pour
plant
|
Nouveau tarif pour
le plan adulte
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Méthode de
comptage
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Medecinal plants
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Plantes médecinales
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Cincona
|
Quinquina
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10.000
|
10.000
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75
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200
|
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|
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7.507
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2000 ?
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Par m²
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Voacanga
|
Vocanga
|
Vocanga spp
|
-
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250
|
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600
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1.200
|
|
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2.400
|
5.000
|
Par arbre
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Pygeun
|
Pygeun
|
|
-
|
250
|
|
|
500
|
1.000
|
|
|
2.000
|
4.000
|
Par arbre
|
|
Yohimbe
|
Yohimbe
|
Pausinystalia Y.
|
-
|
250
|
|
|
500
|
1.000
|
|
|
2.000
|
4.000
|
Par arbre
|
|
Shade trees
|
Arbres d'ombragd
|
|
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|
|
|
|
|
|
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Shade trees
|
A d'ombrage
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100
|
|
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500
|
1.000
|
|
|
5.000
|
1.000
|
Par arbre
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Other culitvated Trees
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Autres arbres cultivés
|
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|
|
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Other cultivated trees
|
Autres arbres cultivés
|
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100
|
|
|
1.000
|
2.000
|
|
|
1.000
|
2.000
|
Par arbre
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Source : Dames an more (Cotco) - Octbre 1998
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