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L'espace de communication des acteurs du développement

Ecologie Lexique Ecologique
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D E F

 

D
Décodage :

 Processus par lequel un récepteur transforme les signes des messages encodés par la source en cognitions.

Degré d'aspiration :

 Le statut socio-économique qu'un individu veut atteindre par ses activités futures. Comme facteurs importants ici, nous avons ses expériences par rapport au succès, la difficulté des tâches, les normes de l'environnement social et les facteurs personnels.

Démonstration :

 Méthode de vulgarisation qui montre comment une action peut être accomplie et/ou quels en sont les résultats.

Développement agricole :

 Changement dans les techniques et l'organisation de la production agricole visant à obtenir une meilleure situation. Généralement, les paysans utilisent davantage les résultats de la recherche agricole et l'agriculture est plus orientée vers les cultures commerciales que les cultures vivrières.

Diagnostic-prescription (modèle) :

 Méthode par laquelle le vulgarisateur fait le diagnostic de la nature d'un problème et donne une solution.

Diffusion :

 Processus par lequel une innovation est communiquée par certains canaux, durant un certain temps, parmi les membres d'un système social.

Direction autoritaire (voir bureaucratie) :

 Manière de diriger dans laquelle le(s) chef(s) fixe(nt) les objectifs et codes de comportement d'un groupe. Le directeur ne tient pas compte des opinions des membres du groupe au sujet des décisions. Les directeurs comptent sur l'obéissance des membres du groupe.

Directif :

 Tentative de changer le comportement des autres par la discussion, en donnant sa propre vision sans prêter aucune attention aux idées des autres (ou de l'autre), ou dans l'hypothèse que  chacun connaît les idées des autres.

Discours :

Conférence ou réunion tenues part un orateur face à un auditoire assez nombreux.


 

E
Ecologie :

 L'écologie est un terme qu'on utilise très souvent, à tort ou à raison, comme synonyme du terme environnement. Cette expression se définit comme l'étude des conditions d'existence entre ces êtres d'une part, entre ces êtres vivants et le milieu d'autre part. En fait, les fortes relations avec le milieu social, avec les modes de pensée, avec les facteurs économiques… constituent la principale caractéristique de l'écologie. Donald WORSTER oppose deux attitudes extrêmes de l'écologie qu'il appelle l'écologie arcadienne et l'écologie impérialiste. L'écologie arcadienne est celle qui considère la nature avec humilité et romantisme, et qui suscite la recherche d'un mode de vie en harmonie avec la création. D'où la naissance des mouvements de protection de la nature qui voient la nature d'un point de vue plus affectif que scientifique. Pour les tenants de cette conception, non seulement l'Homme fait partie intégrante de la nature, mais celle-ci a une valeur intrinsèque. Elle est équilibrée et stable. Pour l'écologie impérialiste, au contraire, la nature n'a de valeur que celle que l'Homme lui attribue pour l'exploiter.

Economie d'échelle :

 Economie réalisée du fait de produire (ou commercialiser) à grande échelle. Le coût unitaire d'une production tend alors à diminuer lorsque le volume de celle-ci augmente. Il est ainsi moins coûteux de clôturer une seule parcelle de cent hectares que cet lopins de un hectare chacun. Rares sont cependant les économies d'échelle en agriculture. Du fait de l'importance des tâches relatives à la surveillance des cultures (ou des animaux) et des coûts en déplacement et transport qui en résultent, on assiste même parfois au contraire à de réelles déséconomies d'échelle. Les rendements réalisés sur un seul lot de mille hectares sont souvent très inférieurs à ceux obtenus sur dix parcelles de 100 hectares. Cette chute des rendements annule presque toujours les gains de productivité réalisés par ailleurs du fait des moindres coûts en clôtures et de l'utilisation des matériels à grande échelle.

Ecosystème :

 Système constitué par l'ensemble des êtres végétaux et animaux vivant dans un milieu physique donné  en interaction étroite avec ce dernier. Des relations complexes (synergie, complémentarité, concurrence…) lient ces êtres vivants entre eux et à leur environnement physique. Rares sont aujourd'hui les écosystèmes totalement naturels. La plupart de écosystèmes ont déjà été plus ou moins profondément artificialisés (et fragilisés) par les interventions des sociétés humaines.

Effets indirects :

 Effets des projets qui se manifestent au niveau des catégories d'agents directement concernés par ces projets : l'Etat, ses organismes impliqués dans les interventions et les agents à qui ces dernières sont directement destinées.

Effets indirects amont :

 Effets des projets qui se manifestent au niveau des catégories d'agents directement concernés par ces projets, du fait d'assurer l'approvisionnement en intrants, matériels et crédits aux agents directement impliqués.

Effets indirects aval :

 Effets des projets qui se manifestent au niveau des catégories d'agents directement concernés par ces projets, du fait d'assurer la transformation, le conditionnement, le transport et la commercialisation des produits fournis par les agents directement impliqués.

Effet induits :

 Effets d'entraînement qui se manifestent de façon relativement diffuse sur l'ensemble de l'économie du fait de la répartition des nouveaux revenus engendrés par les projets : il s'agir d'effets accélérateurs ou multiplicateurs.

Effet de serre :

 L'effet de serre est dû à l'accumulation dans l'atmosphère de gaz produits par l'activité humaine et qui, transparents aux radiations solaires visibles, absorbent au contraire le rayonnement infrarouge émis par la terre. Ces gaz sont pour l'essentiel le gaz carbonique (CO2), mais aussi le monoxyde de carbone (CO), le méthane (CH4), les oxydes d'azote (NOx) et les cholorofluorocarbures. On a calculé que la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère s'était accrue de quelque chose 25 % depuis le milieu du siècle dernier et quelle continue d'augmenter au rythme de 0,5 % par an. Celle du méthane, dans le même temps, a progressé de 115 % et se poursuit à raison de 1 % par an. Nombre de scientifiques estiment que la hausse moyenne de température de la terre de 0,7° C depuis un siècle est imputable à ce phénomène. Cet effet de serre risque de se traduire, à plus ou moins long terme, par un réchauffement terrestre général, entraînant un relèvement au niveau des mers et des changements climatiques importants. Le groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que l'augmentation de la température moyenne serait de 0,3° C par décennie ; il en résulterait une diminution des surfaces découvertes de glace et de neige et une élévation du niveau de la mer de 10 à 32 cm d'ici l'an 2030 et peut-être de 65 cm d'ici 2100. Dans ces conditions, de nombreuses îles, la plupart des deltas, la vallée du Nil, une grande partie du Bangladesh et de vastes étendues de Thaïlande, du Brésil et de pays du Nord seraient submergés. En même temps, on assisterait à une progression des zones arides, à une possibilité de désertification des rives sud de la Méditerranée et à une déplacement vers le Nord des zones à haute productivité agricole.

Efficacité :

Qualité des activités ayant produit les résultats attendus de l'intervention.

Efficience :

Capacité à transformer en activités (de vulgarisation)

Empathie :

Faculté de s'identifier à quelqu'un, de ressentir ce qu'il ressent.

Encodage :

Transformation des messages en signes.

Enseignement programmé :

 Méthode d'enseignement dans laquelle le sujet est divisé en petites unités. Certaines exigent une réponse l'élève. Cette réponse montre si l'élève a compris le sujet. L'élève sait immédiatement si sa réponse est correcte ou non. Ceci stimule son activité ou le corrige s'il n'a pat compris. Il est emportant que (1) les unités soient ordonnées attentivement, (2) les programmes soient écrits pour un but spécifique, (3) le programme soit révisé sur la base des réactions des élèves.

Environnement :

 Les spécialistes ne sont pas encore tombés d'accord sur une définition unique. Pour les tenants de l'approche anthropocentrique, c'est l'environnement de l'homme, perçu dans  une perspective utilitariste. Pour ceux qui adhèrent à l'approche égocentrique, c'est l'environnement de tous les vivants de la biosphère, conçue comme un réseau de relations symbiotiques.

 Le désaccord persiste également au niveau des composantes de l'environnement. Une première conviction fait de l'environnement "l'ensemble des éléments naturels du milieu de vie". Une seconde conviction inclut "l'ensemble des éléments biophysiques, naturels et construits par l'homme, en interrelation les composantes socioculturelles du milieu". Une troisième conviction, enfin, soutient que "l'environnement englobe l'ensemble des conditions de vie : il concerne à la fois les relation écologiques du milieu biophysique (comme celles qui sont associées à la qualité de l'air, par exemple) et les relations sociales (comme les relations impliquées dans les problèmes de violence ou de pauvreté).

 Lucie SAUVE a pu déceler six principales conceptions complémentaires de l'environnement :

 L'environnement, problème… à résoudre : il s'agit de l'environnement biophysique, support à la vie, qui est menacé par les pollutions, les nuisances, les dégradations. Il faudrait en préserver la qualité et le restaurer.

 L'environnement nature… à gérer : il s'agit du patrimoine biophysique collectif, associé à la vie. Parce que cette ressource s'épuise et se dégrade, il faudrait la gérer dans une perspective de développement durable et de partage équitable.

 L'environnement nature… à apprécier, à  respecter, à préserver : il s'agit de l'environnement originel avec lequel l'Homme doit renouer des liens afin d'enrichir sa qualité d'être. Certains parlent d'une "nature-cathédrale" à admirer et à respecter.

 L'environnement biosphère… où vivre ensemble et à long terme : il s'agit d'un lien d'unité des êtres et des choses, objet de la conscience planétaire, cosmique. C'est le "monde fini" d'Albert Jacquard, la "Terre-patrie" d'Edgar MORIN et Brigitte KERN, l'organisme régulateur que James Lovelock appelle Gaïa.

 L'environnement milieu de vie… à connaître, à aménager : il s'agit de la vie quotidienne, à l'école, à la maison, au travail, dans les loisirs. Ainsi, il faut développer un sentiment d'appartenance à son propre environnement.

 L'environnement communautaire… où s'engager : il s'agit d'une collectivité humaine, d'un milieu de vie partagé avec ses composantes "naturelles" et anthropique. C'est un espace de solidarité, de vie démocratique, où s'opère la transformation des réalités par la participation active de tous.

 Pour Gernot BRODNIG, toute définition de l'environnement "doit refléter le caractère dynamique des écosystèmes, leur résistance aux influences externes et le phénomène des effets de seuil". Etant entendu que la résistance aux perturbations externes connaît un seuil au-delà duquel le système perd la capacité d'assurer la plupart de ses fonctions, il y a lieu de protéger la fonction autorégulatrice de la nature, de se fondre dans ce que Levy appelle la "sagesse traditionnelle". Car une fois que  le seuil d'un écosystème est atteint, les transformations et les changements constants que subit l'environnement se transforment en détérioration de l'environnement. Et cette dernière survient à tous les niveaux : à l'échelle mondiale (effet de serre et appauvrissement de la couche d'ozone), régionale (pluies acides, désertification ) ou locale (érosion, déforestation).

 La dégradation de l'environnement ne se limite pas seulement à un phénomène physique. La rareté des ressources naturelles qu'elle crée est de nature à provoquer des conflits d'origine écologique suggérée par le projet ENCOP distingue : les catastrophes naturelles (sécheresse, inondations…) ; les dégradations de l'environnement dues à des transformations planifiées et parfaitement identifiables (grands projets de barrages, exploitation forestière…) ; et les effets cumulés de l'utilisation abusive des ressources naturelles.

 En définitive, nous pouvons retenir, à partir de cette typologie des conceptions de l'environnement par anasynthèse proposées par Lucie SAUVE, que l'environnement est le milieu, l'ensemble de la nature et des ressources, y compris le patrimoine culturel et les ressources humaines indispensables pour les activités socio-économiques et pour le meilleur cadre de vie. Autrement dit, l'environnement est un ensemble d'agents physiques, chimiques et biologiques, ainsi que des facteurs socio-économiques et humains, réunis en un lien constitutif d'un milieu.

Ethique :

Science de la morale

Evaluation :

 Instrument de gestion orienté vers une analyse périodique de la pertinence, des résultats, de l'efficacité et de l'impact de programme de vulgarisation dans le cadre des objectif fixés.

Evaluation formative :

 Moyen d'accroître l'efficacité d'une campagne de vulgarisation en recueillant l'information sur les réactions du groupe cible et les expériences des agents de vulgarisation durant l'exécution du programme.

Evaluation finale :

 Moyen de mesurer les changements réalisés par un programme de vulgarisation, dans le but d'utiliser cette expérience pour améliorer d'autres programmes de vulgarisation.

Excursion :

 Méthode de vulgarisation consistant à emmener les personnes en voyage pour apprendre des expériences de leurs collègues, des stations de recherche, etc.

Expérimentation :

 Cadre de recherche (ou de vérification des hypothèses) dans lequel l'influence d'un facteur est mesurée par la variation artificielle du facteur dans un groupe et non dans le groupe de contrôle. On en tire des conclusions en comparant la situation du groupe expérimental au groupe contrôle au début et à la fin de l'expérience.

Exploitation agricole :

 Unité de  production agricole dont les éléments constitutifs sont la force de travail (familiale et salariée), les surfaces agricoles, les plantations, le cheptel, les bâtiments d'exploitation, les matériels et l'outillage. C'est le lieu où le chef d'exploitation combine ces diverses ressources disponibles et met ainsi en œuvre son système de production agricole.

Extensif :

 Un système de production agricole est qualifié d'extensif lorsque sa mise en œuvre exige peu de travail et peu d'intrants à l'unité de surface. Les systèmes de production extensifs sont alors à l'origine de faibles valeurs ajoutées annuelles à l'hectare (cf. les systèmes d'élevage pastoraux ou les systèmes de cultures dans lesquels la reproduction de la fertilité est assurée par les friches de longue durée).

Externalités :

 Avantages et inconvénients des projets qui ne sont pas pris en considération dans la comptabilité des entreprises mais dont les effets se manifestent néanmoins à l'échelle de tout ou partie de la collectivité. Ainsi en est-il des pollutions dont les effets négatifs ne sont pas pris en charge par les entreprises mais dont les inconvénients n'en doivent pas moins être supportés par la collectivité et constituent donc un réel coût pour la société.


 

F
Facteurs abiotiques :

 Ils comprennent les facteurs climatiques (température, humidité, éclairement), les caractéristiques du sol (facteurs édaphiques), la composition chimique de l'eau.

Facteurs biotiques :

 Ils comprennent essentiellement les relations entre les êtres vivants (prédation, parasitisme, compétition…)

Facteurs écologiques :

Ensemble des facteurs abiotiques et biotiques.

Facteurs limitants :

Facteur propre à freiner le développement de la plante ou de l'animal.

Faisabilité :

 L'étude de faisabilité d'un projet vise à examiner et prévoir les conditions de mise en œuvre et de rentabilité du projet considéré. Cette étude doit intervenir impérativement avant la prise de décision et présenter les éléments nécessaires pour que celle-ci ait lieu en toute connaissance de cause.

Feed-back :

 Ce terme, qui provient de la cybernétique, a trait au processus dans lequel la connaissance de l'environnement ou les conséquences des actions d'un système conduisent aux ajustements des actions futures, vues à la lumière de la réalisation d'un but déterminé.

Filière de production :

 Ensemble des opérations que mettent en œuvre successivement diverses catégories d'agents économiques pour parvenir à l'élaboration et à la commercialisation d'un produit fini. Une même filière peut rassembler successivement des agents spécialisés dans l'importation de matériels, la production d'intrants, leur acheminement jusqu'aux entreprises agricoles ou industrielles, la fabrication de produits de plus en plus élaborés, leur transformation et leur conditionnement ultérieurs, le transport et la commercialisation des produits finis, etc. L'évaluation des projets par la méthode des effets ne vise pas seulement à calculer le total des valeurs ajoutées au sein de chaque filière mais contribue aussi à mettre en évidence la distribution des revenus entre les diverses catégories d'agents concernées.

Formation :

 En général, processus d'apprentissage dans les institutions sociales structurées de façon formelle, organisées pour ce but, par exemple les écoles. Certains utilisent une définition plus large et considèrent en plus l'éducation non formelle ou l'apprentissage hors de ces institutions. L'éducation en vulgarisation se réfère à cette définition plus large.

Formation d'opinion :

 Processus qui conduit au(x) jugement(s) d'un individu (ou d'un groupe) sur quelque chose. Les éléments importants de ce processus peuvent être l'expérience (nouvelle) de l'individu, la connaissance qu'il a acquise, les groupes sociaux auxquels il appartient et le contrôle social de son comportement et de ses valeurs.

 

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