Une coalition pour protéger nos enfants…


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La «Coalition Protégeons nos enfants», est sortie des fonds baptismaux le 9 mars 2010 à Yaoundé. C’était à l’issue d’un atelier de concertation qui a rassemblé une vingtaine d’associations et organisations de la société civile camerounaise.
La «Coalition Protégeons nos enfants» se veut une plateforme socio-citoyenne de mutualisation des expériences, des compétences et des ressources dans la lutte contre la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle. Elle est essentiellement constituée d’Ong et associations travaillant dans le domaine de la protection de l’enfance. Les membres de ce regroupement se donnent pour mission de contribuer à la création d’un environnement sain et favorable à l’épanouissement des enfants au Cameroun.

Dans le détail, la nouvelle Coalition voudrait : mener une campagne de sensibilisation en vue d’informer sur l’ampleur du phénomène d’exploitation sexuelle des enfants au Cameroun ; renforcer les capacités de ses membres en matière de lutte contre la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle ; débattre et proposer des solutions à la résolution du problème ; obtenir des décideurs et autres dépositaires d’enjeux des mesures susceptibles d’éradiquer ou de réduire l’ampleur du phénomène ; vulgariser et diffuser les dispositions juridiques en la matière ; faciliter l’accompagnement juridique (enquête, plainte, procès, etc.) et psycho-social des victimes.

Genèse

La «Coalition Protégeons nos enfants», est la résultante d’un processus dont les premiers actes remontent à 2004. Dans le cadre de sa traditionnelle Campagne Semaines Pascales (Csp), le Cercle International pour la Promotion de la Création (CIPCRE) formule une thématique sur l’exploitation sexuelle des enfants au Cameroun et commande une étude. Sur la base de cette étude, une campagne contre le phénomène est lancée, avec la participation de Amely James Koh Bela dont la réputation en matière de lutte contre la prostitution des jeunes Africaines en Europe est établie. Le sujet est grave et la campagne suscite l’adhésion de nombre d’Ong, associations et communautés de foi. Le Réseau «Foi & Libération» est créé entre temps et regroupe, outre le CIPCRE, le Service national Justice et Paix (Snjp), le Conseil des églises protestantes du Cameroun (Cepca), le Service œcuménique pour la paix (Sep), le Conseil supérieur islamique du Cameroun (Csic), Forum Cameroun, l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf) et la Dynamique mondiale des jeunes (Dmj).

 La lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants devient l’un de ses projets phares. Dans le cadre des activités de ce réseau d’acteurs non étatiques, le CIPCRE est désigné Point Focal et Tête de File du projet. Il commande une deuxième étude sur l’ampleur du phénomène au Cameroun. Les résultats sont plus qu’inquiétants et interpellent urgemment l’organisation d’une guerre totale contre cette sulfureuse forme de traite des enfants. D’où l’idée d’une mise en commun des énergies qui passe par l’implication de toutes les associations et structures qui font dans la protection de l’enfance au Cameroun.

 Dans cette optique, un atelier de concertation réunit, fin janvier 2010 à Yaoundé, des acteurs et organisations qui travaillent dans ce secteur. Les bases d’un regroupement sont jetées. La réunion du 9 mars 2010 au siège de la représentation régionale du Cipcre à Yaoundé a définitivement permis de parachever le processus pour donner naissance à la Coalition «Protégeons nos enfants». Le CIPCRE a été désigné Point Focal et son Directeur Général, Pasteur Jean Blaise Kenmogne, en est le Porte-Parole. Pour la vingtaine d’associations qui ont paraphé l’acte constitutif de ce regroupement, tout peut attendre, sauf la lutte contre la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle.


Code de fonctionnement de la Coalition (PDF)