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Campagne Semaines Pascales 2005

Campagne Semaines Pascales 2006 à Yaoundé
Trafic des filles africaines à des fins d'exploitation sexuelle

Depuis 1998, la  Campagne Semaines Pascales  mobilise au Cameroun les croyants catholiques, protestants et musulmans ainsi que toute personne de bonne volonté contre un fléau social, sous l'éclairage de la foi.

Après Ebolowa, Bamenda et Bafoussam, les activités de la Campagne Semaines Pascales à Yaoundé se sont déroulées du 17 au 21 juillet sous le thème générique "Plaidoyer pour la femme au Cameroun". Consacrées à la lutte contre le trafic des filles africaines à des fins d’exploitation sexuelle, elles ont mobilisé les journalistes de la presse écrite, de la radio, de la télévision nationale et internationale, les communautés musulmanes, catholiques et protestantes de Yaoundé ainsi que le grand public, les leaders politiques, les responsables religieux et les représentants des organismes internationaux accrédités à Yaoundé.
Outre la problématique du trafic des filles africaines à des fins d'exploitation sexuelle, la Campagne Semaines Pascales à Yaoundé a ciblé également la question de la perversion de la dot et des rites de veuvage dans la société camerounaise.
L’invitée spéciale pour l’animation de cette campagne était Madame Amely James Koh Bela, spécialiste des questions de la prostitution africaine en Europe.

Conférence de presse

Panel des intervenants

Pour le lancement de la Campagne, une conférence de presse a été organisée au siège du CIPCRE à Yaoundé. Elle a réuni environ 60 journalistes et une trentaine d'autres invités,  à qui les organisateurs ont présenté les objectifs de la campagne. Dans son propos liminaire, le Pasteur Jean-Blaise Kenmogne, Directeur Général du CIPCRE et représentant des Organisateurs de la Campagne Semaines Pascale, a attiré l’attention des médias sur les menaces que représente la prostitution pour la société aujourd’hui. L’ampleur du phénomène et ses ravages sur le territoire national ainsi qu’à l’échelle internationale appellent une mobilisation générale et une lutte implacable pour sauver l’avenir du pays. Dans un contexte où le Cameroun est devenu "un grand pourvoyeur de prostituées dans les réseaux mondiaux de trafic des êtres humains", il n’est pas possible de laisser la situation pourrir comme elle pourrit ni de rester indifférent à la destruction de la dignité de nos enfants et de l’image de notre pays.

Au cours de cette conférence de presse, le Dr. Daniel Mbassa a présenté les résultats d’une étude commandé par le CIPCRE et consacrée à la situation de la prostitution des enfants au Cameroun. Il est apparu que dans l’état actuel de la société, 40% de nos enfants sont d’une manière ou d’une autre sexuellement exploités à des buts lucratifs.

Le plat de résistance de cette conférence de presse a été incontestablement l’intervention de madame Amely James Koh Bela. Elle a présenté la tragédie humaine vécue par les Africain(e)s qui subissent aujourd’hui de pires sévices dans les milieux de la prostitution en Europe et qui sont condamné(e)s à un véritable esclavage sexuel et soumis(es)  aux pratiques les plus humiliantes, les plus dévalorisantes, les plus déshumanisantes et les plus diaboliques. Amely James Koh Bela a présenté un panorama macabre des pratiques monstrueuses subies par les Africain(e)s. Notamment : la zoophilie (faire l’amour avec les animaux), l’ondinisme (boire les urines et s’en faire asperger sur le corps), la scatologie (manger et jouer avec les excréments humains), les sévices corporels et les tortures de toutes sortes. Même les sacrifices humains organisés par des sectes sataniques utilisent les enfants africains que l’on se procure dans un trafic aujourd’hui très prospère. Chiffres à l’appui, Amely James Koh Bela a montré que le Cameroun et le Nigeria trônent au hit parade des pays exportateurs des prostitués dans le monde. Elle a exhorté les médias à faire prendre conscience à nos populations du drame vécu par les Africain(e)s qui se prostituent ou que l’on prostitue aujourd’hui dans la société européenne. Pour davantage étayer ses propos, elle a fait projeter deux documentaires sur l’exploitation sexuelle des filles. L’un de ces documentaires rendait compte de la situation en Europe à partir du témoignage d’une jeune femme ivoirienne qui, après avoir trouvé un mari sur l'internet, s'est retrouvée victime du réseau des proxénètes et a été assassinée pendant qu’elle faisait son témoignage. L’autre documentaire était un épisode de l’émission Envoyé Spécial (France 2) réalisé à Kribi et à Douala et consacré au Cameroun comme nouvelle destination du tourisme pédophile.

Suite à l’intervention de Amely James Koh Bela, un débat très animé a permis aux journalistes de s’informer plus amplement et de creuser plus en profondeur la question de la prostitution africaine en Europe.
 
Présentation de l'étude sur l'exploitation sexuelle des jeunes filles
à des fins commerciales au Cameroun

Une soixantaine de journalistes ont particicipé
à la conférence de presse

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Causeries éducatives dans les Eglises et la Communauté Musulmane

Animateurs de la causerie éducative

Dans la communauté musulmane de la Grande Mosquée Briquetterie comme dans la paroisse catholique du quartier Damase et la paroisse protestante Melen (Eglise évangélique du Cameroun), Amely James Koh Bela a animé des causeries éducatives pour sensibiliser le peuple de Dieu sur la nouvelle forme de traite négrière que constitue la prostitution africaine en Europe. Dans une interpellation poignante aux communautés de foi, elle a fait comprendre à tous et à toutes que le temps est venu de débusquer les pièges de l’émigration et d’engager une guerre totale au système du trafic humain qui prend de plus en plus d’ampleur dans la société. Elle a particulièrement exhorté les parents à ne pas céder aux sirènes et aux mirages qui présentent l’Europe comme un eldorado.

Pour elle, il est temps de déconstruire le mythe de l’Occident dans l’imaginaire de nos populations et de faire comprendre aux Africains et aux Africains que notre place est dans nos pays que nous devons organiser et transformer pour qu’ils soient notre paradis. Si on veut envoyer les enfants en Europe, il faut qu’on leur garantisse des conditions de vie décentes afin qu’ils ne tombent pas dans les pièges de la prostitution et dans d’autres circuits du crime organisé (drogues, grand banditisme, sectes sataniques, etc).

Ces causeries éducatives ont mobilisé près de 500 personnes.

Une vue des femmes musulmanes
pendant la causerie éducative
Une vue des participants à la causerie éducative dans la Paroisse Protestante (EEC) de Melen à Yaoundé

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Conférence publique

Panel des intervenants

Organisée au Cercle Municipal de Yaoundé et placée sous la modération du Directeur Général de la télévision privée Canal 2 International, la conférence publique sur le thème « Crise sociale et trafic des filles africaines à des fins d’exploitation sexuelle » a drainé près de 500 personnes. Cette conférence a été un grand moment de sensibilisation des forces vives de la capitale sur le drame, les méandres, les acteurs et les pratiques de la prostitution africaine en Occident. Précédée par la présentation d’une étude réalisée par le Dr. Daniel Mbassa sur la prostitution des enfants dans le Sud-Cameroun et suivie par la projection de deux documentaires sur le réseau du trafic sexuel à Douala et en France, la conférence de Amely James Koh Bela a été une occasion pour le public d’apprendre ce qui se passe exactement aujourd’hui et de prendre connaissance des statistiques qui font du Cameroun le premier pays exportateur des prostituées dans les différents pays de l’espace européen.

Les échanges et débats ont été introduits par le pasteur Kä Mana, de nationalité congolaise. Il a saisi l’occasion pour dire au public camerounais comment il voyait lui-même la question de la prostitution dans ses significations les plus profondes. A ses yeux, le problème de la prostitution dans la société camerounaise est la manifestation d’une crise sociale profonde. Une crise des valeurs qui a conduit au pourrissement des mentalités et à la décomposition de l’être dans une situation sociale de plus en plus désespérante. Mais il n’y a pas que le dévoilement d’une crise. Il y a également la manifestation du génie camerounais en situation de crise. "Il n’est pas donné à n’importe quel peuple d’être à la fois champion du monde de la corruption et champion du monde de la prostitution". Dans le système du mal, on découvre que le Cameroun est un pays très créatif. "Il faut aujourd’hui réorienter le génie camerounais vers le bien pour que ce génie puisse sauver l’Afrique… Le jour où le Cameroun réorientera son génie créatif, l’Afrique disposera d’un modèle très fécond de transformation du monde".

Au cours du débat, plusieurs intervenants ont insisté sur le problème de l’éducation comme cœur de la lutte contre la prostitution. D’autres ont insisté sur la dimension spirituelle et la nécessité d’une évangélisation en profondeur de la société camerounaise. D’autres encore ont proposé qu’il soit créé des synergies entre les différentes associations en charge de questions sociales et de lutte contre l’émigration clandestine.

Signalons les remarquables prestations de deux chorales qui ont animé la soirée : la chorale Kukuma David de la Cathédrale de Yaoundé et la chorale Fils Bien-aimé de la Paroisse Protestante de Melen (Eglise Evangélique du Cameroun).

Mot introductif du Pasteur Jean-Blaise KENMOGNE
Intervention de Amély James KOH BELA
Une vue des participants
Chorale de la Paroisse EEC de Melen, Yaoundé
Chorale KuKuma David de la Cathédrale de Yaoundé
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Ateliers de formation

Pie KATIHABWA, animateur

En marge du thème principal de la Campagne de Yaoundé, trois ateliers de formation ont été organisés au bénéfice des différentes communautés de foi (musulmane, catholique et protestante). Il s’est agi, au cours de ces ateliers, qui ont chaque fois réuni 35 à 40 participant(es), de sensibiliser les responsables des mouvements d’action chrétienne ou islamique sur les questions relatives à la perversion de la dot et des rites de veuvage dans la société camerounaise. A partir de leurs récits de vie et de leurs expériences de ces pratiques, les participant(e)s ont été amené(e)s à comprendre la logique profonde de la dot et des rites de veuvage dans les traditions africaines. Ils ont ainsi saisi la différence entre l’intention originelle de ces pratiques et leurs perversions actuelles. Alors que la dot était un symbole vital des liens indissolubles entre deux familles ou deux clans, et entre les mariés comme membres de ces familles et de ces clans, dans la dynamique de vie qui unit les vivants et les morts, elle s’est inversée en une marchandisation et en une réification inacceptable de la femme aujourd’hui.  Quant aux rites de veuvage dont l’intention était de dépasser la douleur pour la maîtrise dans un travail de deuil communautairement assumé, ils sont tout simplement aujourd’hui des lieux de torture physique et psychique. C’est contre ces perversions qu’il faut lutter pour ré-humaniser la dot et les rites de veuvage. Dans ce travail, le message biblique, le souffle éthique de l’islam et  le recours aux valeurs essentielles de la culture africaine sont des voies indispensables. Pour rendre cette lutte efficace et fertile, il a été donné aux participant(es) des outils de plaidoyer et de lobbying.


AÏCHATOU ALI, animatrice
Pasteur Kä MANA, animateur
Deux vues des participantes
Les femmes musulmanes étaient fortement représentés

Campagne média

Grâce à la personnalité de l’invitée spéciale, Madame Amely-James Koh Bela, à l’actualité du thème et à la pertinence des questions soulevées, la Campagne Semaines Pascales a fait l’objet d’une très grande médiatisation. Toutes les grandes radios nationales et internationales ont reçu Madame Koh Bela et le Pasteur Jean-Blaise Kenmogne comme invités pour diverses émissions. La presse écrite nationale, publique et privée, leur a ouvert ses colonnes pour des interviews et a abondamment rendu compte des activités menées. Les télévisions publiques et privées ont aussi été de la Campagne.

 

Amély James KOH BELA (photo à gauche, en fond d'image) et Pasteur Jean-Blaise KENMOGNE (photo à droite, extrème gauche)
au studio de la CRTV, radio nationale (ècouter l'émision)

Les médias audiovisuels

C’est Magic FM, l’une des principales radios privées de Yaoundé, qui a ouvert le bal. Dans son journal du soir, édition du vendredi 14 juillet, la chaîne a annoncé l’arrivée de Amély James Koh Bela au Cameroun et fait le lien avec la vaste campagne que nous organisons en collaboration avec le Service National Justice et Paix de la Conférence Episcopale du Cameroun (SNJP/CENC), le Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun (CEPCA), le Service Œcuménique pour la Paix (SeP) et le Conseil Supérieur Islamique du Cameroun (CSIC). Quasiment au même moment, Vendredi Show, programme de divertissement et de débat sur l’antenne de la CRTV-télé (télévision publique) nous (Amely James Koh Bela et Pasteur Jean-Blaise Kenmogne) ouvrait ses portes en qualité d’invités permanents de cette émission. Pendant une heure, nous expliquerons en direct les enjeux de la campagne consacrée au trafic des filles africaines à des fins d’exploitation sexuelle.

Le lendemain, ce sera le tour de Radio Siantou de faire, pendant 10 minutes, de Amély James Koh Bela l’un des invités de RTS Midi Magazine (grande émission de week-end). Le jour d’après, Magic FM nous sollicite à son tour. Nous y serons invités pour "Promo Santé", une émission dominicale consacrée, entre autres, à la sensibilisation contre le SIDA. Une heure d’échange. Le temps pour nous d’entrer dans les détails sordides du trafic des filles d’Afrique en Europe. C’est le déclic. Deux heures plus tard, "Radio Jeunesse", l’organe d’expression audiovisuelle de la Conférence Nationale Episcopale du Cameroun, remettra les mêmes invités sur son plateau. Pour un échange-vérité autour du phénomène et des objectifs de la campagne. C’est le coup d’envoi d’un véritable marathon médiatique.

Le même jour, ému par ce qu'il venait d'écouter à Magic FM, un journaliste de Radio Centre, l’une des stations provinciales de la Cameroon Radio and télévision (CRTV), appelle au téléphone pour inviter Amély James Koh Bela à un programme matinal, en langue locale (Bulu), le lendemain. Ça se fera, au grand bonheur des auditeurs des localités rurales voisines à Yaoundé qui, pendant une heure de 5 à 6 heures, seront sensibilisés en leur langue sur le drame de la prostitution des enfants et des jeunes filles. Le même jour, en milieu de matinée, la télévision publique enverra des journalistes pour des repérages. La conférence de presse qui suivra dans l’après midi est un moment énorme : alors que nous n'avions invité qu'une trentaine, c'est une soixantaine de journalistes (nationaux et internationaux), qui ont répondu présent pour donner à cet échange un cachet particulier. La télévision publique, dans les deux éditions anglaises et françaises de la soirée consacrera un dossier d’une dizaine de minutes à ce phénomène qui prend de l’ampleur au Cameroun.

Après la conférence, les sollicitations de journalistes monteront d’un cran. L’intérêt des salles de rédaction pour l’événement s’accélèrera. La semaine, pour les organisateurs, sera sans repos. Le Poste national de la CRTV consacrera à la question  un dossier de 10 minutes à ses éditions d’information (anglais et français) de 13, 15, 17 et 20 heures.

Satellite FM, pour sa tranche interactive du matin de mercredi 19 juillet, et à défaut d’avoir comme souhaité Amély James Koh Bela en direct - empêchée à la dernière minute - choisira le sujet de la prostitution des mineures en rapport avec la Campagne. Pendant une heure d’horloge, le téléphone sonnera. Beaucoup. A la FM 94 (l’une des chaînes de la CRTV), nous répondrons présents à une invitation pour un micro programme matinal en direct (19 juillet). Sur l’antenne de Radio Equinoxe (chaîne basée à Douala), "Vide ton sac", émission populaire de grande écoute, consacrera à ce sujet toute une émission, avec à la clé, plus de 50 appels téléphoniques.

Les grands moments comme ceux-là, il y en a vraiment eu : BBC-Afrique, filiale africaine de la Radio télévision de Grande Bretagne, en a fait son magazine matinal du 19 juillet pendant 7 minutes (écouter l'émission) ; outre une interview du DG du CIPCRE, RFI (Radio France Internationale) en a fait son sujet d’appel à correspondant le 20 juillet (10 minutes) ; le Poste National de la CRTV, dans le cadre de Dimanche midi du 23 juillet, grande émission dominicale, y a consacré tout un dossier (écouter l'émision) ; Radio Equinoxe a fait de même dans son journal vespéral du vendredi 21 juillet.

Au-delà de ces grands moments, la Campagne a fait l’objet de traitement journalistique dans presque tous les organes audiovisuels sollicités ou pas : Canal 2 International (Son Directeur Général était le modérateur de la conférence publique donnée au Cercle Municipal de Yaoundé ) ; STV : un compte rendu de la conférence de presse ; Ariane TV : reportage sur la campagne et ses objectifs ; Equinoxe TV : une note d’information sur l’événement (écouter l'émission) ; Suit FM : des notes d’information sur la Campagne ; TBC Radio : reportage sur la conférence de presse ; Informations Catholiques : un reportage ; Radio Vénus : reportage et note d’information ; Radio Bonne nouvelle : reportage et notes d’informations ; Radio Reine : un reportage et une note d’information ; Sky Radio : un reportage ; etc.

Ecoutons quelques émissions

Presse écrite

Ici, les traces de la campagne médiatique sont tout aussi indélébiles. Le quotidien Le Messager a donné le ton. Dans un «avant-papier» publié le lundi 17, ce quotidien titrait : "Déviance. Une traite négrière assise sur l’exploitation sexuelle des Africaines". Les autres journaux ont suivi. Le quotidien Mutations, dans son édition du mardi 18 juillet, parle du "Cameroun, terre d’exploitation sexuelle des filles", pour expliquer que, selon une étude commandée par le CIPCRE, 40% de jeunes mineures sont victimes de cette pratique au Cameroun. Le quotidien La Nouvelle Expression (18 juillet), donne la parole à Amély James Koh Bela  qui explique comment et pourquoi "Le Cameroun est le premier fournisseur de jeunes prostituées africaines en Occident». Cameroon Tribune, le quotidien public, va titrer, dans son édition du 19 juillet, "Prostitution : les réseaux mis à nu" pour dire que l’enquête par nous commandée sur l’exploitation sexuelle des jeunes filles à des fins commerciales au Cameroun, montre clairement la responsabilité des parents dans ce phénomène.  Sur le même sujet, La Nouvelle Expression du vendredi 21 juillet revient sur ces statiques effrayantes pour rappeler que plus d’un million d’enfants alimentent chaque année ce marché honteux à travers le monde.

Et puis, en revenant sur les autres aspects de la Campagne, Cameroon Tribune du 21 juillet a titré sur cette campagne contre les mauvaises pratiques des rites de veuvage. "Dot : Campagne contre le commerce des femmes", c’est le titre de cet article qui explique que beaucoup de Camerounaises subissent des violences psychologiques et physiques au nom de cette pratique qui, pour certains, confère tous les droits à l’époux, ce que nous démentons, dans une interview dans le quotidien gouvernemental en ces termes : "L’être humain n’est pas une marchandise". Le périodique Situations, a lui aussi interviewé Amély James Koh Bela. Pour que cette auteure du livre La Prostitution africaine en Occident, vérités-menssonges-esclavage, revienne, entre autres, sur le fait que son combat lui vaut des menaces de "viols collectif" et de mort. Nombre d’autres journaux s’en sont fait l’écho : Dikalo, L’Anecdote, Le Popoli, The Hérald, etc.

La presse en ligne

La presse en ligne n’a pas été en marge de la Campagne. Des agences de presse ont traité du sujet. Les journaux et périodiques, au-delà du traitement classique, ont publié les articles de leurs différentes éditions en ligne. Nous présentons ci-aprés les liens de quelques articles en ligne :

La suite...

L’écho de l’émotion suscitée par la campagne à travers le pays et la pertinence du sujet traité ont été tels que nous avons été amenés à greffer à l’étape de Yaoundé trois autres escales : Ebolowa, Bafoussam et Douala. Ebolowa parce que cette ville est, dans l’imagerie populaire camerounaise, un lieu ou règne le vagabondage sexuel ; Bafoussam parce qu’elle constitue un point de transit obligé entre le Nord-Ouest, pourvoyeur de jeunes filles, les grandes villes du Cameroun et même certains pays africain et occidentaux ; Douala parce qu’en tant que capitale économique et porte d’entrée du Cameroun, elle est en passe de devenir le bassin par excellence de production de délinquants et de prostituées ainsi qu’une nouvelle escale du tourisme pédophile.

Les comptes rendus des activités dans ces différentes villes seront disponibles bientôt sur notre site



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