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Campagne Semaines Pascales 2003 |
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Contributions |
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Quelles
actions
face
à
l'insécurité
? par
Maître
Bernard
MUNA
,
Avocat,
Ancien
Procureur
Adjoint
du
Tribunal
Pénal
International
pour
le
RWANDA,
Ancien
Bâtonnier
de
l'Ordre
des
Avocats
du
Cameroun Mesdames,
Messieurs,
Chers
concitoyens
du
Royaume
de
Dieu,
permettez
moi
tout
d'abord
de
saisir
cette
occasion
pour
vous
saluer
tous
au
nom
de
Dieu
et
remercier
les
organisateurs
de
cette
conférence
pour
l'honneur
qu'ils
m'ont
fait
à
travers
cette
invitation
qui
me
permet
de
m'adresser
à
titre
inaugurale
à
cette
auguste
assemblée. Nous
vivons
actuellement
au
Cameroun,
en
Afrique
et
dans
le
monde
entier
une
période
trouble. Quel
que
soit
le
lieu
que
nous
regardons,
nous
observons
qu'il
y
règne
toute
sorte
d'insécurité. Au
regard
de
la
période
que
nous
traversons
,1e
thème
de
cette
conférence
est
d'une
grande
pertinence. En
effet,
le
thème
«
Ensemble
pour
la
sécurité
dans
la
justice
et
la
paix
»
saisit
parfaitement
l'ensemble
des
besoins
humains
de
ce
monde.
Tout
être
humain
quelle
que
soit
la
partie
du
monde
où
il
se
trouve
a
besoin
de
la
justice.
On
ne
peut
jouir
de
la
sécurité
que
s'il
y
a
la
justice
et
la
paix. Quand
je
dis
justice,
je
la
saisi
dans
son
sens
globale
et
dans
toutes
ses
formes.
La
justice
sociale
qui
demande
le
traitement
juste
et
équitable
de
tout
être
humain
que
ce
soit
dans
le
foyer,
la
communauté,
l'Etat
ou
même
dans
le
monde
en
général.
Je
parle
également
de
la
justice
des
tribunaux
qui
demande
que
tous
les
litiges
entre
parties
trouvent
leurs
solutions
dans
des
décisions
justes
et
équitables. La
paix
est
ainsi
le
produit
de
la
justice
dans
les
communautés,
dans
les
nations
et
entre
les
peuples. La
justice
dans
toutes
ses
formes,
c'est-à-dire
la
justice
sociale,
la
justice
des
tribunaux
doit
promouvoir
la
paix. La
justice
est
donc
un
instrument
de
la
paix.
Puisque
la
justice
et
la
paix
dépendent
de
la
manière
avec
laquelle
la
société
est
gérée.
Il
est
donc
important
d'examiner
comment
nous
pouvons
promouvoir
les
valeurs
et
les
mécanismes
pouvant
instituer
la
justice
et
la
paix
dans
la
société
et
par
conséquent
éliminer
l'insécurité. C'est
pour
cela
que
je
salue
une
fois
de
plus
le
choix
du
thème
«
ensemble
pour
la
sécurité
dans
la
justice
et
la
paix
». Ceci
dit,
permettez
moi
donc
de
revenir
sur
le
sous-thème
qui
m’a
été
soumis
«
Quelles
actions
face
à
l'insécurité
». A
mon
avis,
l'élimination
de
l'insécurité
dépend
de
nous.
C'est
à
nous
d'ajuster
nos
comportements
individuels
pour
qu'ils
correspondent
aux
actions
qui,
au
lieu
de
diviser
la
société,
aident
à
promouvoir
l'harmonie
dans
la
société. Nous
devons
commencer
par
nous
même. Si
nous
voulons
éliminer
l'insécurité,
II
nous
est
tout
d'abord
nécessaire
de
définir
clairement
cette
notion. Le
dictionnaire
Robert
définit
l'insécurité
dans
ces
termes
:
«
manque
de
sécurité
»,
«la
crainte
du
lendemain
»
tout
en
ajoutant
les
expressions
«
l'insécurité
d'une
situation
»,
«
insécurité
d'une
région»,
«
insécurité
d'une
route
ou
d'une
zone
d'insécurité
en
temps
de
guerre
». Plus
simplement,
on
est
en
insécurité
quand
on
n'est
pas
sauf.
Il
existe
plusieurs
situations
dans
lesquelles
on
peut
ne
pas
se
sentir
sauf.
Il
y
a
donc
différentes
formes
d'insécurité.
Prenons
d'abord
l'insécurité
physique. Normalement,
l'insécurité
physique
vient
d'une
menace
à
notre
intégrité
physique
;
cette
menace
vient
de
l'extérieur
de
nous
même.
Elle
vient
généralement
de
l'environnement
dans
lequel
nous
vivons
et
peut
être
caractérisé
par
un
environnement
hostile
et
menaçant
vis
à
vis
de
notre
intégrité
physique
ou
à
nos
biens
matériels.
La
violence,
le
vol,
l'oppression
sont
des
situations
qui
peuvent Elle
peut
être
par
contre
à
court
terme
lorsque
nous
nous
retrouvons
par
exemple
sur
une
autoroute
réputée
pour
les
accidents
ou
lorsque
nous
traversons
un
quartier
réputé
par
sa
violence. Voilà
donc
quelques
exemples
de
situations
d'insécurité
physique.
Ensuite,
il
y
a
l'insécurité
sociale. Ce
type
d'insécurité
peut
être
décrit
comme
celle
qui
émane
de
nous
c'est
à
dire
de
notre
intérieur. Elle
peut
survenir
parce
que
les
conditions
de
vie
sont
difficiles
et
nous
craignons
de
ne
pas
pouvoir
y
faire
face.
Nous
nous
sentons
par
exemple
incapables
d'affronter
les
problèmes
auxquels
nous
sommes
confrontés
dans
la
société.
Nous
sentons,
par
exemple,
que
les
gens
nous
haïssent
;
Nous
faisons,
par
exemple,
face
aux
besoins
du
minimum
nécessaire
pour
la
survie
tels
que
la
nourriture, Quand
nous
vivons
dans
une
société
qui
n'assure
pas
tous
ces
besoins,
nous Bien
souvent,
ce
type
d'insécurité
nous
rend
dépressif. En
dernier
lieu,
il
y
a
l'insécurité
spirituelle. Tout
être
humain,
plus
particulièrement
ceux
qui
croient
en
Dieu
peuvent
de
temps
à
autre
faire
face
à
une
insécurité
spirituelle.
Combien
parmi
nous
ne
cessent
de
se
demander
ce
qui
va
se
passer
après
la Combien
d'entre
craignent
que
Dieu
ne
les
punissent
sévèrement
pour
leurs
petits
péchés
? Combien
d'entre
nous
se
demandent
si
Dieu
existe
en
réalité
? Combien
d'entre
nous
se
demandent
si
Dieu
entend
nos
prières
? Et
enfin
combien
d'entre
nous
se
demandent
pourquoi,
Dieu
a
permis
à
tel
ou
tel
événement
malheureux
de
survenir
? Oui
dans
notre
foi,
nous
aussi
nous
souffrons
de
l'insécurité
spirituelle.
Nous
pouvons
comparer
la
société
au
corps
humain.
Les
maladies
attaquent
le
corps
humain
quand
nous
négligeons
de
I'
entretenir
et
créons
ainsi
des
conditions
favorables
l'installation,
à
la
multiplication
des
germes
et
enfin
à
la
survenance
de
la
maladie. Quand
le
corps
humain
est
maintenu
dans
les
conditions
saines,
les
germes
ne
peuvent
pas
l'attaquer,
même
si
quelques
germes
trouvent
leur
refuge
dans
le
corps,
les
anticorps
viendront
les
détruire. Dans
tous
les
cas,
lorsque
le
corps
tombe
malade,
il
faut
le
traiter
immédiatement.
Si
cela
n'est
pas
fait,
les
germes
vont
se
multiplier,
la
maladie
va
s'aggraver
et
peut
atteindre
son
stade
terminal
qui
est
la
mort. La société est donc comme le corps humain avec plusieurs membres et parties qui ont des fonctions différentes. Dans son ensemble, tous ces membres et parties doivent travailler en harmonie. Nous avons besoin d'entretenir ce corps qui est notre société pour qu'il soit propre et en bonne santé. Pour que les germes de l'insécurité physique, sociale et spirituelle que nous avons énumérés plus haut ne soient pas en mesure d'attaquer notre corps, nous sommes obligés de prendre des mesures préventives. Cependant, lorsque ces germes existent déjà dans le corps de la société, nous sommes obligés de prendre les mesures les plus drastiques pour guérir le mal. Comment pouvons nous bâtir une société propre et en bonne santé ? Je crois fermement qu'il faut commencer avec les individus c'est-à-dire chaque citoyen dans sa capacité individuelle et collective en tant que membre du même corps c'est-à-dire la société. Nous avons des obligations en tant que individu d'œuvrer pour une société saine et sauve. Je veux dire une société en bonne santé. Nous
pouvons
bâtir
une
telle
société
en
promouvant
les
valeurs
morales
et
spirituelles
qui
nous
conduisent
vers
l'harmonie,
la
paix
et
la
justice
dans
la
société. Ces
valeurs
morales,
sociales
et
spirituelles
trouvent
leurs
racines
dans
les
traditions
et
coutumes
que
nous
avons
héritées
de
nos
ancêtres. En
effet,
la
société
africaine
pré-coloniale
avait
un
caractère
communautaire. C'était
une
société
dans
laquelle
l'intérêt
commun
de
la
communauté
primait
sur
les
intérêts
individuels
parce
que
le
bonheur
de
chaque
individu
était
lié
à
celui
de
tous
les
membres
de
la
communauté
c'est-à-dire
le
bonheur
de
la
société. Une
telle
société
par
sa
nature,
veillait
à
ce
qu'aucun
de
ses
membres
ne
vive
dans
une
insécurité
quelconque
puisque
la
communauté
avait
l'obligation
de
protéger
ses
membres. Tout
être
humain
partage
un
agrégat
de
valeurs
morale,
sociale
et
spirituelle.
Même
au
Cameroun
où
on
compte
une
multitude
de
tribus,
d'ethnies
et
même
de
religions,
l'ensemble
du
peuple
camerounais
a
des
valeurs
morales,
sociales,
et
spirituelles
communes
qu'il
partage. Tous
les
camerounais
reconnaissent
l'hospitalité,
la
charité,
la
vérité,
l'honnêteté,
la
gentillesse,
la
solidarité
et
l'existence
de
Dieu
parmi
plusieurs
autres
valeurs
comme
des
valeurs
qu'un
véritable
être
humain
doit
avoir. Au
contraire,
les
camerounais
reconnaissent
aussi
que
la
haine,
la
malhonnêteté,
le
mensonge,
le
meurtre,
le
vol,
égoïsme,
comme
des
maux
qui
doivent
être
éliminés
dans
la
société. Cependant,
si
nous
voulons
bâtir
une
société
propre
et
en
bonne
santé,
nous
devons
nous
même
en
tant
qu'individu
promouvoir
la
construction
d'une
société
qui
a
ces
valeurs
morale,
sociale
et
spirituelle
comme
fondation. Dans
le
contexte
de
notre
conférence,
je
suis
obligé
d'aller
plus
loin
que
cela
puisque,
à
part
nos
traditions
et
coutumes
héritées
de
nos
ancêtres,
nous
sommes
des
croyants,
nous
croyons
en
l'existence
d'un
Dieu
divin
et
éternel,
nous
avons
par
conséquent,
des
valeurs
émanant
de
Dieu
lui-même
. Si
nous
sommes
véritablement
des
croyants,
nos
valeurs
morales
et
sociales
auront
aussi
comme
source
d'inspiration
notre
foi
en
Dieu. La
Bible
et
le
Coran
énoncent
clairement
et
sans
ambiguïté
des
valeurs
morales
et
sociales
qui
se
doivent
d'être
respectées
dans
la
société. Nanti
individuellement
de
ces
valeurs
puisées
dans
nos
traditions
et
dans
notre
foi
en
Dieu,
nous
pouvons
commencer
à
bâtir
des
structures
et
institutions
dans
notre
nation
qui
répondent
à
nos
besoins. Dans
le
contexte
de
notre
discussion,
notre
besoin
se
traduit
en
sécurité
physique
et
sociale. Lorsque
nous
parlons
de
la
construction
des
structures
institutionnelles
dans
la
nation,
qu'on
le
veuille
ou
pas
nous
entrons
dans
le
domaine
politique.
Cependant
en
tant
que
croyant,
sommes
nous
concernés
par
la
chose
politique? Devons
nous
suivre
ceux
parmi
nous
qui
nous
demande
de
ne
pas
mélanger
la
religion
avec
la
politique
? Encore
mieux,
devons
nous
garder
Dieu
loin
de
la
politique
?
En
bref,
est-ce
que
Dieu
s'occupe
de
la
politique
? Si
Dieu
s'occupe
de
la
politique
comment
aimerait-il
que
nous
la
fassions
? Je
crois
que
nous
devons
trouver
des
réponses
honnêtes
à
ces
interrogations. Si
nous
sommes
des
véritables
croyants,
nous
devons
accepter
les
enseignements
de
nos
religions
sur
la
manière
selon
laquelle
Dieu
aimerait
nous
voir
mener
nos
vies.
Non Je
viens
de
terminer
le
manuscrit
d'un
opuscule
qui
s'intitule
:
«
Dieu
le
politicien
». Dans
cet
opuscule,
j'ai
essayé
de
répondre
à
la
question
:
Est-ce
que
Dieu
est
un
politicien
et
si
oui
comment
souhaiterait-il
nous
voir
faire
la
politique
?
Je
crois
fermement
que
Dieu
est
un
politicien.
En
effet,
une
personne
qui
entreprend
de
construire
une
nation
est
un
politicien. Dieu
a
déclaré
à
ABRAM
dans
Genèse
12
verset
2
«je
ferai
de
toi
l'ancêtre
d'une
grande
nation,
je
te
bénirai,
je
ferai
de
toi
un
homme
important
et
tu
deviendras
une
source
de
bénédiction
pour
les
autres
»
et
parlant
de
SARAH
il
a
également
dit
«Je
la
bénirai
et
je
vous
donnerai
à
travers
elle
un
fils.
Je
la
bénirait
et
elle
deviendra
la
mère
de
plusieurs
nations
;
les
rois
de
nombreux
peuples
viendront
d'elle
»
(genèse
17
verset
16) Ce
sont
là
des
promesses
que
Dieu
lui
même
avait
faites
lorsqu'il
a
décidé
d'établir Dans
le
livre
de
l'Exode,
de
Lévitique
et
bien
d'autres,
nous
voyons
comment
Dieu
le
Roi
institue
les
lois
aux
quelles
la
nation
d'ISRAËL
devra
se
soumettre. Je
ne
voudrais
pas
qu'en
parlant
de
Dieu
le
politicien
que
beaucoup
parmi
vous
peuvent
considérer
comme
controversé
ne
vienne
nous
divertir
et
ne
nous
égare
de
notre
thème
principal. Le
but
de
cette
déclaration
était
d'établir
une
base
solide
sur
le
fait
que
Dieu
nous
demande
de
faire
la
politique
d’une
façon
particulière.
C'est
à
dire
qu'il
y
a
une
manière
particulière
pour
nous
les
croyants
de
gouverner
et
de
diriger
la
nation. Dans
la
bible,
il
est
clairement
établi
que
Dieu
n'a
pas
seulement
institué
des
lois
spirituelles
mais
a
aussi
institué
des
lois
pour
gouverner
la
société
et
réguler
les
relations
entre
individus. En tant que croyant, nous devons participer activement dans l'œuvre de construction des structures et institutions dont notre nation a besoin pour gérer une société de sorte qu'il n'y existe aucune insécurité. La volonté de Dieu requiert que ces structures et institutions soient justes et équitables. Dieu aime la justice et la paix. Dieu est un Dieu de la paix, de la justice et de la sécurité. Dieu aimerait que nous élisions des leaders politiques justes, honnêtes, droits et disponibles, capables d'édicter des lois justes à ses yeux et aux yeux des êtres humains. En tant que croyants, nous ne pouvons pas porter deux chapeaux, le chapeau religieux et lorsque cela nous convient le chapeau politique. Avant d'aller plus loin, permettez-moi de dire clairement que le mot politique dans le contexte de ma présentation désigne la politique dans le meilleur sens du mot. Politique, entendu comme l'art de gérer la société humaine en prenant en compte le fait que tous les êtres humains sont les créatures de Dieu et sont à l'image de Dieu lui même. Sans oublier que Dieu existe dans chaque être humain. La vraie politique est une œuvre sacrée. Il n'utilise pas le mot politique dans son sens banalisé par une population devenue sceptique et considérant la politique comme l'art de mentir, de décevoir et de faire des promesses qui ne seront jamais respectées. Quand mon père était vivant, les gens qui venaient souvent le visiter laissaient remarquer que la politique était un sale jeu. Et à chaque fois il leur répondait que la politique est un sale jeu lorsqu'il est joué par des gens sales. Dieu le politicien est un Dieu de vérité, d'amour, de justice et de paix. Dieu le politicien est un Dieu qui tient à toutes ses promesses. Si le Croyant que nous sommes abandonne la chose politique, alors, la politique sera dominée par les non croyants. Ce qui sera un danger pour la société. Si nous voulons bâtir une société juste, paisible et sans insécurité, nous serions obligés de nous engager dans la politique. Pas nécessairement pour être élu dans des postes mais au moins pour s'assurer que ceux-là qui seront élus seront des gens guidés par des principes moraux, sociaux et spirituels. Une société guidée par des personnes dotées de ces valeurs nous garantira une société propre et en bonne santé. Je ne peux pas terminer ce propos sans compléter l'image de Dieu le politicien. Parmi les questions qui surgissent il y a celle de savoir si Dieu est un démocrate. Dans de nombreuses conférences auxquelles j'ai participées, j'ai simplifié la définition de la démocratie. La démocratie veut dire simplement le droit ou la liberté de choisir. Dieu est effectivement un démocrate parce qu'il nous donne en toute circonstance la possibilité de choisir. Lorsque nous faisons les mauvais choix, nous souffrons de ses conséquences, mais ça c'est une autre chose. Explorons un peu la notion de Dieu le démocrate c'est-à-dire une personne qui nous laisse le loisir de choisir. Examinons encore Genèse 17 versets 15 à 22 c'est là que Dieu a dit à ABRAM qu'il aura un enfant à travers sa femme SARAH qui sera père d'une nation. ABRAM a décliné cette offre. Au verset 17 nous lisons que lorsque ABRAM a appris cela il a éclaté de rire jusqu'à tomber car il disait qu'une personne âgée de 100 ans ne pouvait faire des enfants. Il a donc choisir de demander à Dieu de bénir ISMAEL et Dieu n'a pas refusé (verset 20 Genèse) "En ce qui concerne ISMAEL, j'ai aussi entendu ta prière en sa faveur ..." mais Comme Dieu avait déjà déclaré qu'ISAAC sera né, en tant que politicien il a tenu sa parole. Au verset 21, il déclare « Mais, j'établirais mon alliance avec ISAAC, le fils que SARAH te donnera l'année prochaine à cette époque » Plus loin dans la bible, nous voyons Dieu le premier démocrate en action. Lorsqu'il édicté des lois pour la nation Israélienne dans le désert au pied du mont SINAI. Chaque fois qu'il dictait un article de loi, il demandait au peuple ISRAELIEN de manifester son accord. L'exemple de Dieu le démocrate qui est prêt à céder son droit d'être le roi d'Israël est trouvé dans le 1er livre de Samuel. C'est là où le peuple ISRAELIEN souhaitait avoir un roi comme dans tous les autres pays qui les entouraient. Le prophète Samuel était fâché et Dieu lui a dit de ne pas se fâcher car ce n'est pas lui qu'ils ont rejeté mais c'est Dieu qu'ils ont rejeté comme leur roi. Malgré cela Dieu a accédé à leur choix et leur a donné un roi en la personne de SAUL. Trouvez moi un roi en Afrique, je veux dire un président qui va abandonner son palais parce que le peuple ne veut plus de lui. Au même titre un premier Ministre ou Président dans le monde entier qui peut quitter le pouvoir parce que le peuple ne veut plus de lui. Dieu est un véritable démocrate. Si j'ai pris la peine de vous parler de Dieu le politicien et de Dieu le démocrate, c'est parce que je veux qu'en tant que croyant nous embrassions les principes démocratiques. Même si nous sommes tellement sûr de nous, nous n'avons pas le droit d'imposer aux autres. Imitons l'exemple de Dieu lui-même. Si nous sommes des vrais croyants, nous devons être guidés par des principes démocratiques dans nos relations avec les autres êtres humains dans le domaine politique et dans tous les autres domaines où nous sommes appelés à respecter les choix fait pas nos concitoyens. En effet, le peuple de Dieu que nous sommes, doit être lié aux principes de droits de l'homme car la plupart des insécurités donc souffrent notre société vient du non-respect des droits de l'homme soit par des individus soit par institutions étatiques. Croyants que nous sommes, nous ne pouvons pas tolérer l'oppression du peuple et des citoyens. Nous devons lutter contre cette oppression dans toutes ses formes. C'est pour garantir le droit à l'intégrité à l'être humain, les créatures de Dieu que nous sommes doivent être à l'avant garde de la lutte pour les droits de l'homme dans nos églises et dans nos mosquées. Dieu lui-même est contre la souffrance de toute sorte de l'être humain. Dieu est contre la dictature, l'oppression, la famine, la maladie, la mauvaise gouvernance, la violation des droits de l'Homme, etc. Cela fait presque deux ans que je suis retourné de KIGALI au RWANDA où j'assurais les fonctions de procureur adjoint du Tribunal pénal International pour le Rwanda. Le Rwanda était un pays où les germes d'insécurité de toute sorte avaient envahi la société, l'avaient rendu malade jusqu'au point de menacer de la tuer. C'est un terrible exemple de ce qui peut arriver à une société qui a abandonné ses valeurs sociale, morale et spirituelle ; d’une nation qui s'est empressée de construire un soit disant Etat moderne dénué de toutes valeurs. Le résultat était le génocide des TUTSIS et le massacre des HUTUS modérés. Une terrible tragédie qui coûté la mort à plus d'un million d'êtres humains. Le problème survenu au RWANDA mérite sa propre conférence et cette conférence n'est pas le lieu pour discuter à fond de ce problème. Néanmoins, le moment venu, je serais prêt à répondre à des questions relatives à ce qui s'est passé dans ce pays. Ce qui je voudrais illustrer, c'est le fait que ce qui s'est passé au RWANDA représente non seulement la faillite des églises et des religions mais aussi, la faillite de ceux qui se disent croyants. Au RWANDA, certains pasteurs, prêtres et évêques avaient participé à ce génocide d'une manière ou d'une autre. Ce qui s'est passé au RWANDA peut arriver à de nombreux pays Africains. Les conflits, violences et guerres qui envahissent plusieurs pays Africains trouvent leurs racines dans l'intolérance, le tribalisme, et les conflits ethniques ; L'insécurité qui existe au Cameroun de nos jours, représente également la faillite de nos églises, de nos mosquées et surtout la faillite de ceux parmi nous qui se disent croyants. Peut être ceci peut s'expliquer par le fait que nous souffrons aussi de l'insécurité spirituelle. Nous prétendons croire en un Dieu vivant alors qu'au fond de nous souffrons de l'insécurité dans notre foi. Les personnes qui souffrent de l'insécurité ne prennent jamais d'initiatives. Si nous souffrons de l'insécurité spirituelle nous ne pouvons jamais prendre d'initiative parce que la confiance et la détermination nous manquent. Souvent nous doutons de ce que Dieu entend nos prières, de ce qu'il peut donner des réponses à nos requêtes. Parmi nous, il y a des gens qui doutent encore de l'existence de Dieu et fréquentent les églises et mosquées comme une prime d'assurance pour l'après mort. Je note que cette conférence est organisée dans le cadre de la campagne semaines pascales 2003. Pour les chrétiens, la scène de pâques qui s'est passée il y a plus de deux mille ans constituent la fondation de la foi chrétienne. Sans vendredi saint et dimanche de pâque la foi chrétienne est inexistante. La fête de Pâques nous fait penser à ce qui constitue le véritable amour et le libération de l'être humain condamné par ses péchés. La fête de Pâques est aussi célébrée par les juifs qui commémorent la libération physique des juifs qui étaient des esclaves en Egypte par cette fête nous constatons la jonction du spirituelle et du politique. La bonne gouvernance est en effet une bénédiction de Dieu et représente dans l'accomplissement d’une exigence spirituelle en matière politique. La bonne gouvernance dans son sens profond et ultime est un acte d'amour. C'est la démonstration ultime par ceux qui gouvernent qu'ils aiment ceux qu'ils gouvernent. Parce qu'ils aiment ceux qu'ils gouvernent, ils respectent leurs libertés, ils s'assurent qu'ils ne font pas face aux besoins élémentaires, ils s'assurent qu'il y a la justice dans la société et dans les tribunaux. En un mot, ils s'assurent que la justice, la paix et la sécurité existent dans la société. Pour donner une autre réponse à la question posée , une réponse ancrée dans la foi et dans notre croyance en Dieu. Il convient de se reporter à l'évangile de Saint Jean chapitre 13 verset 34 où Jésus Christ nous dit : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Le message de pâque est un message d'amour. Bâtissons une société dans laquelle règne l'amour et je vous assure que vous verrez la disparition de toute insécurité. L'amour est un important élément dans la lutte contre l'insécurité c'est une arme formidable entre les mains des croyants. Aimons-nous les uns et les autres pour construire une société juste et paisible dans laquelle l'insécurité est inexistante |
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