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Campagne Semaines Pascales 2003 |
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Cahier d'Animation 2003 |
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Guide théologique pour prédicateurs et prédicatricesLes propositions homilétiques faites ci-dessous sont destinés aux prédicateur(-trice)s, évangélistes, pasteur(e)s et prêtres, afin qu'ils puissent créer durant la Campagne Semaines Pascales 2003 un lien entre leurs messages et le thème « Ensemble pour la Sécurité dans la Justice et la Paix ». Ils trouveront ainsi pour chaque dimanche et fête les lectures du jour et une brève réflexion pouvant inspirer le sermon ou l'homélie. Les données entre crochets ([) indiquent de petites variantes entre les lectionnaires protestant et catholique.
27 avril 2003, Pâques 2: Actes 4: 32-35, I Jean 5: 1-6, Jean 20: 19-31 Comme beaucoup de nos concitoyens, les disciples, après la mort de Jésus, vivent dans l'insécurité. Ils ont peur, s'emmurent dans leur effroi et ont perdu la confiance dans leur prochain et dans leur avenir. Le risque est alors grand de se renfermer sur soi, de perdre toute solidarité. Le Christ ressuscité répond à cela par une parole de Paix et par le don de son Esprit (Evangile). C'est cet Esprit qui permet de croire à la victoire de la vie sur la mort (même sans avoir touché le Christ comme Thomas). C'est cet Esprit qui permet de vaincre le monde (Epître) et sa logique de violence, pour vivre la vraie solidarité (Actes). 4 mai 2003, Pâques 3: Actes 3:13-19, I Jean 2: 1-5 [a], Luc 24: 35-48 Le passage des Actes nous rappelle que la passion de Jésus ressemble au destin d'une victime de « justice populaire ». C'est la pression populaire qui a entraîné la mort de Jésus, alors que Pilate, le représentant de l'autorité politique et juridique, voulait le relâcher. C'est bien toute la dramatique de ce phénomène de « justice populaire » qui transparaît ici puisque c'est l'innocent qui est tué et le coupable qui est relâché. Même si le réflexe de vouloir « faire justice » soi-même se comprend face à l'impunité lancinante dans nos pays, ne devrait-on pas, face à la mort et à la résurrection du Christ, « prêcher en son nom et appeler à un changement de comportement » pour éviter encore plus de méprises et d'injustices fatales ? 11 avril 2003, Pâques 4: Actes 4: 8 -12, I Jean 3: 1-2, Jean 10: 11-18 Les paroles de Jésus au sujet du bon Berger peuvent être comprises comme un bref traité sur le « leadership ». On y apprend comment un vrai responsable devrait se comporter : ne pas fuir devant le danger, se soucier du bien être de ses subalternes, les connaître (être proche d'eux), se sacrifier pour eux Quel contraste avec l'autorité et le pouvoir tel qu'il est souvent vécu chez nous. Ici, devant le danger, le responsable (l'agent de sécurité ?) « s'enfuit parce qu'il ne travaille que pour l'argent et ne se soucie pas de ses brebis » (Jean 10, 13). Même si le seul vrai Bon Berger est le Christ, ne devrions-nous pas chercher à lui ressembler, lorsque nous prenons des responsabilités ? Cela diminuerait certainement le climat d'insécurité que nous connaissons aujourd'hui. 18 avril 2003, Pâques 5: Actes 9: 26 - 31, I Jean 3: 18 - 24, Jean 15: 1-8 Face à l'insécurité grandissante, l'Evangile du jour nous invite à « demeurer » en Christ. Cela ne veut pas dire rester passif, égoïstement recroquevillé sur soi-même, se réconfortant dans une fausse assurance que rien ne peut arriver à ceux qui se confient au Seigneur. Dans le passage des Actes, les apôtres sont bien obligés d'être prudents envers Saul (qui deviendra Paul) qui a été leur persécuteur. Ils ne peuvent l'admettre que sur la base de témoignages venant de personnes de confiance. Mais l'amour auquel nous appelle Jésus (Epître) devrait empêcher que cette prudence devienne une méfiance absolue et un rejet définitif. C'est par un amour vécu véritablement dans des actes concrets que nous pourrons reconstruire des relations humaines régénérées pour que petit à petit les causes de l'insécurité diminuent dans la société. 25 avril 2003, Pâques 6: Actes 10: 25-48, I Jean 4: 7-10, Jean 15: 9-17 « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous appelle amis ». Quelle immense responsabilité pour les Chrétiens dans ce monde ! Nous nous considérons souvent comme serviteurs (simples exécutants d'ordres), mais nous sommes plus que cela : des collaborateurs, des amis, qui partagent la vision du Christ, et qui réfléchissent avec lui sur les stratégies pour la réaliser. C'est avec ses yeux que nous regardons ce monde et avec son Esprit que nous y travaillons. Cela demande un engagement complet (« donner sa vie pour les autres ») pour que disparaissent les fléaux de l'injustice, la violence et l'insécurité et pour qu'advienne un monde d'amour et de paix. 29 avril 2003, Ascension: Actes 1: 1-11, Éphésiens 1 : 15-23 [Eph. 4: 1-13], Luc 24 : 44-53 [Marc 16: 15-20] L'Ascension est la fête de l'entrée du Christ dans son règne. Dès lors Il siège à la droite de Dieu, le Père. Mais les divers récits de l'Ascension nous montrent bien que cela n'enlève pas notre responsabilité pour ce monde-ci. « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » demande l'ange aux disciples (Actes). Même si le Christ est maintenant au ciel, cela ne signifie pas qu'il est entièrement absent de ce monde-ci. L'Ascension signifie tout simplement que son règne est encore caché, pas encore tout à fait accompli. Le Christ nous envoie donc dans ce monde de violence, d'injustice et d'insécurité pour y continuer sa tâche de prédication en paroles et en actes. 1er juin 2003, Pâques 7: Actes 1: 15-26, I Jean 4: 11-16, Jean 17: 11-[19] 20 « Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais ». Jésus prie pour ses disciples parce qu'il sait les dangers qu'ils encourent : le monde est le lieu de toutes sortes d'insécurités. Mais est-ce une raison pour fuir le monde ? Jésus ne demande pas que l'on se retire de ce monde, mais qu'on l'affronte en appartenant entièrement au Père « par le moyen de la vérité ». La prière et la vérité apparaissent ici comme les stratégies principales pour vivre « dans le monde » sans être « du monde », et pour faire face aux nombreux dangers qui nous y attendent. Or, choisir la vérité dans la lutte contre l'insécurité s'est opter pour les preuves plutôt que pour la rumeur, la transparence plutôt que pour l'opacité et le secret, etc. 8 juin 2003, Pentecôte: Actes 2: 1-11, I Corinthiens 12: 3-13 [Gal. 5: 16-25], Jean 20: 19-23 [Jn. 15:26 _ 16:15] En cette fête de Pentecôte, les différentes lectures nous parlent de l'action de l'Esprit Saint. Celui-ci permet aux disciples de sortir de leur peur et leur donne la force de pardonner. Il permet à tous de se comprendre chacun dans sa langue (Actes). Ce sont là les prémisses d'un monde nouveau, un monde d'amour et de confiance, un monde sans insécurité mais où règnent la justice et la paix. Chacun et chacune, nous sommes appelés à contribuer à l'avènement de ce monde selon nos charismes : le juge selon ses possibilités, le membre des forces de l'ordre selon les siennes et le citoyen aussi selon ses possibilités. |
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