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Campagne Semaines Pascales 2003

Cahier d'Animation 2003

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Campagne contre les jouets guerriers et les films violents

La culture de violence est un facteur important favorisant l'insécurité. Au Cameroun, le Service National Justice et Paix de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun et le Service Œcuménique pour la Paix ont conjointement lancé une campagne contre les jouets guerriers et les films violents.

Une étude réalisée dans les prisons centrales de Yaoundé et Douala a permis de se rendre à l'évidence que pour la plupart des enfants mineurs incarcérés, les actes violents qui les ont conduits en prison son consécutifs aux films visionnés dans les vidéoclubs. C'est pour chercher à solutionner ce mal qui gangrène notre société qu'une table ronde a été organisée le 5 décembre 2002 au Norbert Kenne Memorial Peace House Center de Nsimeyong à Yaoundé par le Service National Justice et Paix de la CENC et le Service Œcuménique pour la Paix. La table ronde, qui a réuni une brochette d'intellectuels chrétiens rentrait dans le cadre du lancement de la campagne contre les jouets guerriers et les films violents.

Les thèmes abordés par les panélistes visaient pour l'essentiel à présenter les effets psychologiques des jouets guerriers et des films violents sur les enfants, la réalisation d'un film violent et les effets préconisés, les lois et censures sur ces films et leur application. De tous ces exposés, il ressort selon le Professeur Pierre Titi Nwel, coordonnateur national du Service Justice et Paix , que les films violents ont un impact négatif sur les enfants qui les visionnent. C'est pour cette raison que le Sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé 1er a invité les populations à collaborer avec les autorités administratives pour éradiquer la violence et susciter une société de paix et de fraternité dans nos villes et dans notre pays.

Sensibilisation

Les messages véhiculés par les nombreuses affiches et les tracts conçus par les deux organisations chrétiennes à l'effet de sensibiliser les populations sur les méfaits des jouets guerriers et les films violents durant la période de fin d'année parlent d'eux-mêmes : « Non aux jouets guerriers et aux films violents. Nous ne pouvons prétendre construire une société de paix et de sécurité tout en initiant nos enfants à la violence et à la guerre entre autres. La communauté éducative. les parents, les adultes et même les enfants doivent apprendre que la violence n'est pas un moyen légitime pour aplanir les désaccords et régler les conflits. »

Le Service National Justice et Paix de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun et le Service Œcuménique pour la Paix se basent sur des fondements chrétiens pour contribuer à la création d'une société de participation fondée sur la justice, la paix et la réconciliation.

La table ronde modérée par le Sociologue Valentin Nga Ndongo a été rehaussée par la participation de nombreux groupes et associations oeuvrant pour la Paix. L'on a également noté la présence d'une délégation d'enfants qui ont déclaré dans leur intervention qu'ils ont compris que les jouets guerriers et les films violents sont dangereux pour leur santé morale et l'épanouissement de la société tout entière.

Il faut dire que le phénomène des films violents est exacerbé par la prolifération et la multiplication incontrôlée des vidéoclubs qui ont pignon sur rue dans les villes et les campagnes du Cameroun et qui proposent des films dans lesquels le sexe, la drogue, le crime, la prostitution et l'argent facile sont souvent présentés aux jeunes comme une alternative au chômage et à la pauvreté dont ils sont victimes aujourd'hui. L'assimilation par les jeunes de ces scènes dans leur inconscient psychique, les amène alors très souvent à développer des comportements déviants dont les corollaires visibles sont souvent matérialisés par des maux plus répréhensibles tels que : braquages, vols, viols, consommation de stupéfiants... Ces jeunes font souvent leurs premiers apprentissages de la violence dès l'enfance en s'exerçant avec les jouets offerts par leurs parents en guise de cadeaux à l'occasion des fêtes de fin d'année. Ce sont généralement les pistolets-mitrailleurs, les épées ou les mini bombes que le commerce déverse sur nos marchés et dont les parents ne mesurent pas toujours l'étendue des effets néfastes. Hyacinthe Fouda, de la Commission diocésaine Justice et Paix affirme à ce propos que: « Les activités des vidéoclubs constituent un réseau qui alimente la mafia et la criminalité internationale ». En somme une interpellation à l'autorité compétente à prendre des mesures conséquentes.

Par Matthieu Meyeme

Article paru dans L'Effort Camerounais n°294 du 19 décembre 2002

Introduction

Repères

Études de cas

Exemples de lutte

Études bibliques

Propositions homilétiques

Poèmes et prières

Travail en groupes

Avec les enfants