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Campagne Semaines Pascales 2002 Pour une société sans violence, combattons le tribalisme et la corruption |
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L'Islam face à la Violence après le 11 septembre 2001 Conférence donnée par l'Imam El Hadj Abdoulaye Loumgam, Bafoussam, le 4 avril 2002
De
part
le
nom
de
Dieu,
le
Clément,
le
Miséricordieux
et
Tout
Compatissant.
Puisse-t-il
bénir
le
Prophète
Mohamed
(paix
sur
lui)
Messager
de
Dieu,
Chef
de
la
UMMA
Islamique
et
sceau
de
la
prophétie,
Paix
sur
sa
famille
et
ses
fidèles
compagnons. Jamais
notion
n'aura
fait
couler
autant
d'encre
et
de
salive
que
celle
de
violence
dans
notre
société
en
proie
aux
mutations
considérables
et
pluriformes
que
nous
connaissons
tous
ou
que
nous
semblons
connaître.
Cette
surenchère
langagière
affecte
toutes
les
couches
et
des
individus
de
toutes
les
conditions
:
politique,
social,
éthique,
sociologique
et
religieux
de
tous
bords
inquiets
de
la
dérive
mentale.
D'où
justement
l'intitulé
de
notre
thème
de
méditation
du
jour
qui
est
:
L'ISLAM
FACE
A
LA
VIOLENCE
APRES
LE
11
SEPTEMBRE
2001. Enfoncer
des
portes
banalisées
d'un
sujet
galvaudé,
avili,
à
force
de
spéculations
et
de
surenchère
doublée
d'un
tapage
médiatique
exacerbé,
à
la
limite
déformant
les
données
et
orientant
les
observateurs
vers
une
guerre
qui
ne
dit
pas
son
nom
contre
l'Islam ?
Certes
non !
Car
les
fondements
même
de
la
société
sont
menacés,
au
demeurant
notre
raison
même
d'exister.
Qui
plus
est,
la
répétition
nous
le
savons,
est
mère
tant
de
la
maîtrise
que
de
l'apprentissage.
Pour
l'intelligibilité
du
phénomène,
nous
commencerons
par
définir
le
concept
"Violence",
nous
tenterons
ensuite
de
faire
l'étiologie
(étude
des
causes)
et
au
regard
de
cette
dernière,
nous
essayerons
de
restituer
le
visage
de
l'Islam
après
les
événements
du
11
septembre
2001
et
nous
nous
situerons
dans
une
perspective
remédiale. Violence
:
Les
dictionnaires
parlent
de
la
violence
comme
"force
brutale
pour
soumettre
quelqu'un"
(Petit
Robert
1992),
d'une
"contrainte
illégitime,
physique
ou
morale"
(Hachette
1999). Il
s'agit
aussi
avant
tout
d'une
atteinte
à
autrui
dans
son
intégrité
physique
ou
morale,
ses
possessions
ou
sa
participation
symbolique
et
culturelle. Elle
s'exerce
à
des
degrés
variables.
Elle
peut
être
directe
ou
indirecte.
On
peut
tuer
de
sa
main
ou
donner
l'ordre
de
bombarder.
Elle
peut
se
faire
de
manière
massée
ou
distribuée
:
on
peut
blesser,
contraindre,
menacer,
tuer
d'un
coup
ou
laisser
mourir
à
petit
feu. Le
terrorisme
étant
d'actualité,
il
est
normal
de
savoir
ce
que
veut
dire
ce
terme. Terrorisme
:
Le
dictionnaire
encyclopédique
Larousse
édition
1999
explique
le
terrorisme
comme
l'ensemble
d'actes
de
violence
commis
par
une
organisation
pour
créer
un
climat
d'insécurité,
il
s'agit
d'une
forme
particulière
de
violence
(réelle
ou
symbolique)
exercée
de
manière
systématique,
stratégiquement
réfléchie
dans
un
but
politique. Dans
sa
forme
la
plus
courante,
le
terrorisme
est
un
moyen
de
pression
permettant
d'imposer
une
contrainte
sur
l'action
des
gouvernements
ou
des
institutions
qu'il
vise. Dans
sa
forme
extrême,
le
terrorisme
peut
aller
jusqu'à
la
remise
en
question
de
l'ordre
politique
et
social
existant,
ou
même
jusqu'à
la
révolution. Lorsqu'il
est
pratiqué
par
des
groupes
non
gouvernementaux,
des
unités
secrètes
ou
illégales,
le
terrorisme
constitue
le
plus
souvent
un
phénomène
souvent
transfrontalier. En
effet,
s'il
vient
à
être
utiliser
par
un
Etat,
il
se
caractérise
par
l'instauration
d'un
régime
de
violence
contre
les
citoyens,
des
groupes
de
citoyens
ou
des
groupes
communautaires. L'explication
du
support
de
notre
thème
nous
amène
à
la
problématique
suivante
:
Comment
les
événements
du
11
septembre
2001
ont-ils
conduit
certains
analystes
à
conclure
que
l'Islam
est
une
religion
de
violence
? Dans
une
approche
étiologique,
la
violence
est
une
manière
pervertie
d'interagir.
La
souffrance
et
la
domination
ne
sont
pas
forcément
d'ordre
physique.
Il
existe
aussi
d'autres
formes
de
violence
:
les
blessures,
les
atteintes
corporelles,
les
violences
psychologiques
ou
morales
(humiliation,
abandon,
menaces),
menaces
verbales
(injures,
les
calomnies),
les
violences
économiques
(privations
des
ressources),
les
violences
politiques
(privations
de
droits
et
autres
provocations)
et
les
violences
sexuelles,
etc. Comme
telle,
la
violence
ne
suscite
pas
toujours
le
silence,
l'assentiment
ou
la
fuite
escompté,
mais
provoque
au
contraire
chez
l'autre
cette
agressivité
instructive
et
cette
combativité
naturelle.
Chacun
croît
plutôt
pouvoir
mettre
fin
à
la
dispute
en
posant
un
acte
qui
fera
définitivement
reculer
l'autre
mais
au
lieu
de
céder,
celui-ci
souvent
choisira
plutôt
de
contre
attaquer. D'emblée,
la
violence
appelle
la
violence
parce
qu'elle
fait
atteinte
soit
à
l'intégrité
d'une
personne,
d'un
groupe,
d'une
ethnie
voire
même
d'un
peuple
selon
le
cas. Enfin,
nous
relevons
que
derrière
la
violence
se
cachent
des
problèmes
de
fond,
car
la
violence
est
souvent
une
réaction
à
une
agression
ou
à
une
frustration,
en
soi
elle
est
plus
un
symptôme
qu'une
maladie. Les
Musulmans
du
monde
ou
qui
sont
familiers
avec
la
littérature
occidentale
ont
eu
après
le
11
septembre
à
faire
face
à
des
questions
surprenantes
ou
à
des
analyses
et
prises
de
positions
aussi
démesurées
que
choquantes.
L'Islam
est-il
une
religion
de
violence
?
Les
Musulmans
sont-ils
les
apôtres
de
la
violence
?
Que
non
!
Remarques
ou
réflexions
qui
amènent
tout
Musulman
à
méditer
et
à
restituer
à
la
face
du
monde
le
vrai
visage
de
l'Islam. Le
St
Coran
fait
clairement
ressortir
que
la
violence
est
une
nécessité
de
l'existence,
un
fait
de
la
vie,
aussi
longtemps
qu'il
y
a
dans
le
monde
les
injustices,
les
oppressions,
les
ambitions
capricieuses
et
des
revendications
arbitraires.
Aussi
étrange
que
cela
puisse
paraître,
mais
n'est-ce
pas
là
un
fait
d'histoire
que
l'humanité
dès
ses
débuts
jusqu'à
nos
jours,
a
souffert
des
guerres
régionales
civiles
et
mondiales
?
Même
aujourd'hui
l'humanité
vit
dans
la
crainte
su
plusieurs
points
chauds
du
monde.
Le
St
Coran
peut-il
manquer
de
traiter
cette
affaire
d'une
façon
réaliste
et
effective
?
Que
non
! L'Islam
pour
sa
part
reconnaît
la
guerre
comme
un
moyen
licite
et
justifié
d'autodéfense
et
de
restauration
de
la
justice,
de
la
liberté
et
de
la
paix.
(S.2
V.
190-193)
Quoi
que
réaliste
dans
son
approche,
l'Islam
ne
tolère
jamais
l'agression,
ni
n'admet
les
guerre
d'agression
ou
la
provocation
de
la
violence.
D'ailleurs
toutes
les
guerres
musulmanes
ont
été
défensives.
Allah
recommande
aux
Musulmans
de
ne
pas
déclencher
les
hostilités,
ni
violer
les
droits
des
autres.
L'Islam
enseigne
la
liberté,
la
chérit
et
le
garantit
aux
Musulmans
et
aux
non
Musulmans.
Ce
concept
de
liberté
si
cher
à
l'Islam
s'applique
à
toutes
les
activités
volontaires
de
l'homme
dans
tous
les
domaines
de
la
vie.
L'homme
naît
libre
de
tout
assujettissement,
péché,
infériorité
héritée
et
entrave
ancestrale.
Son
droit
à
la
liberté,
est
sacré
aussi
longtemps
qu'il
ne
violera
pas
la
loi
de
Dieu
ou
ne
profanera
pas
les
droits
autres.
En
matière
de
culte,
chacun
a
droit
à
la
liberté
de
croyance
et
de
conscience.
Le
St
Coran
dit
:
"Pas
de
contrainte
dans
la
religion,
la
vérité
se
distingue
clairement
de
l'erreur"
S.2-V.256.
Et
il
renchérit
en
ces
termes
:
"La
vérité
émane
de
votre
Seigneur
!
Quiconque
le
veut
qu'il
croie,
et
quiconque
le
veut
mécroie".
S.18-V.29. Même
pour
propager
l'Islam,
il
n'est
pas
seulement
interdit
au
Musulman
d'employer
la
force,
mais
il
lui
est
aussi
ordonné
d'utiliser
les
méthodes
les
plus
pacifiques.
Parce
que
dans
le
St
Coran
il
est
dit
:
"Par
la
sagesse
et
la
bonne
exploitation
appelle
(les
gens)
au
sentier
de
ton
Seigneur.
Et
discute
avec
eux
de
la
meilleure
façon.
Car
c'est
ton
Seigneur
qui
connaît
mieux
celui
qui
s'égare
et
c'est
lui
qui
connaît
le
mieux
ceux
qui
sont
bien
guidés".
S16-V.125. "Ne
discutez
avec
les
gens
du
livre
(Juifs
et
Chrétiens)
que
d'une
manière
courtoise,
sauf
ceux
d'entre
eux
qui
sont
injustes.
Et
dites
:
"Nous
croyons
en
ce
qui
nous
a
été
révélé
et
en
ce
qui
vous
a
été
révélé.
Notre
Dieu
et
le
vôtre
est
le
même
(un
Dieu
unique)
et
nous
lui
sommes
tous
soumis"
S.29-V.46. Pour
clôturer
cette
page
de
violence
il
est
opportun
de
rappeler
ici
ce
que
Dieu
dit
dans
le
St
Coran
S.4-V.92-93.
"
Il
n'appartient
pas
à
un
croyant
de
tuer
un
autre,
si
ce
n'est
par
erreur.
Quiconque
tue
par
erreur
qu'il
affranchisse
un
esclavage
croyant
et
paie
à
sa
famille
le
prix
du
sang
à
moins
que
celle-ci
n'y
renonce
par
charité...
Celui
qui
n'en
trouve
pas
les
moyens,
qu'il
jeûne
deux
mois
consécutifs
pour
être
pardonné
par
Allah
qui
est
Omniscient
et
Sage. "Quiconque
tue
intentionnellement
un
croyant,
sa
rétribution
alors
sera
l'enfer.
Allah
l'a
frappé
de
sa
colère,
l'a
maudit
et
lui
a
préparé
un
énorme
châtiment". En
somme,
nous
pensons
qu'il
est
normal,
de
s'attarder
sur
le
concept
de
la
paix
qui
est
un
élément
de
base
du
système
de
valeurs
Islamiques.
L'Islam
étant
une
religion
de
paix,
nous
tenons
à
préciser
que
la
paix
est
la
nature,
la
signification,
l'emblème
et
l'objectif
de
cette
religion.
Dans
ses
racines,
dans
ses
fondements,
dans
son
essence,
l'Islam
prône
la
paix,
la
fraternité,
la
tempérance
et
la
tolérance. Pour
bien
comprendre
l'approche
de
la
paix
en
l'Islam,
on
n'a
qu'à
considérer
quelques
faits
élémentaires
Ô
combien
significatifs
dans
cette
religion
Islam
et
paix
sont
dérivés
de
la
même
racine.
Les
derniers
mots
de
prières
quotidiennes
de
chaque
Musulmans
sont
les
mots
de
paix.
Les
salutations
des
Musulmans
quand
ils
se
rencontrent
et
lorsqu'ils
retournent
à
Dieu
est
la
paix.
L'un
des
attributs
de
Dieu
est
paix.
Le
paradis,
lieu
de
séjour
auquel
tout
croyant
aspire
est
la
demeure
de
paix.
L'adjectif
Moslim
ou
Musulman
veut
dire
porteur
de
la
paix.
Toute
personne
qui
croit
en
Dieu
est
en
paix
avec
lui-même,
avec
son
semblable
et
avec
le
Dieu
tout
Puissant.
Chaque
pas
que
nous
faisons
dans
le
chemin
de
la
paix
nous
rapproche
de
Dieu.
Cette
paix
que
l'Islam
prône
fait
renaître
l'espérance,
l'amour
entre
les
hommes,
la
fraternité
et
la
tolérance
entre
les
peuples. Enfin
la
Bible
n'est
pas
du
reste
dans
cette
action
de
paix
en
parlant
de
deux
disciples
de
Jésus
qui
allaient
à
un
village
d'Emannaüs
"sur
le
chemin
d'Emmanüs"
dans
Luc
24
:
36
il
est
écrit
:
"Tandis
qu'ils
parlaient
de
la
sorte,
lui
même
(Jésus)
se
présenta
au
milieu
d'eux,
et
leur
dit
:
La
paix
soit
avec
vous". JIHAD
:
Je
voudrais
avant
toute
chose
faire
une
mise
au
point
sur
ce
terme
qui
est
utilisé
le
plus
souvent
au
gré
des
analystes.
Et
ce
n'est
pas
parce
que
les
gens
l'utilisent
mal
qu'il
faut
laisser. La
presse
et
les
journaux
ont
tellement
parlé
de
"JIHAD"
que
la
superficialité,
la
quantité
de
lecture
d'un
terme
finit
par
penser
qu'il
est
évident
et
que
son
sens
est
clair.
Or,
jamais
un
terme
n'est
clair
par
la
fréquence
de
son
intervention
sur
le
champ
médiatique,
mais
un
terme
est
clair
une
fois
qu'on
l'a
défini
et
circonscrit
dans
le
vaste
champ
culturel
qui
est
le
sien,
où
il
a
pris
naissance,
où
il
a
eu
la
couleur
et
son
histoire
et
comment
il
s'en
sert
dans
le
champ
des
mentalités.
C'est
cela
qui
donne
un
sens
à
une
conception
raisonnable
à
un
terme. Dans
le
sens
littéral
du
terme,
"JIHAD"
veut
dire
EFFORT
:
et
l'effort
est
un
élément
essentiel
dans
l'Islam,
il
est
la
philosophie
même
de
l'Islam.
A
titre
d'exemple,
lorsque
quelqu'un
prononce
la
profession
de
foi
"Il
n'y
a
de
divinité
qu'Allah
et
que
Mohamed
(PSL)
est
son
Messager,
sa
vie
se
transforme,
non
pas
seulement
en
dépositaire
de
la
foi,
mais
il
doit
comprendre
que
sa
vie
est
fondée,
enracinée
désormais
dans
l'effort. Le
Musulman
doit
faire
le
JIHAD
(effort)
contre
Satan
en
repoussant
ses
insinuations
perfides
et
les
passions
qu'il
pare
à
nos
yeux. JIHAD
(effort)
contre
soi-même
consiste
à
s'astreindre,
à
approfondir
ses
connaissances
religieuses,
à
les
mettre
en
pratique,
à
les
transmettre,
à
combattre
ses
abus
et
à
les
éviter.
D'ailleurs
la
lutte
contre
soi-même
est
l'ultime
JIHAD
qui
soit. Dans
un
autre
sens
de
JIHAD
que
tout
le
monde
semble
connaître
(guerre
sainte),
ici
il
faut
remarquer
que
cette
JIHAD
tend
à
proscrire
toute
adoration
que
celle
d'un
Dieu
unique,
à
se
dresser
contre
la
violence
et
le
mal,
à
sauvegarder
la
vie
humaine,
à
sauvegarder
les
biens,
l'équité
et
à
répandre
la
vertu. C'est
ainsi
que
dans
les
différentes
sortes
de
JIHAD,
on
note
: ·
Jihad
contre
les
mécréants
et
les
belligérants
par
la
force
·
Jihad
avec
les
biens
dans
le
sentier
d'Allah
; ·
Jihad
avec
son
corps,
sa
langue
contre
l'analphabétisme
et
l'ignorance. Dans
les
règles,
Jihad
se
termine
par
2
issues,
victoire
ou
martyr,
il
existe
5
conditions
: ·
l'intention
; ·
cette
Jihad
doit
être
accomplie
sous
l'égide
d'un
souverain
Musulman
; ·
faire
les
préparatifs
de
guerre
en
armes
et
munitions
et
en
hommes
; ·
le
combattant
doit
obtenir
l'autorisation
et
le
consentement
des
parents
; ·
le
combattant
a
l'obligation
d'obéir
au
Souverain
le
Prophète
Mohamed
(PSL)
a
dit
:
"Plus
de
Jihad
avec
violence
après
la
conquête
de
la
Mecque". LA
PRIERE
POUR
LA
PAIX Prier
pour
la
paix
n'est
pas
un
élément
qui
vient
après
l'engagement
en
faveur
de
celle-ci.
Au
contraire,
elle
est
permanente
et
au
cœur
de
l'effort
pour
l'édification
d'une
paix
dans
la
justice,
l'ordre
et
la
liberté.
Prier
pour
la
paix
veut
dire
ouvrir
le
cœur
humain
à
l'irruption
de
la
puissance
rénovatrice
d'Allah.
Par
la
force
vivifiante
de
sa
grâce
Allah
peut
créer
des
ouvertures
vers
la
paix
là
où
il
semble
qu'il
n'y
avait
qu'obstacles
et
repli
sur
soi.
Prier
pour
la
paix
veut
dire
prier
pour
la
justice,
pour
la
liberté
tout
court
et
pour
la
liberté
religieuse
qui
est
un
droit
fondamental
et
civil
pour
tout
individu.
Enfin,
prier
pour
la
paix
signifie
prier
pour
le
pardon
d'Allah
et
en
même
temps
pour
croître
dans
le
courage
nécessaire
pour
être
capable
à
son
tour
de
pardonner
les
offenses
subies.
Car
ce
n'est
que
par
la
prière,
le
dialogue,
la
collaboration
oecuménique
et
inter-religieux
que
jailliront
la
grandeur
et
la
dignité
humaine,
cela
favorisera
en
toute
sincérité
une
conscience
plus
grande
de
l'unité
du
genre
humain. En
conclusion,
il
est
clair
que
nous
avons
ensemble
de
nombreuses
valeurs
communes
et
universelles.
L'Islam
appelle
devant
le
créateur,
au
respect
de
soi
et
de
l'autre,
à
l'amour
du
prochain
et
à
la
justice.
Rien
ne
peut
légitimer
les
attentants,
ni
la
mort
de
nombreux
innocents.
Citoyens
de
toutes
les
confessions
ou
appartenances,
il
est
temps
de
sortir
de
nos
ghettos
intellectuels
et
sociaux,
de
réapprendre
à
nous
approcher
de
l'autre
dans
sa
complexité,
à
respecter
sa
différence
sans
jamais
transiger
sur
les
principes
fondamentaux
du
pluralisme
de
la
justice,
de
l'égalité
et
de
l'équité. Puisse
Allah
Tout
Puissant
nous
guider
les
uns
les
autres
dans
le
chemin
de
la
foi,
de
l'excellence,
de
l'entraide
et
de
l'amour
mutuel
et
nous
accorde
sa
miséricorde
pleine
de
grâce,
afin
que
nous
respirions
paix,
vivions
paix
et
mourons
en
paix. Je
vous
remercie. |
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