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Campagne Semaines Pascales 2001

Combattons le tribalisme et la corruption pour une gestion transparente

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Combattons le tribalisme et la corruption pour une gestion transparente au Cameroun : approche islamique.

Dr. Avaly DOUBLA, Association Culturelle Islamique 

Yaoundé le 2 juin 2001

         Introduction

         Le combat contre les fléaux en général, le tribalisme et la corruption en particulier, constitue au regard de la religion musulmane une préoccupation dont la responsabilité incombe à chaque être humain et à toute la communauté (responsabilité individuelle et collective). Le succès dans ce combat suppose la mise à contribution de toute la société. C'est pourquoi Allah dit : "Dieu aime ceux qui combattent sur son sentier en rangs serrés, pareils à des constructions compactes S-61, V-4. Et le prophète (S-B-S-L) a dit : "chacun de vous est un berger et chacun de vous sera interrogé sur la manière dont il aura gardé son troupeau. De part la mission qui leur est assignée, à savoir adorer Dieu et de son rôle de vicaire ou de représentant de Dieu sur terre, l'homme ne peut vivre dans une corruption, expression négative de sa nature, ni dans un tribalisme inhumain. La promotion des vertus et le combat contre les vices constituent les vrais facteurs de développement, de cohésion sociale et de rapprochement des peuples quelles que soient leurs différences, leurs chapelles politiques et religieuses, leurs différences régionales et tribales, etc.

         La restauration de la dignité de l'homme suppose donc un combat permanent et une guerre sans merci contre tout ce qui peut constituer un obstacle à l'accomplissement de cette mission noble. Dans le contexte camerounais à la faveur de la crise économique et de la libéralisation, l'affairisme et le mercantilisme ont pris tout le peuple en otage à telle enseigne que le thème " Combattons le tribalisme et la corruption pour une gestion transparente au Cameroun" loin d'être une simple interpellation apparaît comme une invite à une prise de conscience, un véritable cri d'alarme en faveur de la restauration des valeurs morales, des valeurs éthiques et de la libération de ce peuple qui n'a que trop souffert.

         Le tribalisme et la corruption sont des grands fléaux auxquels font face nos pays à tous les niveaux et dans tous les domaines sociaux (éducation, santé, justice, armée, etc...).

         En effet, dans le contexte camerounais en général et depuis la libéralisation survenue en 1990 en particulier, le tribalisme est devenu un véritable virus social voire une gangrène au point où l'on continue à se demander si la libéralisation a fait naître des tribus ennemies. On le vit, on le sent et on l'entretient à tous les niveaux (médias, politique, religion, etc...). Les notions d'allogènes, d'autochtones et d'étrangers se trouvent plus ou moins dans toutes les bouches et dans toutes les branches de la société pour traduire le sentiment de rejet de l'autre. Ainsi le Bamiléké, le Bassa le Peul, le Toupouri, le Douala, le Bafia, etc... sont appelés étrangers, quand ils sont ou vivent à Yaoundé, capitale de leur pays. Les mêmes comportements sont obtenus au niveau des autres provinces vis-à-vis des allogènes, des non autochtones, etc...

         En ce qui concerne la corruption, depuis l'avènement de la crise économique avec ses corollaires, à savoir la dévaluation du franc CFA et la réduction drastique des alaires des fonctionnaires, beaucoup de pays africains en général et le Cameroun en particulier, connaissent une misère aiguë jamais égalée et la corruption est devenue une clé de voûte pouvant ouvrir les portes du succès. Les prestations les plus élémentaires sont désormais monnayées (Tchoko, bière, motivation, gombo, atchéké, enveloppe, pot de vin, dessous de table, mesure d'accompagnement, raquette, pourboire, etc...). Ainsi, toutes les Administrations souffrent de cette gangrène qui continue à ternir l'Image du Cameroun tant sur le plan national qu'international (deux fois premier mondial, 1 fois 6è mondial) sur les 99 pays du monde les plus corrompus. Pour éradiquer les fléaux dont il est question dans notre contexte, à savoir le tribalisme et la corruption dans la perspective d'une gestion transparente au Cameroun selon une approche islamique, il nous a semblé opportun de parcourir avec vous le coran et la Sunnah du prophète (S.B.S.L.) pour comprendre la gravité  de ces deux fléaux, leurs causes et leurs conséquences afin de proposer des solutions dans l'opitque de leur éradication. Le présent exposé s'articulera autour des quatre points :

1. Essai de définition ?

2. Causes et conséquences du tribalisme et de la corruption ?

3. Position de l'Islam par rapport au tribalisme et à la corruption ?

4. Solution préconisées par l'Islam pour éradiquer le tribalisme et la corruption?

         I - Essai de définition

         I.1 - Qu'est-ce que le tribalisme ?

         Le dictionnaire (Le Petit Robert, 1983) définit le tribalisme comme une organisation sociale prenant la tribu comme critère de vie, de promotion sociale ou de développement, elle vise la coordination des activités et des tâches en vue de la tribu tant sur le plan politique, social que culturel. Ainsi, on parlera du tribalisme ethnique, politique, économique, social, etc... Le tribalisme a donc plusieurs collaborations/colorations et entraîne généralement l'exclusion de tous ceux qui n'appartiennent pas à la tribu, à la même structure familiale, conduisant ainsi à la marginalisation de l'autre. Le népotisme, le racisme, le sectarisme et le régionalise, etc... ne sont rien d'autres que l'expression d'une discrimination tribale à grande échelle. Dans le cadre de cet exposé nous ne parlerons que du tribalisme ethnique.

         I.2 - Qu'est-ce que la corruption

         La corruption vient du verbe corrompre qui signifie entre autres altérer, dénaturer, dépaver, pervertir, une détérioration de quelque chose vers un état jugé moins bon, avarier. La corruption se définit très souvent comme l'abus du pouvoir public à des fins privées ou à l'aliénation de l'intérêt public au profit d'une utilité privée provoquant ainsi le favoritisme et l'injustice. Dans un autre sens, le tribalisme peut se définir comme une utilisation abusive d'une position de pouvoir pour favoriser ceux de sa tribu dans la distribution d'avantages ou de biens matériels. Dans ces conditions, le tribalisme devient une forme particulière de corruption, une corruption tribale. Action de soudoyer quelqu'un afin qu'il agisse contre son pouvoir.

         I.3 - Qu'est-ce qu'une gestion transparente

         Une gestion transparente se définit comme une administration pour laquelle le peuple est mis à contribution et informé de toutes les dispositions prises. Ceci suppose le choix d'un gestionnaire honnête, compétent et dévoué au regard de la charia islamique. Les décisions sont prises en termes d'intérêts communs et les responsables doivent rendre compte au public de leurs décisions qui doivent être justifiées ; les supérieurs hiérarchiques montrent l'exemple. Ces rappels très succincts nous permettent d'aborder les causes et les conséquences du tribalisme et de la corruption.

         II - Causes et conséquences du tribalisme et de la corruption

         II.1 - Causes et conséquences du tribalisme

         Plusieurs causes expliquent des comportements vicieux en général et tribaux en particulier. Parmi ces nombreuses causes, l'ignorance semble justifier les comportements tribaux : l'ignorance du but de la création de l'homme, l'ignorance de son passé et de son avenir, l'ignorance et la qualité du rapport qu'il doit entretenir avec Dieu, etc... Dans la sourate -51, V-56, Allah dit : "Je n'ai créé les génies et les humains que pour qu'ils m'adorent". La bataille contre l'ignorance doit prendre en considération tous ces aspects car l'origine d'un homme, la couleur de sa peau, la quantité des richesses qu'il possède et le degré de prestige dont il jouit n'ont rien à voir avec le caractère et la personnalité de l'individu vis-à-vis de Dieu.

         Les conséquences néfastes du tribalisme sur la société camerounaise ne se sont pas fait attendre. Le relâchement des moeurs sociales qui ont longtemps régi les rapports entre les hommes en et la plus évidente : les relations de bon voisinage, l'amour de son prochain, la charité et la solidarité, le respect des parents et des personnes âgées, l'esprit de sacrifice et la générosité, etc..., toutes ces valeurs nobles en soi sont battues en brèche pour être remplacées par des vices tels que le mépris d'autrui, l'orgueil, la suspicion, le colportage, la jalousie, la médisance calomnieuse, l'intolérance, etc...

         Aujourd'hui, sous le fléau du tribalisme et de certains vices sociaux, le Cameroun tout entier s'affole de voir s'installer l'anarchie, la diffamation, la corruption, le pillage, la violation des droits de l'homme et des institutions ainsi que la dégradation de la morale et de la religion. Les crimes les plus odieux ont toujours des défenseurs pour trouver des excuses à leurs auteurs.

         En conclusion, le tribalisme a entraîné au Cameroun une cohabitation très difficile entre les fils et les filles d'Adam et Eve. L'intégration nationale dont on parle tant n'est qu'un faux discours sans conviction et sans traduction positive sur le terrain.

II.2. - Causes et conséquences de la corruption

         Les causes de la corruption sont nombreuses : l'ignorance, la pauvreté généralisée (morale et matérielle), l'environnement, etc... La misère est en effet l'un des pires fléaux de la société. Elle pousse ses victimes à toutes sortes de méfaits pour pourvoir aux besoins les plus élémentaires de la vie, c'est-à-dire aux moyens de subsistance : "les ventres affamés qui n'ont point d'oreilles" poussent les hommes à commettre toutes espèces de crimes, jugés par leurs auteurs comme actes légitimes dans leur lutte permanente pour la survie. Cela confirme la devise arabe selon laquelle : "la misère a failli engendrer la négation de Dieu" la crainte de ce dernier, et toute adoration liée à cette crainte. Ainsi, le plus grand danger qui menace une société, ébranle ses fondements et ronge ses piliers, c'est la coexistence combien difficile de richards qui possèdent des fortunes colossales et des misérables qui n'ont pas de quoi se nourrir. Aussi, les milieux misérables sont-ils la proie de tous les vices. D'où l'intérêt porté par l'Islam aux classes démunies. Il recommande qu'on les entretienne et promet à qui les aide une large rétribution dans l'au-delà (Sourate-2, Verset-274). Quelles sont les conséquences de la corruption ?

         Fléau tentaculaire qui n'épargne aucun secteur de la vie nationale (éducation, santé, communication, etc...), la corruption a fortement gangrené la société et jeté un discrédit sur tout le pays. Le cas de l'éducation est flagrant dans la mesure où cette institution qui devrait notamment inculquer le goût de l'effort, du travail bien fait et promouvoir le culte de l'honneur est pour ainsi dire devenue un moule à façonner des arrivistes au point que pour de nombreux camerounais, il est pratiquement impossible d'entrevoir une inscription, un succès scolaire ou un concours sans qu'il ne soit question de dessous de table, de pots de vin, de corruption ou d'enveloppe.

         Selon l'Islam, la corruption est un ensemble de vices moraux dont les manifestations se traduisent sur le terrain par des actes répréhensibles. C'est à juste titre qu'Allah dit : "Quand nous voulons anéantir une cité nous mettons le pouvoir entre les mains de ses riches. C'est alors qu'ils y violent morale et justice, que l'arrêt du destin se justifie sur elle et que nous la détruisons de fond en comble (5-17, V-16). En effet, quand les cités se corrompent ou ne jugent plus les gens qu'à la quantité de leurs richesses quelle que soit l'origine de ces richesses, la manière prime tout et on ne tient plus aucun compte des valeurs morales, piété, honnêteté, civisme, vérité, patriotisme, pureté des moeurs. Aussi, donne-t-on aux nantis les rênes du pouvoir et c'est à partir de ce moment qu'ils donnent libre cours à leur cupidité et à leurs vices. Nous voyons aujourd'hui la banque présider absolument au sort de notre planète et c'est ce qui explique très bien notre chute vertigineuse dans les gouffres de l'immoralité et de l'injustice avec leur cortège de drames et de sang.

         III - Position de l'Islam par rapport au tribalisme et à la corruption

         L'Islam est contre le tribalisme sous toutes ses formes, car il s'oppose à l'esprit et à la lettre de la foi et la foi constitue la raison première de l'existence de l'homme. Plusieurs versets du coran et paroles de Mohammad rappellent à l'humanité tout entière qu'elle n'est qu'une seule famille issue d'un seul père et d'une seule mère aspirant au même but ultime. C'est ainsi qu'Allah dit "O humains ! nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez ; les plus nobles d'entre vous pour Dieu sont les plus pieux. Dieu est parfaitement sachant et bien informé (S-49, V-13)" Si Dieu nous a créés de race et de couleurs différentes, ce n'est nullement pour nous diviser. Bien au contraire, l'homme penche plus vers la connaissance d'un autre homme étranger à lui et c'est ce sentiment de curiosité qui nous attire les uns vers les autres. Ce verset rappelé représente la grande conquête spirituelle de l'Islam et sa plus belle innovation. Aucun homme ne peut se prévaloir de la supériorité de sa race ou de sa couleur, mais le seul critère pour dieu, c'est la sincérité de notre foi et le degré de notre piété. Quelle est la position de l'Islam par rapport à la corruption ?

          L'islam et contre la corruption, c'est ainsi qu'Allah dit : "et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens et ne vous en servez pas pour corrompre des jupes pour vous permettre de dévorer une partie des biens des autres en pu péché alors que vous savez que vous êtes dans votre tort (S-2, V-188). Dans ce verset - 188, Dieu nous interdit formellement la pratique du pot-de-vin (bakchich). Donc l'Islam n'est nullement responsable de cette corruption et de cette vénalité de la plupart des détenteurs de l'autorité en pays musulmans. Le mot jupe englobe évidemment tous les responsables car ils sont tous plus ou moins des juges dans leur domaine. Dieu maudit le corrupteur et le corrompu et est considéré comme corrupteur quiconque fait intermédiaire à moins que son intercession ne soit pour le bien. Celui qui intercède en faveur d'un autre et accepte un cadeau offert par ce dernier, commet un acte d'usure, une corruption. Ainsi, le combat contre la corruption devrait être une préoccupation collective. L'une des raisons fondamentales de cet échec est que, autant tout le monde condamne la corruption, autant chacun est prêt à s'en servir si cette pratique peut l'aider à se tirer d'affaire. Quelles solutions préconise l'Islam pour lutter contre le tribalisme et la corruption ?

         IV - Solutions préconisées par l'Islam pour lutter contre le tribalisme et la corruption

         Il n'existe pas de remèdes miracles aux nombreux problèmes engendrés par le tribalisme et la corruption. Il faut procéder à une profonde reconversion des mentalités et revenir à l'école de nos prophètes, Coran et sunnah du  prophète. C'est ainsi qu'Allah dit : "...en vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes... (S-13, V-11). Tant qu'un peuple maintient ses vertus, Dieu le maintient en heureuse condition. Plus littéralement, Dieu ne change point en mal le sort d'un peuple tant que ce dernier n'a point vicié, corrompu ou perverti son âme. C'est ainsi qu'Allah dit : "vous êtes la meilleurs communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah... (S-3, V-110). Autrement dit, le Musulman doit non seulement s'abstenir de faire le mal mais aussi et surtout il doit faire le bien dans la promotion des vertus (piété, honnêteté, tolérance, amour de son prochain, solidarité) et combattre les vices (le mépris d'autrui, le mensonge, la jalousie, le vol et le viol, l'orgueil, etc...).

         Ainsi, la culture des valeurs morales devait faciliter la promotion des vertus cardinales pour lutter contre le tribalisme, car une vraie communauté islamique doit être la personnification du vertueux, un gardien vigilant et l'ennemi du vice. L'Islam prescrit plusieurs moments de rencontres qui constituent des occasions de brasage de races et de tribus afin de lutter contre les vices décrits précédemment. On peut citer entre autres :

         - les cinq prières quotidiennes

         - les prières de vendredi (une fois par semaine)

         - les prières de fête (Ramadan et sacrifice) une fois par an

         - la pratique du jeûne du mois de ramadan avec tous les différents rites (prières nocturnes, solidarité, zakat al-fitir)

         - l'acquittement de la Zakat qui constitue un élan de solidarité à l'adresse des plus démunis, pauvres, indigents, prisonniers, voyageurs n détresse, etc...

         - le pèlerinage (grand et petit pèlerinage) qui est un moment de rencontre des hommes de tous les pays

         - les différentes cérémonies religieuses (circoncision, naissance, décès, funérailles, mariage, etc...)

         - visites et assistances aux parents, aux voisins, aux malades, etc...

         En conclusion, si toutes ces pratiques vertueuses étaient mises en application, le tribalisme n'aurait pas sa place dans cette vie. Qu'en est-il de la corruption ?

         Solutions préconisées par l'Islam pour lutter contre la corruption

         Le combat contre la corruption au regard de la législation islamique doit passer par la lutte contre la pauvreté car, la pauvreté (comme l'a dit le prophète) a failli être une mécréance. La pauvreté est la mère de tous les maux, parfois même de tous les vices. Elle s'accompagne constamment de tromperies, de vols, de crimes et de corruption dans la lutte pour la survie. Elle est à l'origine de la mendicité, de la délinquance et de plusieurs formes de dégradation morale et d'humiliation.

         A la différence des anciennes communautés qui prélevaient obligatoirement des impôts sur les revenus des pauvres et des classes moyennes et leur imposaient "taille et corvée" dont les riches et les féodaux étaient exempts, l'Islam a procédé inversement : c'est aux riches qu'il a assigné des obligations à l'égard des pauvres, notamment sous forme d'aumône légale (Zakat) et d'oeuvres charitables (S-9, V-60). Il s'agit de réduire les disparités sociales, répartir équitablement les richesses entre tous les citoyens et pallier à toute inflation. Tout consiste à enrichir les pauvres sans pour autant réduire le riche à la misère. Nous sommes convaincus que si les riches les appliquaient réellement à l'égard des pauvres, il n'y aurait dans nos sociétés ni mendiants, ni misérables, ni victimes d'une privation quelconque.

         Conclusion

         Il ressort de cette analyse très succincte que l'Islam combat tous les fléaux en général, le tribalisme et la corruption en particulier dans la mesure où ces fléaux portent atteinte à la foi du croyant, à sa dignité et à son honneur. Les causes de ces deux fléaux sont nombreuses et varient d'un pays à un autre, mais les conséquences sont les mêmes : dépravation des moeurs sociales, développement de la misère et du banditisme, insécurité, etc... A l'heure où on parle de plus en plus de rigueur, de moralisation et même de bonne gouvernance, il apparaît très urgent que les Camerounais par un élan de solidarité engagent  tous ensemble le combat contre le tribalisme et la corruption. Autant tout le monde condamne le tribalisme et la corruption, autant chacun est prêt à s'en servir si ces fléaux peuvent l'aider à se tirer d'affaire.

         Si l'ignorance et la pauvreté étaient combattues, il n'y aurait pas de place pour l'oppression, la suppression et la discrimination tribale. Les expressions telles que castes sociales et citoyens de deuxième ordre seraient obsolètes. Il s'agit d'un combat dont la responsabilité incombe à tout le monde.

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