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Campagne Semaines Pascales 2001 Combattons le tribalisme et la corruption pour une gestion transparente |
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Combattons le tribalisme et la corruption pour une gestion transparente au Cameroun : approche islamique. Dr. Avaly DOUBLA, Association Culturelle Islamique Yaoundé le 2 juin 2001
Introduction
Le
combat
contre
les
fléaux
en
général,
le
tribalisme
et
la
corruption
en
particulier,
constitue
au
regard
de
la
religion
musulmane
une
préoccupation
dont
la
responsabilité
incombe
à
chaque
être
humain
et
à
toute
la
communauté
(responsabilité
individuelle
et
collective).
Le
succès
dans
ce
combat
suppose
la
mise
à
contribution
de
toute
la
société.
C'est
pourquoi
Allah
dit
:
"Dieu
aime
ceux
qui
combattent
sur
son
sentier
en
rangs
serrés,
pareils
à
des
constructions
compactes
S-61,
V-4.
Et
le
prophète
(S-B-S-L)
a
dit
:
"chacun
de
vous
est
un
berger
et
chacun
de
vous
sera
interrogé
sur
la
manière
dont
il
aura
gardé
son
troupeau.
De
part
la
mission
qui
leur
est
assignée,
à
savoir
adorer
Dieu
et
de
son
rôle
de
vicaire
ou
de
représentant
de
Dieu
sur
terre,
l'homme
ne
peut
vivre
dans
une
corruption,
expression
négative
de
sa
nature,
ni
dans
un
tribalisme
inhumain.
La
promotion
des
vertus
et
le
combat
contre
les
vices
constituent
les
vrais
facteurs
de
développement,
de
cohésion
sociale
et
de
rapprochement
des
peuples
quelles
que
soient
leurs
différences,
leurs
chapelles
politiques
et
religieuses,
leurs
différences
régionales
et
tribales,
etc.
La
restauration
de
la
dignité
de
l'homme
suppose
donc
un
combat
permanent
et
une
guerre
sans
merci
contre
tout
ce
qui
peut
constituer
un
obstacle
à
l'accomplissement
de
cette
mission
noble.
Dans
le
contexte
camerounais
à
la
faveur
de
la
crise
économique
et
de
la
libéralisation,
l'affairisme
et
le
mercantilisme
ont
pris
tout
le
peuple
en
otage
à
telle
enseigne
que
le
thème
"
Combattons
le
tribalisme
et
la
corruption
pour
une
gestion
transparente
au
Cameroun"
loin
d'être
une
simple
interpellation
apparaît
comme
une
invite
à
une
prise
de
conscience,
un
véritable
cri
d'alarme
en
faveur
de
la
restauration
des
valeurs
morales,
des
valeurs
éthiques
et
de
la
libération
de
ce
peuple
qui
n'a
que
trop
souffert.
Le
tribalisme
et
la
corruption
sont
des
grands
fléaux
auxquels
font
face
nos
pays
à
tous
les
niveaux
et
dans
tous
les
domaines
sociaux
(éducation,
santé,
justice,
armée,
etc...).
En
effet,
dans
le
contexte
camerounais
en
général
et
depuis
la
libéralisation
survenue
en
1990
en
particulier,
le
tribalisme
est
devenu
un
véritable
virus
social
voire
une
gangrène
au
point
où
l'on
continue
à
se
demander
si
la
libéralisation
a
fait
naître
des
tribus
ennemies.
On
le
vit,
on
le
sent
et
on
l'entretient
à
tous
les
niveaux
(médias,
politique,
religion,
etc...).
Les
notions
d'allogènes,
d'autochtones
et
d'étrangers
se
trouvent
plus
ou
moins
dans
toutes
les
bouches
et
dans
toutes
les
branches
de
la
société
pour
traduire
le
sentiment
de
rejet
de
l'autre.
Ainsi
le
Bamiléké,
le
Bassa
le
Peul,
le
Toupouri,
le
Douala,
le
Bafia,
etc...
sont
appelés
étrangers,
quand
ils
sont
ou
vivent
à
Yaoundé,
capitale
de
leur
pays.
Les
mêmes
comportements
sont
obtenus
au
niveau
des
autres
provinces
vis-à-vis
des
allogènes,
des
non
autochtones,
etc...
En
ce
qui
concerne
la
corruption,
depuis
l'avènement
de
la
crise
économique
avec
ses
corollaires,
à
savoir
la
dévaluation
du
franc
CFA
et
la
réduction
drastique
des
alaires
des
fonctionnaires,
beaucoup
de
pays
africains
en
général
et
le
Cameroun
en
particulier,
connaissent
une
misère
aiguë
jamais
égalée
et
la
corruption
est
devenue
une
clé
de
voûte
pouvant
ouvrir
les
portes
du
succès.
Les
prestations
les
plus
élémentaires
sont
désormais
monnayées
(Tchoko,
bière,
motivation,
gombo,
atchéké,
enveloppe,
pot
de
vin,
dessous
de
table,
mesure
d'accompagnement,
raquette,
pourboire,
etc...).
Ainsi,
toutes
les
Administrations
souffrent
de
cette
gangrène
qui
continue
à
ternir
l'Image
du
Cameroun
tant
sur
le
plan
national
qu'international
(deux
fois
premier
mondial,
1
fois
6è
mondial)
sur
les
99
pays
du
monde
les
plus
corrompus.
Pour
éradiquer
les
fléaux
dont
il
est
question
dans
notre
contexte,
à
savoir
le
tribalisme
et
la
corruption
dans
la
perspective
d'une
gestion
transparente
au
Cameroun
selon
une
approche
islamique,
il
nous
a
semblé
opportun
de
parcourir
avec
vous
le
coran
et
la
Sunnah
du
prophète
(S.B.S.L.)
pour
comprendre
la
gravité
de
ces
deux
fléaux,
leurs
causes
et
leurs
conséquences
afin
de
proposer
des
solutions
dans
l'opitque
de
leur
éradication.
Le
présent
exposé
s'articulera
autour
des
quatre
points
: 1.
Essai
de
définition
? 2.
Causes
et
conséquences
du
tribalisme
et
de
la
corruption
? 3.
Position
de
l'Islam
par
rapport
au
tribalisme
et
à
la
corruption
? 4.
Solution
préconisées
par
l'Islam
pour
éradiquer
le
tribalisme
et
la
corruption?
I
-
Essai
de
définition
I.1
-
Qu'est-ce
que
le
tribalisme
?
Le
dictionnaire
(Le
Petit
Robert,
1983)
définit
le
tribalisme
comme
une
organisation
sociale
prenant
la
tribu
comme
critère
de
vie,
de
promotion
sociale
ou
de
développement,
elle
vise
la
coordination
des
activités
et
des
tâches
en
vue
de
la
tribu
tant
sur
le
plan
politique,
social
que
culturel.
Ainsi,
on
parlera
du
tribalisme
ethnique,
politique,
économique,
social,
etc...
Le
tribalisme
a
donc
plusieurs
collaborations/colorations
et
entraîne
généralement
l'exclusion
de
tous
ceux
qui
n'appartiennent
pas
à
la
tribu,
à
la
même
structure
familiale,
conduisant
ainsi
à
la
marginalisation
de
l'autre.
Le
népotisme,
le
racisme,
le
sectarisme
et
le
régionalise,
etc...
ne
sont
rien
d'autres
que
l'expression
d'une
discrimination
tribale
à
grande
échelle.
Dans
le
cadre
de
cet
exposé
nous
ne
parlerons
que
du
tribalisme
ethnique.
I.2
-
Qu'est-ce
que
la
corruption
La
corruption
vient
du
verbe
corrompre
qui
signifie
entre
autres
altérer,
dénaturer,
dépaver,
pervertir,
une
détérioration
de
quelque
chose
vers
un
état
jugé
moins
bon,
avarier.
La
corruption
se
définit
très
souvent
comme
l'abus
du
pouvoir
public
à
des
fins
privées
ou
à
l'aliénation
de
l'intérêt
public
au
profit
d'une
utilité
privée
provoquant
ainsi
le
favoritisme
et
l'injustice.
Dans
un
autre
sens,
le
tribalisme
peut
se
définir
comme
une
utilisation
abusive
d'une
position
de
pouvoir
pour
favoriser
ceux
de
sa
tribu
dans
la
distribution
d'avantages
ou
de
biens
matériels.
Dans
ces
conditions,
le
tribalisme
devient
une
forme
particulière
de
corruption,
une
corruption
tribale.
Action
de
soudoyer
quelqu'un
afin
qu'il
agisse
contre
son
pouvoir.
I.3
-
Qu'est-ce
qu'une
gestion
transparente
Une
gestion
transparente
se
définit
comme
une
administration
pour
laquelle
le
peuple
est
mis
à
contribution
et
informé
de
toutes
les
dispositions
prises.
Ceci
suppose
le
choix
d'un
gestionnaire
honnête,
compétent
et
dévoué
au
regard
de
la
charia
islamique.
Les
décisions
sont
prises
en
termes
d'intérêts
communs
et
les
responsables
doivent
rendre
compte
au
public
de
leurs
décisions
qui
doivent
être
justifiées
;
les
supérieurs
hiérarchiques
montrent
l'exemple.
Ces
rappels
très
succincts
nous
permettent
d'aborder
les
causes
et
les
conséquences
du
tribalisme
et
de
la
corruption.
II
-
Causes
et
conséquences
du
tribalisme
et
de
la
corruption
II.1
-
Causes
et
conséquences
du
tribalisme
Plusieurs
causes
expliquent
des
comportements
vicieux
en
général
et
tribaux
en
particulier.
Parmi
ces
nombreuses
causes,
l'ignorance
semble
justifier
les
comportements
tribaux
:
l'ignorance
du
but
de
la
création
de
l'homme,
l'ignorance
de
son
passé
et
de
son
avenir,
l'ignorance
et
la
qualité
du
rapport
qu'il
doit
entretenir
avec
Dieu,
etc...
Dans
la
sourate
-51,
V-56,
Allah
dit
:
"Je
n'ai
créé
les
génies
et
les
humains
que
pour
qu'ils
m'adorent".
La
bataille
contre
l'ignorance
doit
prendre
en
considération
tous
ces
aspects
car
l'origine
d'un
homme,
la
couleur
de
sa
peau,
la
quantité
des
richesses
qu'il
possède
et
le
degré
de
prestige
dont
il
jouit
n'ont
rien
à
voir
avec
le
caractère
et
la
personnalité
de
l'individu
vis-à-vis
de
Dieu.
Les
conséquences
néfastes
du
tribalisme
sur
la
société
camerounaise
ne
se
sont
pas
fait
attendre.
Le
relâchement
des
moeurs
sociales
qui
ont
longtemps
régi
les
rapports
entre
les
hommes
en
et
la
plus
évidente
:
les
relations
de
bon
voisinage,
l'amour
de
son
prochain,
la
charité
et
la
solidarité,
le
respect
des
parents
et
des
personnes
âgées,
l'esprit
de
sacrifice
et
la
générosité,
etc...,
toutes
ces
valeurs
nobles
en
soi
sont
battues
en
brèche
pour
être
remplacées
par
des
vices
tels
que
le
mépris
d'autrui,
l'orgueil,
la
suspicion,
le
colportage,
la
jalousie,
la
médisance
calomnieuse,
l'intolérance,
etc...
Aujourd'hui,
sous
le
fléau
du
tribalisme
et
de
certains
vices
sociaux,
le
Cameroun
tout
entier
s'affole
de
voir
s'installer
l'anarchie,
la
diffamation,
la
corruption,
le
pillage,
la
violation
des
droits
de
l'homme
et
des
institutions
ainsi
que
la
dégradation
de
la
morale
et
de
la
religion.
Les
crimes
les
plus
odieux
ont
toujours
des
défenseurs
pour
trouver
des
excuses
à
leurs
auteurs.
En
conclusion,
le
tribalisme
a
entraîné
au
Cameroun
une
cohabitation
très
difficile
entre
les
fils
et
les
filles
d'Adam
et
Eve.
L'intégration
nationale
dont
on
parle
tant
n'est
qu'un
faux
discours
sans
conviction
et
sans
traduction
positive
sur
le
terrain. II.2.
-
Causes
et
conséquences
de
la
corruption
Les
causes
de
la
corruption
sont
nombreuses
:
l'ignorance,
la
pauvreté
généralisée
(morale
et
matérielle),
l'environnement,
etc...
La
misère
est
en
effet
l'un
des
pires
fléaux
de
la
société.
Elle
pousse
ses
victimes
à
toutes
sortes
de
méfaits
pour
pourvoir
aux
besoins
les
plus
élémentaires
de
la
vie,
c'est-à-dire
aux
moyens
de
subsistance
:
"les
ventres
affamés
qui
n'ont
point
d'oreilles"
poussent
les
hommes
à
commettre
toutes
espèces
de
crimes,
jugés
par
leurs
auteurs
comme
actes
légitimes
dans
leur
lutte
permanente
pour
la
survie.
Cela
confirme
la
devise
arabe
selon
laquelle
:
"la
misère
a
failli
engendrer
la
négation
de
Dieu"
la
crainte
de
ce
dernier,
et
toute
adoration
liée
à
cette
crainte.
Ainsi,
le
plus
grand
danger
qui
menace
une
société,
ébranle
ses
fondements
et
ronge
ses
piliers,
c'est
la
coexistence
combien
difficile
de
richards
qui
possèdent
des
fortunes
colossales
et
des
misérables
qui
n'ont
pas
de
quoi
se
nourrir.
Aussi,
les
milieux
misérables
sont-ils
la
proie
de
tous
les
vices.
D'où
l'intérêt
porté
par
l'Islam
aux
classes
démunies.
Il
recommande
qu'on
les
entretienne
et
promet
à
qui
les
aide
une
large
rétribution
dans
l'au-delà
(Sourate-2,
Verset-274).
Quelles
sont
les
conséquences
de
la
corruption
?
Fléau
tentaculaire
qui
n'épargne
aucun
secteur
de
la
vie
nationale
(éducation,
santé,
communication,
etc...),
la
corruption
a
fortement
gangrené
la
société
et
jeté
un
discrédit
sur
tout
le
pays.
Le
cas
de
l'éducation
est
flagrant
dans
la
mesure
où
cette
institution
qui
devrait
notamment
inculquer
le
goût
de
l'effort,
du
travail
bien
fait
et
promouvoir
le
culte
de
l'honneur
est
pour
ainsi
dire
devenue
un
moule
à
façonner
des
arrivistes
au
point
que
pour
de
nombreux
camerounais,
il
est
pratiquement
impossible
d'entrevoir
une
inscription,
un
succès
scolaire
ou
un
concours
sans
qu'il
ne
soit
question
de
dessous
de
table,
de
pots
de
vin,
de
corruption
ou
d'enveloppe.
Selon
l'Islam,
la
corruption
est
un
ensemble
de
vices
moraux
dont
les
manifestations
se
traduisent
sur
le
terrain
par
des
actes
répréhensibles.
C'est
à
juste
titre
qu'Allah
dit
:
"Quand
nous
voulons
anéantir
une
cité
nous
mettons
le
pouvoir
entre
les
mains
de
ses
riches.
C'est
alors
qu'ils
y
violent
morale
et
justice,
que
l'arrêt
du
destin
se
justifie
sur
elle
et
que
nous
la
détruisons
de
fond
en
comble
(5-17,
V-16).
En
effet,
quand
les
cités
se
corrompent
ou
ne
jugent
plus
les
gens
qu'à
la
quantité
de
leurs
richesses
quelle
que
soit
l'origine
de
ces
richesses,
la
manière
prime
tout
et
on
ne
tient
plus
aucun
compte
des
valeurs
morales,
piété,
honnêteté,
civisme,
vérité,
patriotisme,
pureté
des
moeurs.
Aussi,
donne-t-on
aux
nantis
les
rênes
du
pouvoir
et
c'est
à
partir
de
ce
moment
qu'ils
donnent
libre
cours
à
leur
cupidité
et
à
leurs
vices.
Nous
voyons
aujourd'hui
la
banque
présider
absolument
au
sort
de
notre
planète
et
c'est
ce
qui
explique
très
bien
notre
chute
vertigineuse
dans
les
gouffres
de
l'immoralité
et
de
l'injustice
avec
leur
cortège
de
drames
et
de
sang.
III
-
Position
de
l'Islam
par
rapport
au
tribalisme
et
à
la
corruption
L'Islam
est
contre
le
tribalisme
sous
toutes
ses
formes,
car
il
s'oppose
à
l'esprit
et
à
la
lettre
de
la
foi
et
la
foi
constitue
la
raison
première
de
l'existence
de
l'homme.
Plusieurs
versets
du
coran
et
paroles
de
Mohammad
rappellent
à
l'humanité
tout
entière
qu'elle
n'est
qu'une
seule
famille
issue
d'un
seul
père
et
d'une
seule
mère
aspirant
au
même
but
ultime.
C'est
ainsi
qu'Allah
dit
"O
humains
!
nous
vous
avons
créés
à
partir
d'un
mâle
et
d'une
femelle
et
nous
avons
fait
de
vous
des
peuples
et
des
tribus
afin
que
vous
vous
connaissiez
;
les
plus
nobles
d'entre
vous
pour
Dieu
sont
les
plus
pieux.
Dieu
est
parfaitement
sachant
et
bien
informé
(S-49,
V-13)"
Si
Dieu
nous
a
créés
de
race
et
de
couleurs
différentes,
ce
n'est
nullement
pour
nous
diviser.
Bien
au
contraire,
l'homme
penche
plus
vers
la
connaissance
d'un
autre
homme
étranger
à
lui
et
c'est
ce
sentiment
de
curiosité
qui
nous
attire
les
uns
vers
les
autres.
Ce
verset
rappelé
représente
la
grande
conquête
spirituelle
de
l'Islam
et
sa
plus
belle
innovation.
Aucun
homme
ne
peut
se
prévaloir
de
la
supériorité
de
sa
race
ou
de
sa
couleur,
mais
le
seul
critère
pour
dieu,
c'est
la
sincérité
de
notre
foi
et
le
degré
de
notre
piété.
Quelle
est
la
position
de
l'Islam
par
rapport
à
la
corruption
?
L'islam
et
contre
la
corruption,
c'est
ainsi
qu'Allah
dit
:
"et
ne
dévorez
pas
mutuellement
et
illicitement
vos
biens
et
ne
vous
en
servez
pas
pour
corrompre
des
jupes
pour
vous
permettre
de
dévorer
une
partie
des
biens
des
autres
en
pu
péché
alors
que
vous
savez
que
vous
êtes
dans
votre
tort
(S-2,
V-188).
Dans
ce
verset
-
188,
Dieu
nous
interdit
formellement
la
pratique
du
pot-de-vin
(bakchich).
Donc
l'Islam
n'est
nullement
responsable
de
cette
corruption
et
de
cette
vénalité
de
la
plupart
des
détenteurs
de
l'autorité
en
pays
musulmans.
Le
mot
jupe
englobe
évidemment
tous
les
responsables
car
ils
sont
tous
plus
ou
moins
des
juges
dans
leur
domaine.
Dieu
maudit
le
corrupteur
et
le
corrompu
et
est
considéré
comme
corrupteur
quiconque
fait
intermédiaire
à
moins
que
son
intercession
ne
soit
pour
le
bien.
Celui
qui
intercède
en
faveur
d'un
autre
et
accepte
un
cadeau
offert
par
ce
dernier,
commet
un
acte
d'usure,
une
corruption.
Ainsi,
le
combat
contre
la
corruption
devrait
être
une
préoccupation
collective.
L'une
des
raisons
fondamentales
de
cet
échec
est
que,
autant
tout
le
monde
condamne
la
corruption,
autant
chacun
est
prêt
à
s'en
servir
si
cette
pratique
peut
l'aider
à
se
tirer
d'affaire.
Quelles
solutions
préconise
l'Islam
pour
lutter
contre
le
tribalisme
et
la
corruption
?
IV
-
Solutions
préconisées
par
l'Islam
pour
lutter
contre
le
tribalisme
et
la
corruption
Il
n'existe
pas
de
remèdes
miracles
aux
nombreux
problèmes
engendrés
par
le
tribalisme
et
la
corruption.
Il
faut
procéder
à
une
profonde
reconversion
des
mentalités
et
revenir
à
l'école
de
nos
prophètes,
Coran
et
sunnah
du
prophète.
C'est
ainsi
qu'Allah
dit
:
"...en
vérité,
Allah
ne
modifie
point
l'état
d'un
peuple
tant
que
les
individus
qui
le
composent
ne
modifient
pas
ce
qui
est
en
eux-mêmes...
(S-13,
V-11).
Tant
qu'un
peuple
maintient
ses
vertus,
Dieu
le
maintient
en
heureuse
condition.
Plus
littéralement,
Dieu
ne
change
point
en
mal
le
sort
d'un
peuple
tant
que
ce
dernier
n'a
point
vicié,
corrompu
ou
perverti
son
âme.
C'est
ainsi
qu'Allah
dit
:
"vous
êtes
la
meilleurs
communauté
qu'on
ait
fait
surgir
pour
les
hommes,
vous
ordonnez
le
convenable,
interdisez
le
blâmable
et
croyez
en
Allah...
(S-3,
V-110).
Autrement
dit,
le
Musulman
doit
non
seulement
s'abstenir
de
faire
le
mal
mais
aussi
et
surtout
il
doit
faire
le
bien
dans
la
promotion
des
vertus
(piété,
honnêteté,
tolérance,
amour
de
son
prochain,
solidarité)
et
combattre
les
vices
(le
mépris
d'autrui,
le
mensonge,
la
jalousie,
le
vol
et
le
viol,
l'orgueil,
etc...).
Ainsi,
la
culture
des
valeurs
morales
devait
faciliter
la
promotion
des
vertus
cardinales
pour
lutter
contre
le
tribalisme,
car
une
vraie
communauté
islamique
doit
être
la
personnification
du
vertueux,
un
gardien
vigilant
et
l'ennemi
du
vice.
L'Islam
prescrit
plusieurs
moments
de
rencontres
qui
constituent
des
occasions
de
brasage
de
races
et
de
tribus
afin
de
lutter
contre
les
vices
décrits
précédemment.
On
peut
citer
entre
autres
:
-
les
cinq
prières
quotidiennes
-
les
prières
de
vendredi
(une
fois
par
semaine)
-
les
prières
de
fête
(Ramadan
et
sacrifice)
une
fois
par
an
-
la
pratique
du
jeûne
du
mois
de
ramadan
avec
tous
les
différents
rites
(prières
nocturnes,
solidarité,
zakat
al-fitir)
-
l'acquittement
de
la
Zakat
qui
constitue
un
élan
de
solidarité
à
l'adresse
des
plus
démunis,
pauvres,
indigents,
prisonniers,
voyageurs
n
détresse,
etc...
-
le
pèlerinage
(grand
et
petit
pèlerinage)
qui
est
un
moment
de
rencontre
des
hommes
de
tous
les
pays
-
les
différentes
cérémonies
religieuses
(circoncision,
naissance,
décès,
funérailles,
mariage,
etc...)
-
visites
et
assistances
aux
parents,
aux
voisins,
aux
malades,
etc...
En
conclusion,
si
toutes
ces
pratiques
vertueuses
étaient
mises
en
application,
le
tribalisme
n'aurait
pas
sa
place
dans
cette
vie.
Qu'en
est-il
de
la
corruption
?
Solutions
préconisées
par
l'Islam
pour
lutter
contre
la
corruption
Le
combat
contre
la
corruption
au
regard
de
la
législation
islamique
doit
passer
par
la
lutte
contre
la
pauvreté
car,
la
pauvreté
(comme
l'a
dit
le
prophète)
a
failli
être
une
mécréance.
La
pauvreté
est
la
mère
de
tous
les
maux,
parfois
même
de
tous
les
vices.
Elle
s'accompagne
constamment
de
tromperies,
de
vols,
de
crimes
et
de
corruption
dans
la
lutte
pour
la
survie.
Elle
est
à
l'origine
de
la
mendicité,
de
la
délinquance
et
de
plusieurs
formes
de
dégradation
morale
et
d'humiliation.
A
la
différence
des
anciennes
communautés
qui
prélevaient
obligatoirement
des
impôts
sur
les
revenus
des
pauvres
et
des
classes
moyennes
et
leur
imposaient
"taille
et
corvée"
dont
les
riches
et
les
féodaux
étaient
exempts,
l'Islam
a
procédé
inversement
:
c'est
aux
riches
qu'il
a
assigné
des
obligations
à
l'égard
des
pauvres,
notamment
sous
forme
d'aumône
légale
(Zakat)
et
d'oeuvres
charitables
(S-9,
V-60).
Il
s'agit
de
réduire
les
disparités
sociales,
répartir
équitablement
les
richesses
entre
tous
les
citoyens
et
pallier
à
toute
inflation.
Tout
consiste
à
enrichir
les
pauvres
sans
pour
autant
réduire
le
riche
à
la
misère.
Nous
sommes
convaincus
que
si
les
riches
les
appliquaient
réellement
à
l'égard
des
pauvres,
il
n'y
aurait
dans
nos
sociétés
ni
mendiants,
ni
misérables,
ni
victimes
d'une
privation
quelconque.
Conclusion
Il
ressort
de
cette
analyse
très
succincte
que
l'Islam
combat
tous
les
fléaux
en
général,
le
tribalisme
et
la
corruption
en
particulier
dans
la
mesure
où
ces
fléaux
portent
atteinte
à
la
foi
du
croyant,
à
sa
dignité
et
à
son
honneur.
Les
causes
de
ces
deux
fléaux
sont
nombreuses
et
varient
d'un
pays
à
un
autre,
mais
les
conséquences
sont
les
mêmes
:
dépravation
des
moeurs
sociales,
développement
de
la
misère
et
du
banditisme,
insécurité,
etc...
A
l'heure
où
on
parle
de
plus
en
plus
de
rigueur,
de
moralisation
et
même
de
bonne
gouvernance,
il
apparaît
très
urgent
que
les
Camerounais
par
un
élan
de
solidarité
engagent
tous
ensemble
le
combat
contre
le
tribalisme
et
la
corruption.
Autant
tout
le
monde
condamne
le
tribalisme
et
la
corruption,
autant
chacun
est
prêt
à
s'en
servir
si
ces
fléaux
peuvent
l'aider
à
se
tirer
d'affaire.
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