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VERS
UNE
TERRE
MEILLEURE
De
NTETMEN
MBETBO
Joachim,
Dschang.
Mon
fils,
je
connais
un
homme,
Un
homme
lésé,
rejeté
et
méprisé.
On
dit
de
lui
qu'il
est
méchant
et
sauvage
Seulement
parce
qu'il
est
d'une
autre
tribu
;
Une
tribu
que
l'on
dit
méchante
et
sauvage,
Seulement
parce
qu'elle
est
autre.
On
dit
de
lui
qu'il
est
dangereux
et
retardé,
Seulement
parce
qu'il
a
une
autre
culture
;
Une
culture
dite
dangereuse
et
retardée,
Seulement
parce
qu'elle
est
autre.
Sur
la
route,
mon
fils,
si
tu
rencontres
cet
homme,
Prends
le
risque
de
ne
pas
l'écarter
comme
les
autres
le
font;
Prête-lui
vite
une
ouïe
assez
fine
Qui
pourra
entendre
d'aussi
loin
ses
cris
et
ses
chants.
Pose
sur
lui
un
regard
assez
profond
Qui
pourra
aller
jusqu'au
fond
de
la
fosse
où
on
l'a
oublié.
Ouvre
lui
un
cœur
assez
large
Qui
pourra
s'étendre
au-delà
de
ces
superbes
murailles
Pour
l'y
chercher
et
l'aimer
tendrement.
Disposes
lui
un
esprit
assez
ouvert
Si
bien
que,
libre
de
tout
préjugé,
Tu
puisses
partager
avec
lui
ses
coutumes,
son
idéal
et
ses
joies.
Continues
cette
longue
et
dure
marche,
Et
tu
verras
au
bout
du
chemin
une
terre
meilleure
;
Une
terre
plus
unie
et
donc
plus
riche
et
plus
complète
;
Une
terre
où
ce
ne
sera
plus
un
crime
ni
un
mérite
D'être
ci
ou
ça,
d'ici
ou
d'ailleurs.
En
fait,
toutes
les
tribus
se
seront
rassemblées
en
une
seule
La
tribu
des
enfants
de
Dieu.
Toutes
les
langues
se
seront
accordées
pour
n'être
qu'un
seul
langage
:
Le
langage
de
l'amour.
Toutes
les
cultures
se
seront
mêlées
pour
ne
former
qu'une
seule
:
La
culture
du
bonheur
de
l'humanité.
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