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FLASH-BACK
:
SOUVENONS-NOUS...
Burundi
:
Août
1988
:
Des
combats
entre
rivaux
Hutus
et
Tutsis
font
plus
de
20'000
morts
et
des
dizaines
de
milliers
de
Hutus
fuient
vers
le
Rwanda.
Chaque
groupe
accuse
l'autre
d'avoir
commencé
les
hostilités.
Un
nouveau
gouvernement
est
formé
en
October
1988
où
pour
la
première
fois
une
majorité
des
cabinets
sont
tenus
par
des
Hutus.
Octobre
1993
:
Suite
à
l'assassina
du
président
Melchior
Ndadaye,
une
nouvelle
vague
de
violences
inter-ethniques
submerge
le
pays
tuant
des
milliers
de
personnes.
On
estime
le
nombre
de
victimes
tuées
avant
la
fin
1993
à
50'000.
Depuis
lors
des
centaines
de
milliers
de
civils
Hutus
ont
été
assassinés
par
les
forces
de
l'ordre.
La
violente
crise
inter-ethnique
perdure,
malgré
les
bons
offices
de
personnalités
tels
que
Julius
Nyerere
ou
Nelson
Mandela.
Rwanda
:
Avril
1994
:
Les
présidents
Juvenal
Habyarimana
du
Rwanda
et
Cyprian
Ntayamira
du
Burundi
meurent
dans
le
crash
d'un
avion
abattu
à
leur
retour
de
Tanzanie
vers
Kigali.
Au
Rwanda
il
s'en
suit
une
guerre
tribale
entre
Hutus
et
Tutsis
qui
en
un
mois
tue
plus
de
200'000
personnes.
Aucune
agence
étrangère,
ni
de
l'ONU
ni
africaine,
ne
se
montrera
prête
à
intervenir.
Entre
avril
et
juillet
1994
le
"
génocide
"
fera
ainsi
entre
500'000
et
800'000
victimes
parmi
les
Tutsis
et
les
opposants
Hutus.
République
Démocratique
du
Congo
:
Septembre
1996
:
Des
camps
de
réfugiés
abritant
des
membres
de
l'ethnie
hutu,
la
plupart
Rwandais,
d'autres
originaires
du
Burundi,
sont
attaqués
par
une
coalition
opposée
au
régime
Mobutu.
Des
dizaines
de
milliers
de
réfugiés
et
de
congolais
non-armés
sont
massacrés
durant
une
guerre
qui
durera
sept
mois.
Août
1998
:
Depuis
la
prise
de
pouvoir
par
Laurent
Désiré
Kabila
en
mai
1997,
la
coalition
s'est
divisée
selon
des
lignes
ethniques
jusqu'à
ce
que
finalement
le
gouvernement
en
appelle
"
à
prendre
les
armes
-
y
compris
les
armes
traditionnelles
telles
que
les
arcs
et
flèches
-
pour
écraser
l'ennemi
et
ne
pas
devenir
les
esclaves
des
Tutsis
"
Cameroun
:
Février
1987
:
L'installation
de
Mgr
Gabriel
Simo
comme
évêque
auxiliaire
de
Douala
soulève
des
levées
de
boucliers
chez
des
prêtres
autochtones
qui
tournent
au
délire
xénophobe
contre
toute
l'ethnie
bamiléké.
Dans
un
mémorandum,
ils
dénoncent
"
la
bamilékisation
de
la
hiérarchie
de
l'église
du
Cameroun
".
Janvier
1992
:
Lors
de
la
distribution
de
cartes
d'électeurs
à
Kousseri
(Extrême-Nord),
un
Kotoko
est
soupçonné
de
vouloir
s'en
accaparer
sans
être
Camerounais
(les
Kotokos
étant
catalogués
proches
de
l'UNDP,
alors
que
les
Arabes
Choas
soutiendraient
le
RDPC
au
pouvoir).
Un
coup
de
feu,
probablement
d'un
Arabe
Choas,
embrase
la
région
où
les
protagonistes
sont
pris
de
barbaries
d'une
rare
bestialité.
Les
bilans
les
moins
alarmistes
parlent
de
400
morts.
Octobre
1992
:
Alors
que
la
rumeur
donne
déjà
le
leader
de
l'opposition
John
Fru
Ndi
vainqueur
des
élections
présidentielles,
les
Bamilékés,
suspectés
d'avoir
eu
le
culot
de
voter
pour
lui,
sont
pourchassés
dans
le
Sud,
tout
particulièrement
à
Ebolowa
et
à
Sangmelima.
Leurs
biens
sont
confisqués
ou
détruits.
Ce
n'est
qu'après
la
proclamation
officielle
des
résultats
qui
confirmaient
Paul
Biya
vainqueur
que
la
tension
baisse.
Janvier
1996
:
Dans
un
article
qui
stipule
que
"l'Etat
assure
la
protection
des
minorités
et
préserve
les
droits
des
populations
autochtones
conformément
à
la
loi
",
la
nouvelle
constitution
consacre,
à
travers
les
concepts
d'autochtones
et
d'allogènes,
un
traitement
inégal
des
citoyens
camerounais.
Un
mois
plus
tard
les
chefs
sawas
défilent
à
Douala
brandissant
des
pancartes
de
revendications
autochtones.
Peu
après
on
assiste
à
des
manifestations
de
colère
des
Etoudis
à
Yaoundé
contre
les
Andzés
supposés
allogènes.
Juillet
1999
:
La
nomination
de
Mgr
André
Wouking,
un
Bamiléké,
comme
Archevêque
de
Yaoundé
est
l'occasion
d'une
résurgence
de
pulsions
xénophobes.
Le
jour
de
l'intronisation,
des
Bétis
érigent
des
barricades
sur
la
route
Bafoussam-Yaoundé
,
avec
l'intention
d'empêcher
les
Bamilékés
d'entrer
dans
la
capitale.
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