Malgré les efforts certains de ces centres sociaux, leurs actions ne sont pas assez visibles. La tâche se complique davantage dans une ville comme Douala. La demande en services sociaux de base par les populations vivant en dessous du seuil de pauvreté ne fait que s’accroître et il est impératif que les structures du Minas basées sur le terrain réagissent avec efficacité.
Telle est la toile de fond du séminaire ouvert hier à Douala par le ministre des Affaires sociales. Catherine Bakang Mbock se trouve dans la capitale économique pour un séjour qui devrait durer trois jours et au cours duquel elle visitera les centres sociaux décidément au centre de son deuxième déplacement ici en six mois. Le président de la République, rappelle le ministre, " accorde une place de choix à l’amélioration des services publics en général et des services sociaux en particulier ". Dans cette optique, le Minas, pour sa part, a obtenu, pour le compte de l’année budgétaire en cours, une dotation de fonds de l’initiative Ppte (Pays pauvre très endetté) pour un appui à 30 centres sociaux. Le projet pilote relatif à cette dotation est intitulé " Effectivité et efficience des centres sociaux de base en faveur des communautés camerounaises vivant en deçà du seuil de pauvreté ".
L’objectif est clairement indiqué : " restaurer l’efficacité des services sociaux de base du ministère des Affaires sociaux ". Et le projet vise " à redéfinir les missions et l’offre de service du centre social, clarifier les missions des travailleurs sociaux, identifier de manière participative les attentes de nos populations cibles, développer un partenariat avec d’autres structures de prestations sociales ". En dehors de Douala, Kribi, Garoua et Bamenda accueilleront d’autres séminaires qui marqueront le début formel du projet et permettront une meilleure gestion des premiers centres sociaux élus au financement Ppte. Les centres sociaux doivent devenir la première unité de lutte contre la pauvreté, un défi qui passe par des activités de proximité, l’efficacité et la visibilité. A ce propos, les responsables de ces centres ont reçu leur " feuille de route " dans laquelle sont consignées leurs obligations